Le chauffeur d'Emir Kir condamné

21/12/12 à 16:00 - Mise à jour à 16:00

Source: Le Vif

La 61e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a distribué, ce 21 décembre, les peines dans l'affaire du trafic international d'armes découvert en mai dernier à Saint-Josse-ten-Noode: tous coupables.

Le chauffeur d'Emir Kir condamné

© Belga

La rapidité de la justice dans cette affaire s'explique par la présence de six détenus préventifs sur douze inculpés. Parmi ces détenus, pas le plus lourdement chargé par le parquet fédéral, mais, en tout cas, le plus remarquable par ses fonctions et sa famille: Kemal Camsari, chauffeur et parent par alliance d'Emir Kir (PS), ancien secrétaire d'Etat à la Propreté publique et nouveau bourgmestre de Saint-Josse. Libéré en cours de procédure, Camsari a depuis repris du service auprès d'Emir Kir. Le tribunal lui a infligé 30 mois de prison, dont la moitié avec sursis. Les deux responsables de la bande ont pris six ans. A l'exception d'un inculpé qui était en aveu (il avait été pris en flagrant délit) mais qui minimisait les faits, les condamnés iront sans doute en appel.

Le parquet fédéral avait mis au jour un trafic d'armes entre la Serbie et la Belgique avec le concours de Serbes, de Belgo-Turcs et d'un Franco-Algérien, la plupart, originaires de la petite commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode. Des amis de jeunesse. Les armes et munitions étaient destinées aux milieux criminels de Bruxelles, Charleroi et Anvers. Les services de police sont intervenus lors du troisième trajet organisé par la bande. Des armes ont été saisies : 9 kalachnikovs, 10 grenades, des lance-roquettes, 600 cartouches pour armes de guerre. Défendu par Me Marc Uyttendaele, Kemal Camsari demandait l'acquittement. Il a justifié les 44 000 euros trouvés en sa possession par le remboursement d'un prêt qu'il aurait consenti à l'un des deux responsables présumés de la bande. Le tribunal a établi le rôle de chaque membre de cette organisation criminelle, y compris celui du chauffeur d'Emir Kir. L'enquête judiciaire n'avait pas décelé d'indices d'une connivence suspecte entre l'homme politique et son chauffeur. Le premier avait cependant gardé sa confiance au second puisqu'il l'avait repris à son service.

M.-C.R.

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