Peeters suppose que le Premier ministre suit "de très près" les déclarations de Francken

06/06/18 à 10:12 - Mise à jour à 10:12

Source: Belga

Le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters "part du principe" que le Premier ministre suit "de très près" les déclarations du secrétaire d'État Francken (N-VA) sur le modèle d'asile européen. D'après le chrétien démocrate flamand, M. Michel "prendra des mesures si cela devait s'avérer nécessaire", a-t-il indiqué mercredi sur les ondes de Radio 1.

Peeters suppose que le Premier ministre suit "de très près" les déclarations de Francken

Kris Peeters, vice-premier ministre CD&V. © BELGA

M. Peeters a par ailleurs précisé que les propos du nationaliste flamand lors de la rencontre européenne "n'avait pas fait l'objet d'une concertation préalable au gouvernement".

A son arrivée mardi au Conseil des Affaires intérieures, Theo Francken avait affirmé qu'il plaiderait auprès de ses homologues pour la méthode adoptée par l'Australie en matière de migration. Une approche partisane d'une immigration choisie et ciblée, rejetant de manière radicale toute migration illégale.

Le secrétaire d'Etat avait également insisté pour que l'Europe puisse à nouveau réaliser des refoulements (push-backs) de bateaux de migrants. Lors d'une interview, il avait d'ailleurs déclaré qu'il faudrait pour ce faire contourner l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), avant de nuancer ses propos quelques heures plus tard, affirmant ne pas vouloir contourner l'article 3, "mais bien l'interprétation large qu'en a donnée la Cour européenne des droits de l'homme".

Ces déclarations, qui ont fait bondir les partis d'opposition, n'ont vraisemblablement pas été fort appréciées au CD&V. Kris Peeters souligne que "le plus important" est que le commissaire européen, Dimitris Avramopoulos, se soit montré "très clair" en s'exprimant contre les options avancées par M. Francken après la réunion.

"Nous ne suivrons jamais le modèle australien en Europe. Nous menons toutes nos politiques dans le plein respect des droits humains et du droit international, donc pas de push-backs", avait-il lancé à l'issue du Conseil, offrant de la sorte un premier recadrage européen au bouillonnant Theo Francken.

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