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Journaliste au Vif/L'Express

Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants
Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants
Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants
Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants
Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants
Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants
Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants
9495683Bravo Viviane Oudaert... Non, il ne faut plus faire confiance en un Flamand, mais cela fait des décennies (40 ans) que les hommes politiques wallons (et le PS et MR et CDH et Ecolos en premiers) ont accepté sans honte de se déshonorer et d'accepter à chaque révision de la constitution de s'aplatir devant les exigences flamandes de ces innombrables Premier-Ministres flamands du CD&V ou de l'Open VLD... Que n'a accepté des Flamands, Elio Di Rupo, premier Premier-Ministre francophone depuis des générations et qui a bradé la scission de BHV et l'abandon des francophones de Flandre et de la périphérie de Bruxelles avec la complicité du MR, du CDH, et même d'Ecolos... en croyant encore sauver cette Belgique flamandisée. Ils ont signé des accords avec la Flandre dans le déshonneur, en croyant sauver la Belgique ils ont eu le déshonneur et n'ont pas sauvé la Belgique ...2016-12-02 07:53:59Jean-Luc LIBOTTE495613à Viviane Oudaert Vous avez mille fois raison ! Et merci d'avoir ajouté les wallons. Que la Flandre reprenne les nuisances de son entreprise !2016-12-01 20:29:37Marie-Claire Bero495589Tous ces millions d'euros DOIVENT être payés au plus vite, sous peine de ne plus pouvoir atterrir. Je ne vois pas pourquoi de l'indulgence alors que le citoyen belge se voit débiter d'office de sa pension une amende non payée (je connais un cas) !2016-12-01 19:27:30Jean Cousin495401Bravo à Cécile Frémault. En effet, la technologie a fortement évolué et il faut bannir le survol de toutes les régions avoisinant l'aéroport par des tacots dépassés.2016-12-01 14:46:53Robert HERZOG495369La Flandre, représentant ici par weys, un anti francophone notoire, elle se cabre, c'est bien dommage. Il est temps, plus que temps que les bruxellois et les wallons soient fermes devant des flamands d'une mesquinerie et une déloyauté profondes. Pour plusieurs décisions en notre défaveur, il est même déjà trop tard. Il ne faut plus et depuis longtemps avoir la moindre confiance en un flamand2016-12-01 13:42:38Viviane Oudaert495339La Flandre, étant en manque de terrains à bâtir depuis des décennies, a permis la construction de logements à proximité d'un aéroport fort fréquenté. Elle en connaissait les conséquences. L'arroseur arrosé. Quel plaisir de voir ce serpent se mordre la queue.2016-12-01 12:49:15Patrick Gheys495323Amusante la Flandre, elle profite des retombées économiques d'un aéroport "flamand" (avant, on parlait de Bruxelles National !) et refuse les nuisances sonores qu'elle refile à la région bruxelloise (plus francophone que flamande) !!! Ne devrait-elle pas payer de fortes amendes pour cette énorme pollution auditive ?2016-12-01 12:38:23Bruno Daelen495311Supprimons ce gouvernement d'inutiles, cela fera déjà des économies !2016-12-01 12:32:19POL MERCENIER495295L'aéroport de Zaventem doit payer les amendes étant responsable de l'accueil des avions bruyants. Aux autorités flamandes d'en récupérer ou pas les montants auprès des compagnies incriminées. C'est leur choix !2016-12-01 12:07:46Leslie Broughton5797952016-12-01 10:11:132016-12-01 10:14:45Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants

A partir de janvier prochain, les avions trop bruyants seront encore plus impitoyablement sanctionnés par le gouvernement bruxellois. Que feront les compagnies en infraction, qui jouaient déjà la montre pour ne pas payer les amendes ? La Flandre se cabre.

yesrmgimport newsgate2016-12-01 09:31:00http://www.levif.be/actualite/belgique/survol-de-bruxelles-plus-de-pitie-pour-les-avions-bruyants/article-normal-579795.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/survol-de-bruxelles-plus-de-pitie-pour-les-avions-bruyants/article-normal-579795.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Survol de Bruxelles : plus de pitié pour les avions bruyants

Pas content, le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA) ! Celui-ci s'oppose à la Région bruxelloise qui compte se montrer intraitable à partir du 1er janvier 2017, en cas d'infractions aux seuils de bruit en vigueur dans le ciel de la capitale. " Cette décision incitera les compagnies à survoler davantage la Flandre que Bruxelles ", s'emporte le ministre flamand, qui compte invoquer un conflit d'intérêts et soumettre le sujet à un prochain comité de concertation, composé des gouvernements régionaux et fédéral.

A partir du 1er janvier prochain, la tolérance administrative qui permettait aux avions de dépasser, de 9 décibels le jour et de 6 décibels la nuit, les normes de bruit fixées depuis 1999 sera en effet supprimée. Pour la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault (CDH), les évolutions technologiques ont largement permis aux compagnies aériennes de mettre leurs appareils en conformité : pour elle, cette tolérance administrative n'a donc plus lieu d'être.

" Notre décision a été validée par la justice, rappelle encore le cabinet, qui déplore la communautarisation du dossier par Ben Weyts. Et les groupes de travail, nous les attendons depuis des mois : ils n'ont jamais été convoqués malgré les promesses du Premier ministre, Charles Michel. " Ambiance.

Que donne l'application de cet arrêté " bruit " sur le terrain ? On ne dira pas quelles sont les compagnies aériennes les plus bruyantes : le cabinet bruxellois de l'Environnement ne souhaite pas en communiquer la liste. Mais à ce jour, une dizaine de compagnies sont redevables de 80 % des 720 amendes imposées par la Région de Bruxelles-Capitale aux responsables des nuisances sonores excessives dans le ciel de la capitale.

Entre 2000 - année de mise en oeuvre de l'arrêté " bruit ", qui sanctionne financièrement les compagnies aériennes dont les avions dépassent les seuils de bruit autorisés - et 2016, des amendes ont été adressées aux compagnies en infraction à hauteur de 15 millions d'euros au total. Las. Jusqu'en 2014, seul un petit million d'euros tombe effectivement dans les caisses de la Région de Bruxelles-Capitale.

