"Il n'y aura pas d'autre saut d'index" que celui prévu en 2015

12/10/14 à 15:45 - Mise à jour à 15:45

Source: Belga

Le saut d'index avec corrections sociales que le gouvernement Michel envisage ne touchera pas les petites pensions, les allocataires sociaux ni certaines autres catégories de la population, selon des modalités qui doivent être définies en concertation sociale, a affirmé dimanche le ministre MR Willy Borsus.

"Il n'y aura pas d'autre saut d'index" que celui prévu en 2015

Willy Borsus © BELGA

"Il n'y aura pas d'autre saut d'index" que celui prévu en 2015, a assuré le ministre des Classes moyennes, sur le plateau de Mise au Point (RTBF), en estimant que le mécanisme de liaison directe aux salaires était préservé.

Son collègue des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), a ajouté que l'allocation bien-être, que le précédent gouvernement avait amputée, serait à nouveau octroyée à 100% (+40%). Sur la VRT, le ministre de l'Emploi et de l'Economie Kris Peeters (CD&V) a confirmé cette volonté de concertation sociale pour le saut d'index et d'autres mesures. Mais pour Ahmed Laaouej (PS), le seul fait d'opérer un saut d'index revient à toucher au mécanisme en lui-même, et mènera à une perte irréversible de 25.000 euros sur l'ensemble de la carrière d'un travailleur. "La classe moyenne, les forces laborieuses, seront touchées", a dénoncé Maxime Prévot (cdH). Le ministre wallon a réfuté toute volonté du gouvernement régional de compenser cette mesure fédérale à son échelon de pouvoir.

Olivier Maingain (FDF) a pour sa part relevé dans l'accord de gouvernement que le mécanisme d'indexation automatique pourrait "éventuellement être davantage réformé". Il estime que le gouvernement fédéral considère le salaire comme "l'ennemi de la croissance économique, dans une logique de compétitivité qui mène à la décroissance". Daniel Bacquelaine juge au contraire qu'en restaurant la compétitivité des entreprises, on relance l'emploi, avec à la clé une hausse des revenus et du pouvoir d'achat.

Pour Kris Peeters, les employeurs sont suffisamment intelligents pour comprendre l'avantage concurrentiel qu'ils en tireront et accepter de transformer une partie de l'effort en création d'emplois et de stages. Mais la concertation sociale s'annonce difficile. Avec toutes les balises déjà fixées dans l'accord de gouvernement, "il n'y a plus beaucoup de place pour une réelle concertation", a jugé le secrétaire général de la FGTB Marc Goblet, sur le plateau de Controverse (RTL-TVI).

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