L'adolescent qui voulait devenir maître bouddhiste n'ira pas en Inde

07/10/13 à 18:37 - Mise à jour à 18:37

Source: Le Vif

La cour d'appel n'a pas autorisé lundi l'adolescent de 15 ans, qui espérait se rendre en Inde pour devenir maître bouddhiste, à quitter la Belgique. "La question continue à se poser de savoir si le mineur est en état de réaliser les conséquences de sa décision", a estimé lundi après-midi la chambre de la jeunesse de la cour d'appel de Gand.

L'adolescent qui voulait devenir maître bouddhiste n'ira pas en Inde

© Belga

La cour avait révisé en appel un jugement du tribunal de la jeunesse autorisant le jeune à partir. La cour avait également estimé qu'une enquête devait être réalisée pour étudier la situation familiale et l'environnement dans lequel l'adolescent, prénommé Giel, vit et a grandi. A cet égard, l'avocat de la maman du jeune homme avait apporté la semaine dernière de nouveaux éléments susceptibles de conduire à une autorisation de quitter la Belgique.
La chambre de la jeunesse de la cour d'appel de Gand a jugé lundi qu'une protection urgente du mineur était nécessaire. L'adolescent doit également être suivi, pendant 30 jours, par un centre d'observation et d'orientation à Eeklo.

Il s'agit, de nouveau, de mesures temporaires. L'interdiction de se rendre en Inde et l'interdiction générale de quitter la Belgique sont également temporaires. La cour a notamment constaté dans son arrêt que l'enquête sociale n'était pas encore entièrement réalisée et doit être bouclée. L'enquête a entre autres mis en lumière le fait que la mère n'exerce pas une autorité parentale exclusive et que l'adolescent ne respecterait pas la réglementation en matière d'obligation scolaire. Son parcours scolaire n'est pas stable et le jeune homme fait en outre face à un important retard. "Nous allons collaborer et nous espérons qu'une solution sera bientôt trouvée", a déclaré la mère de Giel en quittant le palais de justice de Gand.

De son côté, l'avocat de la maman a déclaré ne pas avoir d'objection aux préoccupations de la cour. "Une série de questions doivent encore être résolues, et nous allons le faire", a dit Me Walter Van Steenbrugge. S'agissant de l'obligation imposée au jeune d'être suivi par un centre d'orientation, l'avocat a estimé qu'il s'agissait là "de la plus légère mesure". "Qu'est-ce que 30 jours dans une vie? ", a-t-il fait remarqué, minimisant par ailleurs le retard scolaire de l'adolescent. L'avocat espère que le jeune homme pourra tout de même s'envoler pour l'Inde à l'issue de la période de 30 jours.

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