C'est que les compagnies ne se laissent pas faire et saisissent prestement le collège d'environnement ou le Conseil d'Etat pour contester les amendes. Une procédure qui peut courir sur plusieurs années, retardant d'autant les paiements.

Soucieux d'augmenter la pression sur les compagnies en infraction, le gouvernement bruxellois a décidé, depuis 2015, d'accompagner 230 amendes de contraintes fiscales et d'assurer un suivi du paiement plus strict que par le passé. " C'est d'ailleurs depuis lors, en 2015, que le taux de récupération des amendes s'est révélé le plus élevé ", souligne-t-on au cabinet bruxellois de l'Environnement : un million d'euros supplémentaire a alors été versé.

Il n'empêche : sur les 15 millions d'amendes imposées depuis 2000, il n'y en a que 2 qui ont été payés à ce jour. Sur les 13 millions d'euros restants, 4 millions concernent des amendes, dites non définitives, qui sont contestées par les compagnies, soit devant le collège de l'environnement (régional), soit devant le Conseil d'Etat. Les amendes dites définitives représentent encore un montant d'environ 7 millions d'euros. Les contrevenants sont censés les payer au plus vite, dès lors que tous les recours sont épuisés.

Les deux derniers des 15 millions d'euros comprennent les amendes qui viennent d'être établies, les amendes aujourd'hui prescrites ou celles adressées à des compagnies désormais en faillite ou disparues.

Que se passera-t-il à partir du 1er janvier ? " C'est impossible à prédire : nous verrons si les compagnies respecteront, ou non, ou mieux, les normes de bruit, avance le porte-parole du cabinet bruxellois de l'Environnement. Le but n'est pas de faire entrer de l'argent dans les caisses de la Région, mais d'assurer l'évitement des zones les plus densément peuplées de Bruxelles. "

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlBen WeytsFlandreBruxellesEnvironnementConseil d'Etat
Marc Goblet : le petit prince sanguin
Marc Goblet : le petit prince sanguin
Marc Goblet : le petit prince sanguin
Marc Goblet : le petit prince sanguin
Marc Goblet : le petit prince sanguin
Marc Goblet : le petit prince sanguin
Marc Goblet : le petit prince sanguin
Marc Goblet : le petit prince sanguin
6494465A mon avis messieurs Van Ertvelde et Hourant ne doivent pas avoir de soucis financiers Dès lors avant de critiquer un syndicaliste dérangeant pensez à passer une semaine avec ceux qui souffrent tous les jours suite aux mesures gouvernementales car pour vous il me semble que vous devez vivre une situation pour la comprendre2016-11-30 10:44:39Christian SEGERS493229Je préfère ce genre de gars qui vit en noir et blanc à tous ces responsables qui déclinent à l'envi les innombrables nuances du gris. Au moins, on a une chance d'avancer, que le personnage horripile ou qu'il enthousiasme.2016-11-28 12:43:35Pierre catrice492887Apparemment la CaraPils en quantité ne semble pas bonne pour le foie et les BBQ's avec des palettes sur le bitume des autoroutes et des zonings , n'est pas non plus excellent pour la santé. Après la précédente, Demelenne, et aussi Raymonde, je me demande si le socialisme n'est pas une forme de maladie incurable???2016-11-27 18:29:51Michel Van Ertvelde492883Eric Hourant, tout à fait d'accord avec vous. Chez les socialos, l'incompétence génère de l'avancement. Pas étonnant que EDR soit à la tête de ce groupe d'anarchistes de gauche qui ne veut pas comprendre que pour payer, financer un emploi, il faut une entreprise qui gagne de l'argent, pour créer une entreprise, il faut des gens qui ont des finances à investir, et pour investir, il faut que cet investissement rapporte. Et le "social" ne peut venir qu'en bout de chaîne, quand l'argent a rapporté suffisamment. Si l'argent ne rapporte plus chez nous, les investisseurs vont voir ailleurs si cela peut rapporter plus. Et tous les syndicats peuvent se mettre sur la tête, sans profits, pas d'emplois, sans emplois, pas de social, et faillite du système.2016-11-27 18:23:09Michel Van Ertvelde492819"Prince sanguin" ou plutôt "prince sans gain". Lui, qui n'a pas été fichu de gérer des épiceries sociales, il se permet d'expliquer à des patrons d'entreprises comment s'occuper de leurs affaires. Bon débarras. Il ne manquera pas à beaucoup de monde.2016-11-27 17:11:44eric hourant492785Vous vous êtes toujours battu pour le travailleur et non pour votre personne ou votre portefeuille comme beaucoup d'autres. cela je l'admire et vous remercie.2016-11-27 16:31:30Daniel DENOËL5779932016-11-27 15:25:332016-11-27 15:25:34Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Marc Goblet : le petit prince sanguin

Marc Goblet est secrétaire général de la FGTB depuis le 3 octobre 2014. Après une pause en août 2016, à 59 ans, il quitte ses fonctions pour de bon suite à des problèmes de santé. Portrait.

yesMarie Gathon2016-11-27 15:25:52http://www.levif.be/actualite/belgique/marc-goblet-le-petit-prince-sanguin/article-normal-577993.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/marc-goblet-le-petit-prince-sanguin/article-normal-577993.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Marc Goblet : le petit prince sanguin

"Pas de boogie woogie avant vos prières du soir..." Marc Goblet se rassied, content, sous les applaudissements d'un parterre acquis à sa rouge cause. Les spectateurs hésitent entre soupir et sourire : à dire vrai, on ne le retiendrait pas pour l'émission The Voice ! Qu'importe. Ce n'est pas ce que l'on attend d'un secrétaire général de la FGTB.

