"On est en train de planifier le massacre des étudiants en médecine wallons"

12/08/16 à 18:03 - Mise à jour à 18:03

Source: Belga

La décision du Conseil d'État de suspendre le classement du concours de médecine organisé par l'université de Liège en fin de 1ère médecine a pour effet d'autoriser tout étudiant ayant réussi les 45 crédits nécessaires à passer en 2e année de bachelier, estime l'Unécof, l'Union des étudiants de la communauté française.

"On est en train de planifier le massacre des étudiants en médecine wallons"

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La haute juridiction "a invalidé le concours", ce qui a pour conséquence d'annuler l'accord politique conclu entre Maggie De Block, ministre de la Santé et Jean-Claude Marcourt, ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles de l'Enseignement supérieur sur les numéros Inami. Les étudiants retombent ainsi dans le doute, déplore l'Union.

"On est en train de planifier le massacre des étudiants en médecine wallons", dénonce le CIUM, Comité interuniversitaire des étudiants en médecine.

Ce qui inquiète les étudiants est que la décision judiciaire rendue vendredi a un impact sur l'accord politique conclu entre Maggie De Block et Jean-Claude Marcourt. La première acceptait en effet de libérer des numéros Inami à condition qu'un filtre soit instauré. Comme ce dernier a été invalidé, la ministre a indiqué que "le niveau fédéral ne peut pas étendre le système de lissage et donc élaborer une solution pour tous les étudiants en formation". En d'autres mots, l'accord politique ne tient plus et les étudiants en cours de cursus n'ont aucune certitude d'obtenir un numéro Inami, indispensable pour exercer, à la fin de leurs études.

L'Unécof, le CIUM, la Fédé (conseil étudiant de l'ULg) et le GBO (Groupement belge des omnipraticiens) en appellent désormais à la responsabilité de Maggie De Block pour qu'elle "agisse enfin et adapte les quotas de numéros Inami disponibles et ce, avant le début de la prochaine année académique". Ils réclament également que Jean-Claude Marcourt "permette que cet arrêt (du Conseil d'État) soit applicable à tous les étudiants dès la rentrée".

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