Charles Michel et l'art difficile du recadrage

31/05/18 à 09:00 - Mise à jour à 01/06/18 à 09:01
Du Le Vif/L'Express du 31/05/18

Charles Michel multiplie les "recadrages", en particulier vers la N-VA et Bart De Wever. Pour restaurer une autorité de Premier ministre contestée par l'opposition, mais pas seulement. Analyse d'une stratégie.

Si bien que le piètre encadreur est l'ennemi du bon peintre, le bon recadreur est-il l'ami du grand politique ? La Belgique, depuis plusieurs années maintenant, s'est piquée de se faire gouverner par un artiste du recadrage. Car si Charles Michel réforme, ça oui, en tout cas c'est lui qui le dit, Charles Michel recadre aussi, de plus en plus souvent et de plus en plus fort, et ça tout le monde le dit, qui pour s'en réjouir, qui pour s'en moquer. Le Wavrien, devenu Premier ministre dans les circonstances exceptionnelles que l'on sait, à la tête d'un gouvernement très asymétrique et dont le plus grand parti est précisément celui avec lequel Charles Michel jurait ne jamais vouloir gouverner, a déployé depuis une gamme presque infinie d'artiste polymorphe du recadrage. Entre les petits, les gros, les discrets et les utiles, les sans conséquence et les dramatiques, ceux qui ceignent les copains et ceux qui contraignent les adversaires, les titres en " Charles Michel recadre... " sont devenus, dans les rédactions politiques, les paresseux équivalents d'" Ivre, il... " ou des " Seize trucs que seuls les Carolos comprennent - le troisième va vous étonner ! " des soutiers du clic des sites d'informations amusantes.
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