Les policiers en ont marre et menacent de partir en grève

03/03/16 à 10:25 - Mise à jour à 10:24

Source: Belga

Les syndicats policiers menacent de déposer un préavis de grève si les engagements du 19 février ne sont pas respectés. Des promesses d'incorporation de personnel supplémentaire en mars et décembre avaient notamment été faites aux syndicats.

Les policiers en ont marre et menacent de partir en grève

Le plan Medusa qui prévoit des contrôles à la frontière franco-belge. © BELGA

"L'ensemble des membres du cadre opérationnel de la police intégrée sera concerné par ce préavis de grève", a d'ores et déjà averti Stéphane Deldicque, de la CSC-Services Publics. Le front commun syndical a deux griefs principaux : "premièrement, le manque de dialogue et de concertation sociale. Deuxièmement, l'absence d'analyse des risques, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de sécurité suffisante pour les policiers sur le terrain", indique Stéphane Deldicque à l'agence Belga.

Le plan Canal prévoit la réaffectation de certains membres de la police dans sept communes bruxelloises et à Vilvorde dans le cadre du plan d'action contre la "radicalisation, l'extrémisme violent et le terrorisme dans la zone du canal".

A ce plan s'est ensuite greffé le plan Medusa, qui prévoit le détachement de personnel policier à la côte depuis la mise en place de contrôles à la frontière franco-belge.

"De nombreuses zones de police font la grimace car ces détachements ont un impact sur leur budget", précise la CSC-Services Publics qui, ensemble avec les autres syndicats policiers, introduira par lettre recommandée un préavis de grève pour fin mars-début avril.

Les contrôles aux frontières prolongés de vingt jours

Parallèlement à cela, le gouvernement fédéral a fait savoir à la Commission européenne qu'il veut prolonger de vingt jours les contrôles frontaliers à la Côte. Une information confirmée par le cabinet du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA).

A l'origine, les contrôles étaient ciblés sur la frontière avec la France pour une période d'un mois, explique le cabinet Jambon. La Commission européenne a cependant estimé que ce n'était pas l'article 24, mais l'article 25 qui s'appliquait, ce qui ne rendait possible les contrôles que pour dix jours à la base.

La prolongation sollicitée, de deux fois dix jours, doit porter la période de contrôles à un mois. Si nécessaire, cette période pourra ensuite être portée à deux mois. S'il s'avérait que ce n'est toujours pas assez, d'autres options sont sur la table, assure le cabinet Jambon, qui souhaite cependant attendre de voir si ce sera nécessaire.

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