De la voix, cet admirateur du chanteur Cali en donne ailleurs. Depuis qu'il a été élu secrétaire général de la FGTB, en octobre 2014, la Belgique entière a compris que cet homme à écharpe rouge parlait haut et cash. Et qu'il en serait toujours ainsi. Dans ses prises de parole, l'expression "je vous le dis clairement..." revient d'ailleurs souvent. C'est très clair, en effet : on l'a vu avec le plan d'actions syndicales de novembre et décembre 2014.

L'homme est unidirectionnel et ne s'en cache pas : une fois qu'il s'est forgé une idée, il ne doute plus. Jusqu'à l'obstination. Il y a quelques années, en pleine campagne électorale, il avait imaginé de lancer une caravane publicitaire sur les routes de sa région. Le jour dit, une seule voiture était au rendez-vous : la sienne. Avec deux personnes à bord, son ami Jean-Claude Bottelbergs et lui. Réduite à sa plus simple expression, la " caravane" s'est tout de même mise en route...

La sincérité de son engagement et son jusqu'au-boutisme idéologique lui valent, selon les camps, une admiration sans borne ou de virulentes critiques. "Sa conception de la société est dépassée, tempête un écologiste : il en est toujours à la lutte des classes. Il n'a rien d'un progressiste." L'homme a en tout cas été caricaturé dans les médias à une vitesse rare, alors que les leaders syndicaux ne l'étaient plus depuis des lunes. " Il est la caricature de sa propre caricature, explique un libéral : primaire dans ses raisonnements, il hait les libéraux par principe. Au point que, chaque fois qu'il passe à la télévision, le MR gagne des points."

Au moins, chacun sait à quoi s'en tenir avec Marc Goblet et la majeure partie des troupes de la FGTB lui en sait gré. "Il apporte un discours très clarificateur à l'intérieur de la FGTB et du front commun syndical, observe Felipe Van Keirsbilck, le secrétaire général de la CNE (CSC). Avec lui, on sait où on va." En débarquant au Groupe des 10, cette instance fédérale qui réunit les représentants des employeurs et des syndicats, avec son discours sans fioritures et son accent trempé dans le fromage de Herve, cet amoureux de Cuba, plus habitué aux usines qu'aux salons feutrés, a marqué une brutale rupture de style. "C'est un chien dans un jeu de quilles, détaille Eric Wiertz, communicateur à la Ville de Herstal. Mais il ne fera rien pour changer. Ses costumes sont trop petits ? Il s'en fiche. Avec lui, ou c'est bon, il signe et on n'en parle plus, ou ce n'est pas bon et il le dit franco. " A sa première apparition au Groupe des 10, le nouvel homme fort de la FGTB s'est présenté en essayant de casser l'image qui lui colle à la peau : celle d'un homme de terroir et de terrain, bourru, sans nuances et prompt à déclencher des grèves. "Les patrons, comme tout le monde, sont remplis de préjugés, coupe Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC. Mais sur le fond des dossiers, Marc est inattaquable."

Ce n'est pas un enfant de choeur

La matière, ce bosseur invétéré la maîtrise parfaitement, ce qui lui permet de ne dépendre de personne. Devant le bureau de la FGTB, il est capable d'expliquer tout l'accord sur les fins de carrière en une heure, sans une note, et dans le moindre détail. Il prépare d'ailleurs chaque réunion avec le plus grand soin. "C'est un organisateur maniaque, qui perd ses moyens quand on le prend au dépourvu, témoigne un Hervien. C'est sa faiblesse. Il a peu d'humour et aucun esprit de répartie. Et si on le bouscule, il devient parfois agressif, même avec les siens."

Car Marc Goblet est d'abord un homme de pouvoir. Donc, un homme de contrôle. "Qu'il tire les ficelles partout où il le peut est une évidence, résume un socialiste liégeois. Marc n'est pas un enfant de choeur. Il utilise le pouvoir quand il l'a et ne le laissera pas filer." A Herve, où il fut, un temps, échevin socialiste, on se souvient de lui certes comme d'un élu actif et efficace, mais aussi comme d'un homme redouté par tous les échevins, alors même que le PS n'était pas majoritaire. C'est que ce supporter du club de basket de Pepinster en impose et est coutumier des coups de gueule. "Ils sont moins fréquents ces derniers temps", glisse l'intéressé. Peut-être. Mais ils sont mémorables. On est avec lui ou contre lui, sans autre forme de nuance. " Jadis, nous avions passé des accords avec l'ancien ministre socialiste Yvan Ylieff sans en parler d'emblée à Marc, confie le socialiste verviétois Claude Desama. Il nous en a voulu pendant des mois." La rupture avec son frère Jean-Claude, liée au projet (raté) de relance d'épiceries sociales en région liégeoise (lire Le Vif/L'Express du 27 février dernier), est du même acabit : depuis lors, ils ne se parlent plus.

Enfant, Marc Goblet, cadet d'une fratrie de quatre, était appelé "le petit prince". Celui auquel on passe tout. Ce "petit prince" a grandi dans un cocon familial tissé de fibres sociales. Son père Simon, d'abord mineur et délégué syndical, s'est ensuite engagé à la Centrale générale de la FGTB, et au PS. La maison familiale, en pays de Herve, était peuplée de voisins qui venaient chercher qui une allocation de chômage, qui un renseignement pour la mutuelle, qui une carte du parti. Par la force des choses, Marc Goblet est devenu une action commune socialiste à lui tout seul.

Titulaire d'une formation de chauffagiste, il a vite déboulé à la FGTB où son père l'avait appelé. "Simon avait mis à la tête de la Centrale générale des gens avec lesquels il était convenu qu'ils n'empêcheraient pas le gamin de prendre le poste quand il serait prêt, raconte un métallo liégeois. Dans la famille Goblet, il y a un côté dynastique. A la Centrale générale de Liège, personne n'a remis en cause l'ascension de Marc. Et son fils Geoffrey, déjà dans la place, est formaté pour suivre le même parcours. Marc a juste dû se faire respecter dans l'appareil syndical. Il n'a jamais dû se battre." Son sens de la famille ne peut en tout cas être pris en défaut : l'ex-compagne de son fils et sa compagne actuelle travaillent à la FGTB.

