Les partenaires du CD&V critiquent l'attitude du vice-premier ministre Kris Peeters

11/10/16 à 08:12 - Mise à jour à 08:12

Source: Belga

L'Open Vld et la N-VA ne rient visiblement pas de la façon de négocier du vice-premier CD&V Kris Peeters. Celui-ci a quitté la table des négociations lundi soir, sans y revenir. "On négocie à table, pas en se cachant dans son cabinet", a réagi Alexander De Croo (Open Vld) à la VRT. "C'est une situation très bizarre", estime Jan Jambon (N-VA).

Les partenaires du CD&V critiquent l'attitude du vice-premier ministre Kris Peeters

Kris Peeters quitte les négociations sur le budget, le lundi 10 octobre 2016 © Belga Image

Kris Peeters a quitté la table des négociations lundi soir. Les négociations bloquaient en raison de la taxe sur les plus-values sur action. Le CD&V veut absolument mettre en oeuvre cette mesure et en fait une condition à un impôt des sociétés réduit, une exigence de la N-VA.

Vers minuit, il est apparu que Kris Peeters ne reviendrait pas à la table des négociations. Kris Peeters a encore envoyé une proposition à ses collègues, dont il voulait débattre avec eux mardi à 09h00. Mais le Premier ministre Charles Michel et les partenaires de coalition - la N-VA, l'Open Vld et le MR - n'ont pas accepté l'ultimatum. Le discours de rentrée du Premier ministre a donc été reporté.

"Nous avons attendu qu'il revienne. C'est une situation très bizarre", a indiqué le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon. "Nous avons régulièrement eu des contacts. Il a à chaque fois annoncé son retour, mais cela n'est pas arrivé." "Nous avons perdu énormément de temps, c'est dommage", a pour sa part commenté Alexander De Croo à la VRT. "Une négociation, ça se mène à table, pas en se cachant dans son cabinet et en envoyant des textes et un SMS disant qu'on ne revient pas. Ce n'est pas mon style. Si j'ai quelque chose à dire, je vais voir mes collègues et je leur explique."

Alexander De Croo assure être prêt à parler des propositions du CD&V, mais pas de cette manière. "Nous voulons discuter, mais on ne fait pas ça en s'enfuyant, en se cachant et en lançant un ultimatum. Nous sommes dans le même gouvernement, on explique les problèmes à table."

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