Di Rupo : monument en péril ?

24/06/16 à 10:36 - Mise à jour à 10:36

Source: Le Vif/l'express

On dit Elio Di Rupo déclinant. On le dit contesté. Et si ce qui se passait dans sa bonne ville de Mons expliquait tout de l'état de ses relations avec la droite, avec la gauche de la gauche, avec ses successeurs potentiels et avec les syndicats ?

On a dit d'Elio Di Rupo qu'il incarnait Mons au-delà de ce que pouvaient écrire tous les dictionnaires à l'entrée "incarnation". Elio Di Rupo et Mons, c'est si fort que l'un a cité le nom de l'autre à l'Assemblée générale des Nations unies, à New York. C'est si puissant, entre Mons et Elio Di Rupo, que les plus fidèles parmi ses plus proches sont soit à son service à son cabinet à Mons, soit à son service à son cabinet au Boulevard de l'Empereur, soit les deux successivement. C'est si fusionnel que dans le groupe socialiste à la Chambre des représentants, ils ne sont pas loin de la moitié à penser que si le PS a été si clément avec Jacqueline Galant lorsqu'elle était ministre de la Mobilité, c'est parce qu'il ne fallait à aucun prix compromettre le pénible achèvement de la coûteuse gare de Mons. C'est si intense que le balcon de l'hôtel de ,ille un dimanche de Doudou est devenu, depuis une douzaine d'années au moins, l'endroit le plus décisif de la Belgique politique.
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