Respecté dans la sphère syndicale, ce lecteur de romans noirs l'est, entre autres, pour ses talents de négociateur. En trente-deux ans de pratique à Liège, celui que certains appellent le bulldozer n'a pas enregistré un jour d'arrêt de travail. Conscient de la nécessité d'assurer la pérennité des entreprises, il comprend vite où il y a des espaces de négociation et où il n'y en a pas. Mais il y a quelques principes sur lesquels il ne transigera pas. Et quand il demande 10, ce n'est pas pour obtenir 5. Mais au moins 9,5.

Le Val Saint Lambert lui doit sa survie. Il s'est tout autant impliqué chez InBev, Cuivre et Zinc ou dans le secteur des carrières. On l'a vu rencontrer des repreneurs qui débarquaient pour deux heures au Sheraton de Zaventem et les convaincre des atouts d'une entreprise en zone de turbulences. "Il démarchait même les invests pour trouver des plans de stabilisation des entreprises", enchaîne Jean-François Ramquet, secrétaire régional de la FGTB Liège-Huy-Waremme.

Dans les secteurs sur lesquels il veillait, les employeurs l'écoutaient, se rappelle Francis Tihon, qui a précédé Marc Goblet à la Centrale générale de Liège. Et l'appréciaient. "C'est un garçon sensé avec qui on peut discuter, affirme Victor Brancaleoni, administrateur délégué des carrières de Sprimont et de Chanxhe. Grâce à lui, je me suis réconcilié avec les syndicats." Sur le terrain de la négociation avec les chefs d'entreprise, Marc Goblet a indéniablement fait ses preuves. " Nous avions des visions opposées mais nous avons conclu des accords et nous les avons respectés, déclare Philippe Godfroid, président de l'Union des Classes moyennes. Même les accords oraux. Avec Marc, il suffit de se taper dans la main." Il est d'une indécrottable loyauté.

Le numéro d'Elio dans son gsm

Homme de pouvoir, intelligent et stratège sans avoir l'air d'y toucher, cet adepte du vélo et de la natation est évidemment aussi un homme de réseau. Socialiste de la première heure, il a été conseiller communal puis échevin à Herve, avant de présider la section PS de Verviers. Proche de Michel Daerden mais aussi de Jean-Pascal Labille, patron des Mutualités socialistes, le "gourou de Herve" a dans son portable les numéros de gsm de tous les ténors du parti. Il ne se gêne pas pour en appeler l'un ou l'autre, le président Elio Di Rupo en tête, quand il estime que le PS fait fausse route. "Marc est l'un des artisans de la dérive des continents entre PS et FGTB", signale Francis Gomez, le président des métallos liégeois. Cette analyse ne fait pas l'unanimité. L'attachement de Marc Goblet au PS et ses appels à voter socialiste font grincer quelques dents, à la FGTB et ailleurs, même si ses relais politiques ont souvent aidé à débloquer des dossiers. Lui martèle que ce lien lui permet de faire bouger les choses plus efficacement qu'une autonomie affichée. "C'est un socialiste de gauche", précise Nico Cué, le patron des métallos francophones de la FGTB.

On l'apprécie d'ailleurs au PTB car "il incarne la résistance", assure Raoul Hedebouw, son porte-parole. Et la constance : invité, le 1er mai, à prendre la parole à 10 heures sur le podium du PS, il dit exactement la même chose, une demi-heure plus tard, sur le podium du PTB. A sa manière, c'est un tribun. Mais ils sont quelques-uns à sourire quand il prend le micro, sûrs qu'il ne se limitera pas au temps qui lui est imparti. "Ses discours ? On dirait des sketches, s'amuse un socialiste. Il fait de la charpie des textes qu'on lui écrit tant il se laisse emporter."

Marc Goblet n'aime rien qui lui rappelle la brièveté de ses études. Du coup, il critique vite les universitaires. "Il y a une forme de blessure chez lui par rapport à sa formation initiale, résume un député socialiste. Une sorte de jalousie rentrée." Au sein du Groupe des 10, Marc Goblet ne veut pas passer pour un péquenot. Sa méconnaissance du néerlandais l'énerve. "Longtemps, le fait qu'il soit du terroir et ancré dans ses réalités lui a donné une légitimité. Mais au niveau fédéral, cela ne suffit plus", pointe un socialiste liégeois. Est-ce pour cela qu'on le sent autant sur ses gardes ? Il jure que non. Mais sa récente découverte de la concertation sociale fédérale le déconcerte. "Ici, on ne négocie pas, on marchande", soupire-t-il.

Le regard de son père

Dans les bureaux de la FGTB fédérale, Marc Goblet, très attaché à l'unité fédérale, s'emploie à répliquer à Bruxelles les méthodes et l'atmosphère de travail qu'il avait instaurées à Liège : en bref, un système qui laisse la place aux conflits d'idées sans entamer la camaraderie. Et la sauce semble prendre - à moins que ce ne soit encore la période de grâce : en quelques mois, il a réussi à fédérer les membres d'un syndicat un peu cabossé par les huit années précédentes. "Il a remis de l'ordre, proclame un métallo liégeois. Le climat est plus apaisé. Et on est tous d'accord sur le but à poursuivre." Nul n'est dupe, pas même lui. Il sait que certains l'attendent au tournant, qui considèrent que le costume de secrétaire général est trop large pour lui. Qu'il fallait à la tête du syndicat quelqu'un qui n'ait pas l'âge d'être grand-père ; qui soit un rien moins machiste et un peu moins sûr de lui. Il sait que d'autres comptent sur lui, par contre, pour ramener la FGTB à une conduite plus prévisible, ce qui n'était plus guère le cas. "Quand on devra parler de la réforme de la FGTB, plus tard, on verra, avance Jean-François Tamellini, secrétaire fédéral. Pour le moment, on est face à des enjeux externes."

