Child Focus a traité 1.558 dossiers de disparition en 2014, dont 1020 fugues

18/05/15 à 10:35 - Mise à jour à 10:35

Source: Belga

La Fondation pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités, Child Focus, a traité l'an dernier 1.558 dossiers de disparition, dont 208 cas jugés comme "très inquiétants", ressort-il lundi du rapport d'activités 2014 de la Fondation.

Child Focus a traité 1.558 dossiers de disparition en 2014, dont 1020 fugues

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Les cas de disparition sont répartis en 5 catégories: les fugues (1.020 en 2014, contre 989 en 2013), les enlèvements parentaux internationaux (406, contre 383), les disparitions de mineurs étrangers non accompagnés (43, contre 64), les disparitions "non définies" (54, contre 82), et les enlèvements par des tiers (35, contre 33).

Child Focus s'inquiète de la hausse du nombre d'enfants qui fuguent plusieurs fois (121 cas en 2014, contre 115 en 2013) et de la durée de plus en plus longue des fugues: le nombre de jeunes fugueurs retrouvés dans les 48 heures a fortement diminué l'an dernier (36%, contre 40% un an plus tôt), tandis que les fugues d'une semaine ont elles augmenté (27%, contre 40%).

L'année 2014 a par ailleurs marqué un tournant dans les priorités de Child Focus en matière d'abus sexuels. La Fondation réoriente ainsi désormais la plupart des cas dont elle est avertie vers d'autres organisations plus à même d'apporter un soutien spécialisé aux victimes et à leurs proches.

Child Focus se concentre donc aujourd'hui sur certaines formes d'abus sexuels, comme la prostitution enfantine (10 dossiers traités en 2014), le tourisme sexuel (4 dossiers) ainsi que la réalisation et la diffusion d'images d'abus sexuels de mineurs (pornographie enfantine) pour lesquelles elle a reçu 1.432 signalements via le point de contact civil stopchildporno.be. Dix-sept autres dossiers de pédopornographie ont été ouverts à la suite d'appels via le numéro d'urgence 116 000.

Enfin, la Fondation souligne avoir ouvert l'année passée 161 dossiers (+42%) relatifs à la sécurité en ligne, dont 97 pour atteinte (présumée ou réelle) à l'intégrité sexuelle des enfants via les technologies de l'information et de la communication (TIC).

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