De Wever dit des contre-vérités, selon le MR - Francken partage les vues de son président

28/08/15 à 11:00 - Mise à jour à 12:15

Source: Belga

Le MR a haussé le ton vendredi après une première réaction prudente aux déclarations du président de la N-VA, Bart De Wever, sur la création d'un statut à part pour les réfugiés. "Il dit des contre-vérités", a asséné le président du MR, Olivier Chastel, au micro de Bel-RTL.

De Wever dit des contre-vérités, selon le MR - Francken partage les vues de son président

Olivier Chastel, président du MR. © BELGA

M. De Wever a enflammé le débat sur l'asile mercredi soir en plaidant pour un statut social particulier du réfugié. Selon lui, il est difficile d'expliquer aux citoyens qui ont cotisé et payé des impôts toute leur vie qu'une personne reçoive les mêmes droits sociaux alors qu'elle est arrivée depuis peu dans le pays. Le président des nationalistes flamands visait les allocations familiales, le chômage ou le logement social.

Ces affirmations ont été largement contredites, notamment pour le chômage auquel ne peuvent prétendre les réfugiés tant qu'ils n'ont pas travaillé un certain temps en Belgique ou le logement social, domaine dans lequel les réfugiés ne reçoivent pas de traitement de faveur. Plusieurs partis politiques, y compris le MR, ont en outre rappelé que le statut du réfugié était réglé par des conventions internationales.

Jeudi, le MR a invité M. De Wever à préférer les textes parlementaires aux petites phrases. "Je pense qu'il n'y aura pas de texte. Je pense que ce sont des phrases destinées probablement à l'électorat de la N-VA, sans doute pour contrer l'excellent travail de Theo Francken (secrétaire d'Etat à l'Asile, N-VA) dans ce gouvernement", a souligné M. Chastel vendredi.

Interrogé lors de son arrivée au comité ministériel restreint, M. Francken a quant à lui soutenu les propos de son président de parti. "Je suis membre de la N-VA. Bart De Wever est le président de mon parti. C'est normal que je partage ça. Mais c'est clair aussi que je suis membre d'un gouvernement, et c'est normal que dans un gouvernement, on parle de sujets comme l'immigration", a-t-il déclaré, interrogé par la RTBF.

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