Ce poste exposé au sommet du syndicat, Marc Goblet aurait pu ne pas le prendre. La tentation était-elle trop forte ? "La FGTB ne me doit rien mais je lui dois tout, répond-il. Et puis, c'est la preuve que mon père, qui m'a mis le pied à l'étrier syndical, ne s'est pas trompé." A cet instant, mais à cet instant seulement, on devine une faille dans le métal du bulldozer.

Cela n'empêche pas ce fan de Fernandel, Bourvil et de Funès de s'amuser dès qu'il est entouré d'amis ou de sa famille, qui compte suprêmement. Bon vivant, il aime pêle-mêle le vin de Vacqueyras, les enfants qu'il aimante, le festival d'Avignon. Et la cavalcade de Herve. Une année, il y a invité des responsables politiques à manger le plus vite possible un fromage de Herve. "Selon le principe "la peur n'éloigne pas le danger", il n'a peur de rien", sourit Jean-Pascal Labille. Sauf pour sa famille. Et sa petite-fille Mélanie : il n'y a qu'avec elle qu'il part perdant dans la négociation.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlMarc GobletJean-Claude BottelbergsSimonElio Di RupoHerveLiège
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois
5485845Et encore un de plus qui renie sa région et surtout ses promesses. Le MR tout entier est pieds et poings liés au diktat de la NVa et de son Président. Quel lourd préjudice vont-ils nous affliger avant de disparaître. Comment le grand Monsieur Reynders, qui se dit bruxellois, réagit-il sur cette problématique du survol de Bruxelles. Les activités de l'aéroport "National" ne profite qu'à la Flandre mais ce sont les francophones qui payent le prix des nuisances. Quand les citoyens de la francophonie mettront-ils ces inciviques du MR dehors de toutes gestion des affaires du pays pour s'être "Vendus" à la Flandre. sans aucune contrepartie pour la Wallonnie.2016-11-18 11:28:13Elio puppin485779Le vrai problème, c'est que tout le monde s'en fout de la population... on est taxé, on nous supprime notre sécurité sociale... et on nous survole en nous soumettant à une pollution sonore incessante... Comme toujours il faudra attendre une catastrophe avant d'agir... la population en a marre mais alors vraiment marre....2016-11-18 10:15:30Silvana Montero485445Salut le rochefortois, le namurois, le liégeois d'origine mais vivant à Zottegem en Flandres chargés d'étudier et comprendre les survols illégaux et les route des avions de Zaventem sur des quartiers bruxellois... Je comprends pourquoi maintenant que vous soyiez obligé de demander à un ancien collaborateur de vous indiquer où se trouvent les quartiers bruxellois densément peuplés et densément survolés... mais quand ferez vous cette concertation promise par le Premier Ministre avec les autorité bruxelloises, qui elles connaissent leurs malheurs et où se trouvent leurs quartiers, alors que le cabinet subit très bien les ukases flamands un peu plus menaçants vis à vis du gouvernement fédéral et proche NVA...2016-11-17 17:59:33Jean-Luc LIBOTTE485419Donc à partir de ce jour,et pour éviter toute contestation, chaque ministère dirigé par un francophone devra compter au moins un représentant bruxellois, un wallon liégeois, un wallon carolo, un wallon picard..., un brabançon wallon, un ardennais ,un gaumais,et un germanophone....2016-11-17 17:45:58Michel Lauwers485339C'est une bonne décision courageuse: il y aura ainsi des gens compétents et impartiaux et non plus des emmerdeurs de bruxellois payés par l'une ou l'autre commune. On ne peut pas tout avoir: le sac et les poires!2016-11-17 17:03:42roger braipson5738072016-11-17 12:00:492016-11-17 20:24:24Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois

La cellule aéronautique du cabinet fédéral de la Mobilité, chargée de résoudre le casse-tête du survol aérien de la capitale, ne compte plus aucun Bruxellois en son sein.

yesVincent Genot2016-11-17 12:01:00http://www.levif.be/actualite/belgique/cabinet-bellot-sans-experts-aeriens-bruxellois/article-normal-573807.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/cabinet-bellot-sans-experts-aeriens-bruxellois/article-normal-573807.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Cabinet Bellot sans experts aériens Bruxellois

A la tête du cabinet, on trouve le ministre libéral rochefortois François Bellot, un chef de cabinet, Michael Vanloubbeeck, Liégeois d'origine mais vivant à Zottegem, et un chef de cabinet adjoint en charge de l'aérien, Michel Dascotte, domicilié en région namuroise. "Nous choisissons les gens sur base de leur expérience, pas de leur localisation géographique", insiste le cabinet.

...et Frédéric Colson est parti

Le conseiller qui était en charge de la cellule aérienne du temps de la ministre Jacqueline Galant a également quitté le cabinet. Frédéric Colson, pilote de ligne, avait été épinglé par Le Vif/L'Express pour un potentiel conflit d'intérêt . L'homme est en effet actif dans deux sociétés, Flygger et Diam-Air, susceptibles d'intervenir dans la formation des pilotes de drones. Une formation rendue obligatoire en vertu d'un arrêté royal à la rédaction duquel... Frédéric Colson a étroitement collaboré.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlPolitiqueTransport aérienFrançois BellotFrédéric ColsonJacqueline Galant
Du rififi à l'UCM, où le personnel dénonce un climat de peur
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05723732016-11-14 09:15:112016-11-16 14:12:19Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Du rififi à l'UCM, où le personnel dénonce un climat de peur

Deux directrices de l'Union des classes moyennes viennent d'être licenciées. Elles avaient mis en cause le management de la direction générale.

yesrmgimport newsgate2016-11-16 08:45:00http://www.levif.be/actualite/belgique/du-rififi-a-l-ucm-ou-le-personnel-denonce-un-climat-de-peur/article-normal-572373.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/du-rififi-a-l-ucm-ou-le-personnel-denonce-un-climat-de-peur/article-normal-572373.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Du rififi à l'UCM, où le personnel dénonce un climat de peur

