Fort Chabrol à Seraing: le forcené blessé lors de son interpellation

28/05/14 à 17:36 - Mise à jour à 17:36

Source: Le Vif

Le Sérésien de 47 ans, qui s'était retranché mercredi après-midi dans son habitation de la rue du Fort, a été touché au poumon lors de son interpellation, a précisé dans la soirée Philippe Dulieu, procureur provincial de Liège. Ses jours ne sont plus en danger.

Fort Chabrol à Seraing: le forcené blessé lors de son interpellation

© Imageglobe

L'unité spéciale d'intervention a décidé de passer à l'action vers 19 heures et elle s'est alors retrouvée en face du forcené qui est sorti de son habitation une arme à la main. Le quadragénaire a agité son arme en direction des policiers avant de tirer en l'air. Un des membres de l'escadron d'intervention a alors tiré en direction du Sérésien afin de le neutraliser. Une seule balle a été tirée et elle s'est logée dans l'un des poumons de l'individu, a expliqué M. Dulieu.

Le quadragénaire n'est pas connu de la justice mais il présente de sérieux antécédents psychiatriques, a ajouté le procureur provincial.

D'après les premiers éléments d'enquête, l'individu, qui était finalement seul dans l'habitation, était porteur d'un pistolet d'alarme chargé à blanc. Il ressort également des premières constatations qu'aucune douille n'a été percutée lors des tirs entendus dans l'après-midi. L'hypothèse d'une mise en scène est à l'heure actuelle avancée par le parquet mais elle devra être confirmée par l'enquête.

En milieu d'après-midi, le Sérésien avait appelé la police de la zone Seraing-Neupré. Il avait expliqué qu'il était menacé de mort. Les agents ont entendu à leur arrivée deux détonations. Les policiers ont ensuite pu reprendre contact avec l'individu qui a signalé à ses interlocuteurs qu'il les voyait et qu'il allait leur tirer dessus.

La police de la zone Seraing-Neupré avait alors fait boucler le quartier afin de faciliter le travail des unités spéciales d'intervention qui avaient été appelées sur place.

Le quadragénaire sera entendu dès que les médecins autoriseront les policiers à procéder à son audition. Un juge d'instruction sera saisi dès jeudi du dossier du chef de rébellion armée.

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