Les bons comptes de Modrikamen pour obtenir des subventions européennes

16/10/16 à 12:30 - Mise à jour à 12:57

Source: Le Vif/l'express

Le Parti populaire profite, politiquement et économiquement, de son alliance avec d'autres partis de la droite eurosceptique dans l'Alliance pour la démocratie directe en Europe. En approchant dangereusement les limites de la légalité.

Un parti politique est affaire d'idéaux, de convictions et de combats. Mais c'est aussi un idéal d'affaires, une entreprise qui doit trouver un capital qui n'est pas qu'électoral, et qui doit le faire fructifier. Un avocat d'affaires qui préside un parti le sait mieux que quiconque. De fait, Mischaël Modrikamen a composé, autour et à partir de son Parti populaire (PP), un ingénieux mécanisme politique. Et économique. Un des carburants de sa machine, eurosceptique depuis quelques années déjà, est d'une essence européenne. L'Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE) et l'Institut pour la démocratie directe en Europe (IDDE), deux asbl de droit belge, sont des catalyseurs de subventions européennes, et une société coopérative à responsabilité limitée, le Freedom Media Group, en est le réservoir belge. D'autres formations de la droite eurosceptique, parmi lesquelles l'Ukip du bouillant britannique Nigel Farage, Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, les Démocrates suédois, ainsi que des Tchèques, des Lituaniens, des Polonais, et même une eurodéputée de l'Alternative pour l'Allemagne, en profitent également. Mais c'est le petit Parti populaire qui est au volant.
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