Le conseil d'administration de l'UCM (Union des classes moyennes) a licencié, il y a quelques jours, sa directrice financière Sabine Chaudoir et sa directrice des ressources humaines, Vanessa Bols. " Le conseil d'administration a conclu à une rupture de confiance entre elles et la direction générale ", a précisé Arnaud Deplae, secrétaire général de l'UCM. Selon les informations récoltées par Le Vif/L'Express, les deux directrices ont remis deux notes à la direction, incarnée par Jean-Benoît Le Boulengé et David Sienaert, mettant en cause leur politique de gestion d'une part, et leur manque d'anticipation financière d'autre part. Selon cette analyse comptable, la survie à moyen terme de l'UCM - où travaillent environ 800 personnes - serait compromise. Ces deux documents sont finalement arrivés entre les mains du conseil d'administration, qui a fait procéder à un audit pour vérifier la pertinence des critiques.

" L'audit a conclu qu'il n'y avait pas de signaux préoccupants, même si chaque secteur d'activités doit faire face à ses propres défis ", a nuancé Thierry Evens, porte-parole de l'UCM. Les deux directrices ont dès lors été licenciées par un conseil d'administration unanime, pour rupture de confiance et non pour faute grave. " Elles ont allumé un incendie alors que cela n'avait pas lieu d'être ", commente Jean-Benoît Le Boulengé. Acté le 14 octobre, le départ de Vanessa Bols et Sabine Chaudoir, qui travaillaient à l'UCM depuis plusieurs années, n'en a pas moins fait l'effet d'un coup de tonnerre parmi le personnel de cette organisation patronale attachée à la défense des PME et des indépendants.

Les représentants du personnel ont demandé, à l'occasion du conseil d'entreprise du 20 octobre dernier, à recevoir des explications sur les raisons objectives de ce double licenciement. Des réponses précises devraient leur être fournies lors du prochain conseil, soit le jeudi 17 novembre. Les délégués du personnel ont également réclamé les notes polémiques, ce qui leur a été refusé. " Si ces directrices, dont les compétences ne sont pas en cause, ont questionné la manière de gérer la maison, elles avaient de bonnes raisons de le faire ", estiment plusieurs membres du personnel désireux de rester anonymes.

La direction de l'UCM a été avertie par les représentants du personnel que celui-ci avait perdu confiance dans sa hiérarchie et vivait dans un climat de peur. Certains employés ont spontanément appelé à un arrêt de travail, prenant de court leurs propres délégués. Il se murmure que d'autres directeurs seraient soit volontairement sur le départ, soit sur un siège éjectable pour ceux qui ont soutenu les deux directrices. " Ici, quand on n'est pas dans un moule obéissant, on ne dure pas ", souligne un cadre. " Il y a des choses qui vont bien à l'UCM, mais beaucoup vont mal. On ne fait pas grand cas de l'humain ", embraie une autre employée.

Plusieurs directeurs ont quitté l'UCM ces dernières années, dont certains pour " divergences de vues ". D'autres ont préféré démissionner. " Tous ceux qui sont partis sont des gens intelligents, le plus souvent investis dans leur travail, observe un employé. A un moment, ils ne sont plus en phase avec une direction qui ne défend pas forcément ses membres. A l'UCM, dans les faits, on se bat plus en interne qu'en externe. "

