Les principales mesures pour lutter contre l'échec scolaire

11/04/14 à 17:03 - Mise à jour à 17:03

Source: Le Vif

Le décret voté ce jeudi vise à personnaliser le parcours des élèves pour lutter contre l'échec scolaire. En voici les principales mesures.

Les principales mesures pour lutter contre l'échec scolaire

© Thinkstock

Durant sa dernière séance, ce jeudi, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a voté la réforme du premier degré de l'enseignement secondaire. Mise en place dès septembre, les écoles qui le souhaitent pourront tout de même l'appliquer progressivement d'ici 2016.

Concrètement, les classes de "1ere S", là où se retrouvent les élèves qui ratent leur première, seront supprimées progressivement. Des classes de redoublement seront cependant créées pour la deuxième année secondaire.

Pour éviter d'accumuler du retard, l'élève pourra demander un parcours adapté à ses besoins et à ses difficultés, il s'agit du plan individuel d'apprentissage (PIA). Son horaire pourra également être adapté en fonction de ses cours de remédiation.

Les cours à options seront maintenant au nombre de sept : français, langue moderne, mathématiques, sciences humaines, arts, techniques, sport. Ce changement est censé permettre à l'élève de tester ces options pour choisir entre l'enseignement général, technique ou professionnel par la suite.

Chaque école devra rédiger un Plan d'actions collectives (PAC) indiquant les spécificités de l'établissement (état des lieux, difficultés...), et présenter la stratégie qu'elle met en place pour réduire l'échec. Une Commission de pilotage va analyser les résultats des écoles et mettre en avant les bons exemples tout en proposant des solutions aux établissements en difficulté.

D'accord sur le fond, certains députés, surtout MR et Ecolo, ont exprimé leurs réserves sur les moyens dont disposent les écoles pour appliquer le décret. "Nous souhaitons que les acteurs soient véritablement épaulés pour que ces plans (PAC et PIA) deviennent de véritables outils et non de simples formalités administratives complémentaires", a déclaré la députée Ecolo Barbara Trachte.

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