Le premier ministre a la "confiance totale" de Vanackere

08/01/13 à 09:49 - Mise à jour à 09:49

Source: Le Vif

Le vice-premier ministre CD&V, Steven Vanackere, a affiché mardi son soutien au premier ministre, Elio Di Rupo, après la polémique née des propos de ce dernier sur la N-VA. Le chrétien-démocrate estime toutefois qu'il serait plus opportun de se concentrer sur les résultats obtenus par le gouvernement.

Le premier ministre a la "confiance totale" de Vanackere

© Belga

"Elio Di Rupo a ma confiance totale. Chaque premier ministre s'exprime comme il l'entend", a souligné M. Vanackere sur les ondes de La Première. Le vice-premier ministre a rappelé le choix séparatiste de la N-VA. A ses yeux, M. Di Rupo ne pourrait donc s'exprimer différemment et juger que le parti nationaliste flamand ne pose aucun problème."Dire le contraire de ce qu'il a dit serait bizarre", a-t-il ajouté.

Selon lui, il importe néanmoins de "réfléchir à l'efficacité de ces propos". "Parlons de nos propres résultats", a demandé M. Vanackere qui a mis en avant le travail "remarquable" du gouvernement fédéral en 13 mois: BHV, réforme des pensions et du marché du travail, baisse des taux d'intérêt, etc. Lundi, le président du CD&V, Wouter Beke, s'était montré plus critique à l'égard du premier ministre. "J'attends d'un premier ministre qu'il défende surtout et avant tout le travail de son gouvernement et qu'il s'abstienne de lancer des attaques contre les autres", avait-il déclaré.

Dans les rangs socialistes francophones, le ministre-président Rudy Demotte s'est étonné des réactions suscitées par les déclarations du premier ministre en rappelant lui aussi les visées séparatistes de la N-VA. "Si un premier ministre qui tient à l'Etat dans sa structure actuelle ne peut plus dire que ce type d'idée est dangereux pour la Belgique, alors je ne comprends plus rien à la politique", a-t-il déclaré sur les ondes de Bel-RTL.

Dimanche, dans une interview accordée à la presse flamande, M. Di Rupo a qualifié la N-VA de "très dangereuse", en pointant du doigt sa volonté d'une Flandre indépendante. Une sortie jugée contre-productive par plusieurs partis flamands.

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