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlSocialEmployeurSabine ChaudoirVanessa BolsJean-Benoît Le BoulengéUnion des classes moyennesUCM
Etes-vous contaminé par l'extrême-droite?
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25469933https://www.youtube.com/watch?v=cw2wABw-zsk Je m'excuse, je me trompe d'histoire d'amour:Tristan und Isolde.2016-10-27 11:20:52Michèle PLAHIERS469931Viviane Oudaert, Le début 'hypnotique" du film: Mélancholia.... Dans les périodes de spleen. Mais alors, je lui préfère Preisner. Excellent pour perdre des kilos et l'appétit2016-10-27 11:19:13Michèle PLAHIERS469929Madame Plahiers. Mais c'est précisément ce que je dis. Il ne suffit pas que x, personne peu recommandable, dise ou apprécie une chose pour que celle-ci soit suspecte. Par contre à ma connaissance, Wagner n'a jamais composé de Roméo et Juliette mais Gounod, oui-)2016-10-27 11:18:00étienne bodson469927Les frontières. Si une culture, un peuple a une identité bien affirmée (régionalisme), les frontières ne sont pas nécessaires. Je n'ai pas besoin de frontière pour savoir que je n'irai jamais habiter en Allemagne..2016-10-27 11:17:10Michèle PLAHIERS469925Michèle PLAHIERs - je ne connais pas un roméo et juliette de wagner juste celui de prokofiev dont la danse des chevaliers.2016-10-27 11:15:38Viviane Oudaert469921Par contre le revenu au mère de famille est à mon avis bien trop orienté et je lui préfère l'idée de revenu universel. Un artisan qui veut se lancer a les mêmes rêves qu'une pondeuse potentielle.2016-10-27 11:12:12Michèle PLAHIERS4699199/20 certaines questions sont logique" comme le bien être animal doit être problème majeur pour le gouvernement" J'aime beaucoup les animaux et ne veut à aucun prix qu'on leur fasse du mal mais de là à être une priorité pour le gouvernement. Je pense qu'en ce moment il y a d'autres soucis majeurs.2016-10-27 11:11:51Viviane Oudaert469911Robert Lejoly effectivement Lejoly qui botte en touche...2016-10-27 11:08:04Michèle PLAHIERS469905Il est beaucoup plus simple de lire les messages qu'une personne dépose sur des forums comme celui-ci pour déterminer ses orientations politiques. Pour le reste, un questionnaire très orienté dans ses formulations qui ne donne comme choix de réponses que oui ou non ne constitue en rien un test de quoi que ce soit...2016-10-27 11:04:30Robert Lejoly469901La question qui me pose le plus de problèmes: faut-il ou non renvoyer les délinquants dans leur pays d'origine? J'ai répondu oui, pas par rejet de l'étranger, loin de là, mais parce que la coupure avec les racines et les traditions expliquent le plus souvent la délinquance.2016-10-27 10:58:13Michèle PLAHIERS469893Baudouin Labrique: parfaitement d ' accord avec vous -- + 1 point ? -- . Certaines répoinses relèvent du BON SENS le plus élémentaire , mais sont considérées comme d ' extrême - droite , c est du DÉLIRE !!! Ce questionnaire sert à dédouaner la bien-pensance des partis au pouvoir : " pensez comme nous , ou vous serez ostracisés" , c ' est le message subliminal de ce test !!2016-10-27 10:52:31Vladimir Scharapow469891étienne bodson, Beethoven n'a jamais été associé à l'extrême droite mais a été récupéré par celle-ci. Par contre, Wagner... ce qui ne m'empêche d'aimer: "Roméo et Juliette".2016-10-27 10:52:07Michèle PLAHIERS469885Dans tous les tests psychologique, c'est l'accès à la différence sexuelle et donc l'intégration de la castration qui sont les meilleurs garant d'une impossibilité d'un régression dans la zone plus trouble de la psychose, de la perversion et de la paranoïa, terreau de la pensée d'extrême-droite2016-10-27 10:49:55Michèle PLAHIERS469879Madame Plahiers. Ce n'est pas parce que x ou z de contestable a pu croire telle ou telle chose, que celle-ci le devient ipso facto. Les nazis mettaient Beethoven sur un piédestal. Faut-il pour cela renoncer à écouter la sonate au clair de lune ou la pathétique?2016-10-27 10:45:47étienne bodson469873C'est bizarre ! Le lien refuse d'ouvrir la page. J'en conclus donc que NON, je ne suis pas d'estremmmmdewattttt ! Ouf ! Ça me rassure que vous n'imaginez pas...2016-10-27 10:40:48René Gérard469867"Quant à ranger le souci du bien-être animal dans le giron de l'extrême-droite," Bébé la bien nommée...2016-10-27 10:37:53Michèle PLAHIERS469863rien à cacher : 12 sur 202016-10-27 10:37:12Marcel Brada469861Ouf, je ne suis pas d'extrême droite (6/20). Mais le questionnaire est sujet à caution, entre autres à cause des disjonctions dont il est truffé! Par exemple, mettre sur le même pied peine de mort et prison à perpétuité, la suppression des syndicats et leur donner un statut etc, c'est un choix qui se discute! Quant à ranger le souci du bien-être animal dans le giron de l'extrême-droite, où les concepteurs du test ont-ils pu trouver cette idée?2016-10-27 10:35:56étienne bodson469859Dernier commentaire pour boucler le sujet. Le père de Laurent Joffrin (Libé et le mariage homo pour ceux qui l'auraiten zappé) est (ou était) un ami des Le Pen....2016-10-27 10:35:20Michèle PLAHIERS469857Donc, comme le dit Monsieur Labrique. Ce test n'est pas pertinent.2016-10-27 10:31:53Michèle PLAHIERS469853La preuve: La N-VA défend le mariage homosexuel. CQFD. Et sur ce forum, j'ai constaté que les pro-mariage homosexuel sont d'extrême-droite.2016-10-27 10:29:55Michèle PLAHIERS469851Le tes aurait été très différent il y a une quarantaine d'années. La gauche était anti-homo. L'homosexualisme, une orientation d'extrême-droite. Voir à ce sujet l'histoire du surréalisme.2016-10-27 10:25:19Michèle PLAHIERS469845Erratum : mais rivés plus sur des objectifs2016-10-27 10:21:40Baudouin Labrique469843Ce test contient des options ("d'accord") qui sont (dogmatiquement et donc abusivement) attribuées aux adeptes de l'extrême droite, alors qu'elles existaient bien avant que l'extrême droite ne les reprennent à son compte. On inverse donc la chaîne temporelle de l'histoire et ce test constitue donc une manipulation inacceptable de la réalité ! Cocher partout "pas d'accord" donnera prise à toutes les mains mises de politiques dont les motivations sont, comme on ne le sait que trop, évidemment très éloignées des intérêts réels de la population, mais plût sur des objectifs personnels d'enrichissement, de pouvoir et de réélection (quitte à se dédire allègrement d'une manière éhonté : Cf. les ministres Antoine, Nollet...).2016-10-27 10:20:21Baudouin Labrique469837Plutôt rassurant pour une réac de gauche: 8 sur 20.2016-10-27 10:16:54Michèle PLAHIERS5664932016-10-26 20:37:422016-10-27 11:15:44Le VifPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Etes-vous contaminé par l'extrême-droite?

Les attentats de Paris et de Bruxelles et la vague d'immigration massive de l'an dernier font le jeu de l'extrême droite. Les élus démocrates reprennent d'ailleurs à leur compte certaines de ses revendications, jugées jadis inacceptables. Poussés, semble-t-il, par l'adhésion croissante de citoyens aux idées brunes. Et vous? Un peu, beaucoup ou pas du tout? Le test.

noKevin Dochain2016-10-27 09:30:00http://www.levif.be/actualite/belgique/etes-vous-contamine-par-l-extreme-droite/article-normal-566493.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/etes-vous-contamine-par-l-extreme-droite/article-normal-566493.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Etes-vous contaminé par l'extrême-droite?

Le contexte global a changé en Belgique et en Europe, confrontées à d'importantes vagues d'immigration et à des attentats sans précédent. Le terreau est propice aux idées de l'extrême, bien plus que par le passé. Ce qui explique que les valeurs centrales défendues par les partis radicaux, populistes, voire ouvertement xénophobes, se glissent plus aisément dans les esprits. Jusqu'à ceux des responsables politiques démocrates et de la population. On sait que l'extrême droite a pour habitude de cultiver les terres de l'immigration, de la sécurité, du sentiment national. Mais ses propositions n'hésitent pas à quitter ces pistes convenues pour en explorer d'autres. Et vous, êtes-vous aussi pollué, contaminé, en âme et conscience ou à l'insu de votre plein gré, par des idées jugées il y a peu nauséabondes mais aujourd'hui débattues, envisages voire adoptées? En d'autres termes, légitimées.

