Le plan de Jan Jambon pour "faire le ménage" à Molenbeek

28/11/15 à 16:11 - Mise à jour à 21:13

Source: Belga

Le gouvernement fédéral s'apprête à envoyer des fonctionnaires de l'Intérieur à Molenbeek pour aider la commune à contrôler les adresses, a annoncé samedi à la RTBF le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, en marge d'un colloque de la N-VA au parlement flamand.

Le plan de Jan Jambon pour "faire le ménage" à Molenbeek

Charles Michel et Jan Jambon © BELGA

Le nombre d'agents envoyés et la date du début de leur intervention doivent encore être fixé avec la bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans (MR), a indiqué à Belga le cabinet du vice-Premier ministre N-VA.

Il s'agit d'un "élément urgent d'un plan global", a précisé M. Jambon, pour cette commune bruxelloise qui a abrité plusieurs auteurs ou suspects des attentats du vendredi 13 novembre dernier à Paris. Deux jours après ces attentats, le gouvernement fédéral avait annoncé l'élaboration prochaine d'un plan d'approche visant notamment Molenbeek.

Quelques jours plus tard, M. Jambon, entre-temps désigné par le gouvernement Michel coordinateur pour la situation à Molenbeek, annonçait sa volonté que chaque adresse de la commune soit contrôlée par la police locale, ajoutant vouloir "faire le ménage".

Il évoquait toutefois aussi la nécessité de prendre des mesures en matière d'éducation, d'aménagement du territoire et d'égalité des chances afin de "donner un avenir aux jeunes de 15 et 16 ans".

Ce vendredi, le Conseil des ministres a approuvé un projet d'arrêté royal pour des projets pilotes visant à maîtriser la radicalisation violente et à lutter contre le radicalisme dans dix communes, dont Molenbeek, pour un montant total d'un million d'euros.

Mme Schepmans, de son côté, juge que l'offre de M. Jambon n'est pas la plus appropriée. "Pour moi ce n'est pas une nécessité. La priorité est de mettre des policiers à disposition" de la commune, a-t-elle souligné auprès de la RTBF.

Leur tâche serait avant tout de lutter contre le radicalisme, mais "on peut aussi imaginer des policiers - pas des fonctionnaires - en appui aux visites domiciliaires" que la commune a déjà lancées peu après les attentats pour clarifier la situation des résidents, a ajouté la bourgmestre.

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