Le SETCa dénonce l'analyse de Comeos sur le secteur du commerce

25/03/15 à 20:55 - Mise à jour à 20:55

Source: Belga

L'attitude de Comeos concernant la situation dans le commerce est hypocrite et décontextualisée, a réagi mercredi dans un communiqué le SETCa, appelant à s'attaquer aux vrais problèmes.

Le SETCa dénonce l'analyse de Comeos sur le secteur du commerce

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Plus tôt dans la journée, la fédération du commerce avait qualifié 2014 d'année noire pour le secteur, appelant notamment le gouvernement à solutionner des problèmes structurels, comme le manque de flexibilité et les coûts salariaux élevés.

Le SETCa dit ne pas fermer les yeux sur les nombreuses restructurations et fermetures de magasins observées l'an dernier. "Sans vouloir sous-estimer le nombre de licenciements, les restructurations ne sont pas nouvelles", nuance le syndicat. "En 2010, l'ampleur des restructurations annoncées était du même niveau, voire plus élevée", relève-t-il.

Alors que Comeos dénonce la crise traversée par le secteur, le syndicat socialiste estime que la fédération du commerce "freine la concertation sociale et refuse de discuter de toute une série de points qui pourraient faire avancer les choses", citant l'e-commerce, l'harmonisation des commissions paritaires dans le commerce ou encore la sécurité des travailleurs sur le lieu de travail. "Ce n'est pas en demandant encore plus de flexibilité ou en tranchant encore à la baisse dans les salaires des travailleurs du commerce que le secteur va retrouver son souffle", souligne le syndicat.

Les vraies raisons qui sont liées à la crise que connaît le secteur sont nombreuses et dépassent largement les pistes lancées par Comeos, selon le SETCa. Ce dernier dénonce l'attitude des groupes financiers gérant certaines chaînes qui ne "sont pas là pour faire du commerce au sens premier du terme mais bien du business".

L'organisation syndicale attire également l'attention sur le fait que Comeos est favorable au saut d'index décidé par le gouvernement, oubliant ainsi "que c'est autant de pouvoir d'achat en moins et donc autant d'argent qui ne sera pas dépensé dans les magasins".

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