Marche sur Anvers : la réponse de Bruno De Wever à Paul Magnette

15/11/12 à 11:50 - Mise à jour à 11:50

Source: Le Vif

La marche triomphale de Bart De Wever sur l'Hôtel de Ville d'Anvers, au soir des communales, en a glacé beaucoup. Dont Paul Magnette (PS), le ministre- politologue renvoyant (sur son blog) Bart De Wever au nationalisme fascisant de l'entre-deux guerres. "Ridicule", réplique Bruno De Wever, historien et frère du leader de la N-VA.

Marche sur Anvers : la réponse de Bruno De Wever à Paul Magnette

© Image Globe

L'image a jeté un froid. Détermination dans la démarche, froideur dans le regard, agressivité dans le ton. Dimanche 14 octobre : Bart De Wever prend symboliquement possession par un cortège triomphal de l'Hôtel de ville d'Anvers. "La ville est à tout le monde, mais ce soir, elle est surtout à nous !", clame le vainqueur du scrutin en cachant bien sa joie. De le découvrir à la télé d'humeur aussi hargneuse, en glace plus d'un. Ceux-là se repassent en boucle des images fascisantes de sinistre mémoire. De Wever tomberait donc le masque. C'est mal connaître le personnage. Qui s'est vite repris. "Je bats ma coulpe. Nous étions tous pris dans le vertige de la campagne, qui était très puissant." Trop tard, le mal est fait. Paul Magnette entretient le doute. Le ministre socialiste, aussi politologue, parle sur son blog de métamorphose de très mauvais goût : "Le spectacle de la 'marche sur Anvers' a glacé les esprits. Même ceux qui, comme moi, répètent depuis des années que la N-VA n'est pas un parti d'extrême-droite, qu'il faut éviter les amalgames avec le Vlaams Belang et les comparaisons avec les années sombres de l'entre-deux-guerres, ont été saisis d'effroi." La porte reste habilement ouverte : "L'histoire dira si cet effroi fut la sensation d'un soir, ou s'il marqua un tournant majeur."

Réplique de Bruno De Wever, historien et frère du leader de la N-VA : "Ridicule. Les manifestations de masse en uniforme, avec marches et drapeaux, faisaient partie de la culture des années 1930. Les fascistes n'en avaient pas le monopole : l'action catholique et les formations de gauche y recouraient aussi."

Le Vif.be

Retour sur ces années 1930, que certains tentent de coller à la peau de la N-VA, dans Le Vif/L'Express de ce jeudi. Dans l'album de famille des nationalistes flamands domine alors le VNV, le Vlaams Nationaal Verbond, et son "leider" Staf De Clercq. VNV - N-VA : même combat ?

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