L'opération Calice en chambre des mises

25/11/10 à 11:14 - Mise à jour à 11:14

Source: Le Vif

L'Opération Calice, menée le 24 juin par le juge d'instruction Wim De Troy à Malines et au siège de la commission Adriaenssens, sera de nouveau soumise, le 29 novembre, à un contrôle de légalité par la chambre des mises en accusation de Bruxelles.

L'opération Calice en chambre des mises

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La Cour de cassation avait, en effet, cassé le précédent arrêt de la chambre des mises en accusation (sévère à l'égard de De Troy), parce que les parties civiles n'avaient pas été associées au débat.

De nouvelles questions pourraient naître, le 29, à propos de la présence, parmi les parties civiles, du neveu de l'ancien évêque de Bruges, Roger Vangheluwe, défendu par Me Walter Van Steenbrugge. Cette victime est déjà intégrée dans une enquête au niveau du parquet de Bruges. Que vient-elle faire à Bruxelles ? Combien de personnes exactement sont défendues par Me Van Steenbrugge ? Le flou et l'improvisation qui caractérisent cette enquête depuis le début semblent sans fin.

Les perquisitions controversées avaient été menées, le 24 juin, à la commission Adriaenssens à Louvain ainsi qu'au palais archiépiscopal, à la cathédrale Saint-Rombaut et au domicile privé du cardinal Danneels à Malines.

Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale avaient saisi tous les dossiers de la commission Adriaenssens ainsi que les archives et les ordinateurs de l'archevêché et du cardinal Danneels.

L'avocat de l'archevêché et du cardinal Danneels, Me Fernand Keuleneer, avait contesté ces perquisitions devant la chambre des mises en accusation, tandis que le parquet général de Bruxelles avait également décidé de tester la régularité de l'enquête judiciaire.

Le 13 août et le 9 septembre, la chambre des mises avait estimé que tous les documents et le matériel saisis devaient être restitués.

La Cour de cassation a cassé, le 12 octobre, les deux arrêts de la chambre des mises en accusation de Bruxelles car cette dernière avait commis une erreur de procédure en refusant d'entendre les parties civiles.

M.-C.R.et Belga

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