Didier Reynders voudrait remplacer les avantages en nature par du net

20/12/14 à 15:30 - Mise à jour à 15:29

Source: Belga

Le vice-premier ministre MR Didier Reynders a défendu samedi dans le "Grand Oral" La Première-Le Soir l'idée d'un tax shift qui commence par s'appliquer au sein de la fiscalité sur le travail, par exemple le remplacement de certains avantages en nature (voitures de société, ordinateurs portables, smartphones) par une revalorisation du salaire net des travailleurs.

Didier Reynders voudrait remplacer les avantages en nature par du net

Didier Reynders. © Belga

"Il faut baisser l'impôt sur le travail", a martelé l'ex-ministre des Finances qui a notamment évoqué la piste de la quotité exemptée. Selon lui, la première des priorités est d'augmenter le salaire poche. Evoquant le tax shift, certains mettent en avant des propositions de nouveaux impôts pour financer le budget, "ça n'a pas de sens", soutient le ministre MR. Selon lui, on peut travailler au sein de la fiscalité sur le travail, et par exemple "supprimer un certain nombre d'avantages en nature de manière à les remplacer par du net". Il n'en demeure pas moins que l'Etat devra trouver de nouvelles recettes pour son budget. Didier Reynders mise d'abord sur un "effet retour" de la réforme fiscale. Il n'exclut pas, par ailleurs, de "nouvelles économies". Enfin, il rappelle que le gouvernement s'est lancé dans des réformes structurelles. A côté de cela, des taxes sur la consommation et l'environnement peuvent être étudiées et au final, le vice-premier ministre réformateur ne ferme pas la porte à une taxation sur le capital "spéculatif". Mais il rappelle que le gouvernement a déjà décidé de relever la taxe sur les opérations de bourse. Pour Didier Reynders, la balle est dans le camp de son collègue N-VA Johan Van Overtveldt dont il attend les propositions. Rappelant que le gouvernement n'est en place que depuis deux mois, il pointe l'échéance du contrôle budgétaire en mars. "J'attends le plan du ministre des Finances", a-t-il indiqué samedi, évoquant une réforme qui selon lui devrait atteindre au moins 5 milliards d'euros sur 4 ou 5 ans.

Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Michel, Didier Reynders y est également en charge des institutions culturelles fédérales. Celles-si sont également soumises aux mesures d'économies décidées par la majorité en place. Face à la mobilisation en réaction à ces économies, il propose, à l'instar de ce qui existe pour la production cinématographique, un "tax shelter" pour les "spectacles vivants", une manière de faire participer un peu plus le privé en soutien à différents projets.

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