Les Belges devraient dépenser 503 euros pour les fêtes de fin d'année

07/11/13 à 15:02 - Mise à jour à 15:02

Source: Le Vif

Les consommateurs belges prévoient de dépenser en moyenne 503 euros pour les fêtes de fin d'année, ce qui représente une timide augmentation par rapport à 2012.

Les Belges devraient dépenser  503 euros pour les fêtes de fin d'année

© Thinkstock

Plus généralement, les ménages belges se montrent prudents, donnent la priorité aux besoins primaires et entendent partir à la recherche de "cadeaux utiles et abordables", ressort-il de l'enquête annuelle de Noël réalisée par Deloitte.

Dans un contexte toujours marqué par la crise de la dette et les mesures d'austérité en Europe, la confiance des consommateurs continue à souffrir, même si "une lumière semble cependant percer au bout du tunnel", constate Deloitte. Comme en 2012, les consommateurs européens qui pensent que leur pouvoir d'achat diminue sont plus nombreux que ceux qui constatent une augmentation de celui-ci. Ces consommateurs se situent principalement dans les pays du sud de l'Europe, les plus touchés par la crise.

En Belgique, la situation semble s'améliorer. Seuls 13% des consommateurs pensent que leur pouvoir d'achat a baissé en 2013, contre 30% qui l'estiment plutôt en hausse. Les ménages prévoient de dépenser en moyenne 503 euros pour les fêtes de fin d'année, soit une augmentation de 0,6% par rapport à 2012.

Les consommateurs européens envisagent quant à eux d'affecter en moyenne un budget de 450 euros aux fêtes de fin d'année, soit 0,7% de plus que l'an dernier. Cette première hausse depuis 2008 transparaît principalement dans des pays d'Europe du Nord, comme l'Allemagne (+6,7%) et la Suisse (+3%). A l'inverse, ce budget sera probablement en baisse en Grèce (-12,8%).

Les dépenses les plus importantes concernent les besoins primaires, au détriment des dépenses superflues. Par rapport à l'an passé, les consommateurs européens indiquent dépenser moins en loisirs et en divertissements (40% des répondants), en vacances et dépenses occasionnelles (38%) et en vêtements (36%).

L'enquête de Deloitte révèle également que les consommateurs ont modifié leur comportement d'achat depuis la crise: les achats impulsifs sont proscrits et le prix est devenu un facteur non négligeable. Les Européens continuent de prendre du temps pour trouver la meilleure offre. "Alors que la moitié des Européens déclarent encore effectuer leurs achats entre le 1er et le 24 décembre, les résultats collectés depuis 2010 montrent que les consommateurs ont tendance à s'y prendre de plus en plus à l'avance, au détriment de la semaine précédant Noël. En outre, plus de 80% des Européens rechercheront les bonnes affaires (comme en 2012, les réductions immédiates séduisent une majorité de répondants, au détriment d'autres options)", constate l'enquête.

Enfin, plus de 70% des Européens auront recours à internet pour effectuer des recherches et 34% achèteront des cadeaux en ligne. Le Belge se situe largement en-dessous de cette moyenne puisque seuls 17% des consommateurs belges achètent leurs cadeaux en ligne. Les Allemands, qui achètent presque la moitié de leurs cadeaux en ligne, sont les champions en la matière.

Pour son enquête, Deloitte a notamment interrogé 1.069 personnes en Belgique.

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