Pragmatiques, les entrepreneurs flamands mitigés sur la scission de BHV

16/04/10 à 14:17 - Mise à jour à 14:17

Source: Le Vif

Un sondage réalisé par le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) révèle que 60% des entrepreneurs flamands trouvent la scission de l'arrondissement "logique". Les 40% restant estiment que les politiciens devraient privilégier d'autres dossiers.

Pragmatiques, les entrepreneurs flamands mitigés sur la scission de BHV

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Le monde économique flamand n'est pas nécessairement le plus attaché à une partition de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde. Si 60% des entrepreneurs pensent que cette mesure répond à "la logique même", 40% affirment que "les politiciens feraient mieux de s'occuper d'autres choses plus importantes". Ces chiffres proviennent d'une enquête réalisée par le SNI auprès de 324 entrepreneurs flamands.

Les divisions ne s'arrêtent pas seulement sur le problème de BHV. Les interprétations diffèrent également sur des questions relatives à leur relation avec les clients francophones. Ainsi, 58% des entrepreneurs ont observé une augmentation de leur nombre. Cela peut s'expliquer par l'implantation croissante des francophones en périphérie bruxelloise, récemment attestée par les chiffres de la natalité.

Sur cent entrepreneurs, quarante-neuf estiment que leurs clients font l'effort de parler en néerlandais. En revanche, ils estiment que 51% des francophones souhaiteraient un service en français. Un souci balayé d'une main par les industriels dont 89% affirment communiquer en français avec leurs clients : rationalité économique oblige.

Le sondage révèle une dernière ambivalence dans le comportement des entrepreneurs flamands. Les administrations communales de l'arrondissement exigent des entreprises et des commerces l'affichage de leur enseigne en néerlandais. 52% des sondés voient dans cette directive une "ingérence désagréable", contre 48%, plutôt favorables à des mesures qui "préservent le caractère néerlandophone de la région".

A l'heure où les incertitudes se confirment suite au faible engouement suscité par les premières propositions du médiateur Jean-Luc Dehaene, - à propos de la scission de BHV souhaitée par la majorité des partis politiques flamands - les entrepreneurs flamands de la périphérie sont loin d'être unis sur cette question.

Levif.be avec Belga

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