Première polémique pour le nouveau gouvernement autour des propos de Jambon

13/10/14 à 19:47 - Mise à jour à 19:50

Source: Belga

Quelques déclarations ont émaillé ces deux derniers jours mais les plus remarquées ont été celles du vice-premier ministre N-VA, Jan Jambon, à propos de la collaboration pendant la IIe Guerre mondiale.

Première polémique pour le nouveau gouvernement autour des propos de Jambon

Jan Jambon (N-VA). © Belga

Le ministre nationaliste est revenu dans un entretien accordé à La Libre Belgique et à la Dernière Heure sur sa participation à une réunion de nostalgiques du Front de l'est il y a plus de dix ans. Il n'était pas encore député et cherchait à mobiliser les milieux nationalistes flamands contre les accords du Lambermont du gouvernement Verhosfstadt. Il parle de "fait divers" et qualifie la collaboration avec l'occupant allemand d'"erreur" mais juge toutefois qu'il faut prendre les choses avec du recul. "C'est plus facile à dire après. Les gens qui ont collaboré avec les Allemands avaient leurs raisons. Moi, je ne vivais pas à cette époque-là", a-t-il commenté.

Les propos ont suscité l'indignation de l'opposition francophone. En marge d'une conférence de presse, le président du cdH, Benoît Lutgen, a appelé le premier ministre Charles Michel à condamner ces déclarations. "Il n'y a eu aucune bonne raison de collaborer avec l'occupant allemand", a-t-il fait remarquer. Le PS et Ecolo lui ont emboîté le pas.

Le sujet a été largement relayé sur les médias sociaux et a même figuré sur les sites internet de journaux français.

Le premier ministre ne s'est pas exprimé sur le sujet. Il a indiqué qu'il avait eu un contact téléphonique avec l'intéressé.

Vers 17h, Jan Jambon, a envoyé un communiqué dans lequel il a exprimé son point de vue."La collaboration a été une erreur. J'ai toujours été clair à ce sujet. A aucun moment je n'ai soutenu la collaboration de quelque manière que ce soit. On ne peut pas justifier la collaboration. Ce fut une erreur historique avec de lourdes conséquences", a-t-il déclaré.

Le vice-premier ministre a également exprimé ses regrets si des personnes ont pu être blessées par une "mauvaise compréhension" de ses propos et il a condamné l'"exploitation malhonnête" qu'en font certains, selon lui.

Ce n'est pas la première fois que le "Sint-Maartensfonds", une ancienne association de nostalgiques du front de l'est, fait parler de lui. En 2001, Johan Sauwens (Volksunie), avait également participé à l'une de ces réunions alors qu'il était ministre du gouvernement flamand. La pression médiatique et politique l'avait alors contraint à démissionner.

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