Le divorce ne tue pas la famille

08/09/11 à 09:50 - Mise à jour à 09:50

Source: Le Vif

Un sondage Dexia-Le Vif/L'Express a mesuré les bonheurs et les malheurs des familles unies, séparées ou qui ont connu un divorce. La vie est clairement plus compliquée et financièrement plus problématique pour les "ex". Mais la famille reste plébiscitée comme valeur absolue... même par les divorcés.

Le divorce ne tue pas la famille

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La fréquence des divorces - 32 000 en 2009 - et des séparations a sensiblement compliqué la vie familiale, scolaire et sociale. Mais, comme l'indiquent les résultats du sondage exclusif réalisé par les titres du groupe Roularta Media, dont Le Vif/L'Express, avec la collaboration de Dexia, après la procédure - une période émotionnellement éprouvante - , après le temps des problèmes importants de communication et des finances, le bonheur réapparaît souvent ( voir infographie n°5).

Les divorcés composent 15 % de l'échantillon de ce sondage. Qu'ils soient à nouveau en couple (45 % vivent dans une famille recomposée) ou non ne les différencie guère des époux restés unis : ils se disent massivement heureux (94-95 %) de leur vie de famille, de leur nouvelle relation (93 % dans les deux cas) et de la répartition des rôles entre partenaires ( 85-82 %). A raison de 77 %, les personnes divorcées, séparées ou en cours de divorce se disent plus heureuses qu'avant. Il n'y a que côté finances qu'apparaissent des différences substantielles. Les divorcés sont 10 % de moins que les mariés à être "totalement contents" de leur situation financière et de leur standard de vie (voir infographie n°1).

En conséquence, ils sont beaucoup plus nombreux à se faire du souci pour leur argent (41 % contre 26 %,), pour leur future pension (51 % contre 39 %) et, en particulier, pour pouvoir honorer les factures d'énergie, un poste qui inquiète 66 % des divorcés et 49 % des couples mariés (voir infographie n°2). La moitié des divorcés vivent moins bien qu'avant et ce sont les femmes qui souffrent le plus. Les séparés sont aussi près de 58 % contre 46 % des autres à se faire du souci pour l'avenir financier de leurs enfants et petits-enfants. Ils vont beaucoup moins au restaurant et se nippent plus parcimonieusement, déplorent 71 % des répondants concernés ( infographie n°7).

A la question "Pouvez-vous vivre confortablement avec votre revenu ?", 69 % des couples unis depuis toujours répondent oui, tandis que ceux qui ont connu au moins un divorce ou une séparation ne sont que 55 % à pouvoir l'affirmer. Quand on leur demande si les gens ont assez d'argent, c'est un peu différent : les couples stables disent oui à raison de 79 % pour 69 % de ceux qui ont connu un divorce ou la rupture d'un contrat de vie commune.

Si les problèmes émotionnels sont les plus durs à vivre par le plus grand nombre d'ex-partenaires(infographie n°4), les affaires financières entre ex-époux et celles concernant les enfants - mais aussi leur éducation en général - restent manifestement pénibles pour plus de la moitié des concernés. Près de 60 % témoignent problèmes de communication en général...

Les pensions alimentaires et leur paiement correct constituent traditionnellement des facteurs de discorde entre les ex. Elles représentent entre un quart et 50 % des revenus pour quelque 80 % de ceux qui doivent les payer ... et aussi à peu près les mêmes proportions du budget de ceux qui les perçoivent.

Divorcés ou non, membres ou non d'une famille recomposée, les Belges continuent à s'accorder largement pour plébisciter la famille comme l'élément le plus important de leur vie : à près de 90 %(infographies n°8 et 9) ! Et le mariage n'est pas démodé pour 74 % des sondés (65 % des divorcés). La co-parenté est considérée par une moitié (mais davantage côté francophone) comme une bonne solution pour les enfants dont les parents sont séparés. Plus de 67 % des Flamands et plus de 46 % des francophones considèrent, enfin, que des parents du même sexe peuvent aussi bien offrir une bonne éducation aux enfants que les hétéros.

Pierre Schöffers

Le sondage a été réalisé par Internet au début de l'été 2011. Les résultats que nous publions sont puisés dans les réponses de 4 170 personnes limitées à la catégorie d'âge 18-50 ans. La catégorie "expérience de divorce/séparation" inclut les personnes ayant mis fin à un contrat de vie commune. Les enfants de 18 ans et plus concernés sont inclus soit dans la catégorie "pas de divorce/séparation" soit dans la catégorie "expérience de divorce).

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