C'est l'objet du test que nous vous proposons. Une exploration de soi, transparente, sincère et sans tabou, face à des questions qui n'ont rien d'anodin. Vingt propositions ou pmesures politiques, économiques, sociales, culturelles, budgétaires et sécuritaires vous sont soumises. Marquez pour chacune votre adhésion, ou non. En fonction du résultat obtenu, vous devriez pouvoir mesurer votre degré de perméabilité aux idées d'extrême droite. "Une mesure extraite du programme d'un parti d'extrême droite ne fait pas tout un corpus idéologique d'extrême droite", insiste ainsi Jean Faniel, directeur du Crisp (Centre de recherche et d'information socio-politiques).

Prêts à répondre, donc? Allez-y.

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Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"
Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"
Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"
Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"
Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"
Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"
Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"
Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"
2452595"Il y a autre chose que la politique dans l'existence. C'est sûrement vrai. C'est pourquoi on est impatients à ce qu'il essaie cet "autre chose". Cela nous délivrera du populisme libéral.2016-10-06 23:36:51Claudine SOHIER452509" J'espère avoir la force de partir, souffle-t-il dans une bouffée de fumée électronique étiquetée "café-tartines rôties". Il y a autre chose que la politique dans l'existence. " On verra ce qu'on verra ... Il change assez facilement d'avis car on ne l'entend plus du tout concernant l'asymétrie linguistique à la Défense, par exemple, ce qui était son dada quand il était dans l'opposition au fédéral ...2016-10-06 20:48:09Francis Massaux5577812016-10-03 14:24:502016-10-06 15:56:13Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"

A 42 ans, le chef de groupe du MR à la Chambre est en passe de réussir son pari : survivre puis exister comme chef de file du seul parti francophone de la majorité. La route de ce fils de son père ne manquait pourtant pas d'embûches. Mais avec de bonnes bottines, on passe partout. Portrait.

yesrmgimport newsgate2016-10-06 15:30:00http://www.levif.be/actualite/belgique/denis-ducarme-il-y-a-autre-chose-que-la-politique-dans-l-existence/article-normal-557781.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/denis-ducarme-il-y-a-autre-chose-que-la-politique-dans-l-existence/article-normal-557781.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Denis Ducarme : "Il y a autre chose que la politique dans l'existence"

Sur les photos de l'école primaire, sa tête émerge systématiquement. Petit, il était déjà grand. Ainsi commence la vie de Denis Ducarme, chef de groupe MR à la Chambre et figure de proue du seul parti francophone du gouvernement.

23 octobre 1973. A l'entame d'une existence, chacun a sa propre valise. Dans celle de ce futur élu, il y a ce père tellement omniprésent qu'aujourd'hui encore, les uns et les autres confondent les deux prénoms. Ce qui n'est pas simple pour le plus jeune. Daniel et Denis Ducarme ne sont pas les mêmes. Mais ils ont en commun une voix, forte et grave, la passion de la politique, une forme de pudeur et... une pareille difficulté à arrêter de fumer.

Daniel Ducarme, c'est le Barberousse de Thuin : un animal politique, surdoué de la communication, président du PRL transformé sous sa houlette en MR, emporté par le cancer à 56 ans. Le père n'a pas aidé le fils, si ce n'est en lui léguant son patronyme - un cadeau, vraiment ? Et en discutant de politique, des heures durant, avec Denis et son frère Lucas. " Il nous disait de ne pas en faire, ou de bien réfléchir avant car ce n'est pas toujours agréable ", se souvient Lucas.

C'est que dans cette valise, entre les crêpes englouties devant l'âtre de la maison familiale de Remont, il y a aussi des coups de griffe, des trahisons, des mises à mort. Flotte dans l'air de la campagne thudinienne l'assassine sentence de Jean Gol à propos de Daniel Ducarme : " Il ira loin, son bagage est léger. " En 2004, le père de Denis est contraint à la démission après la révélation d'un sévère redressement fiscal. L'après-midi même, son fils est dans l'hémicycle. " Nous avons été marqués à vie par ces événements ", glisse Lucas. Son père a ensuite gagné tous ses recours. Le mal était fait. Au moins sur deux générations. " Je vis avec la mémoire, pas avec la rancune ", assure Denis Ducarme. Mais j'ai vu mon père mordu dans sa meute. " L'homme sait qui a trahi son père. " Je vis peut-être dans la hantise d'être déçu ou mordu, même si j'ai le cuir épais ", lâche-t-il.JEAN MARC QUINET/REPORTERSAvec Laurette Onkelinx (PS), sa "meilleure ennemie".

Les livres comme une évasion

Entre Daniel et Denis, deux tempéraments, tout n'a pas toujours été simple. Ce n'est pas pour rien que le second a nourri, très tôt, une envie d'évasion. Quand il ne construisait pas de cabanes dans les bois, costumé en Indien, Denis voyageait par les livres, qu'il dévorait. Les avions de chasse le passionnent déjà. Comme l'histoire militaire, marquée par la figure de cet aïeul tué durant la Seconde Guerre mondiale. Denis, totémisé Haflinger, monte aussi à cheval, quand il ne nage pas ou ne joue pas au foot ou au tennis. Même aux marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse, il n'a pu résister, costumé en pompier : le son du tambour le subjugue.

Un père à ce point omniprésent qu'aujourd'hui encore, on confond les deux prénoms

Colleur d'affiches durant les campagnes électorales, où il découvre la rivalité avec les militants socialistes armés de battes de base-ball, Denis s'initie aussi au théâtre. " Cela m'a défait d'une certaine timidité, raconte-t-il. Et appris à exprimer un message devant un groupe. " C'est toujours utile... Denis prendra très vite le pli de dire ce qu'il pense, quel que soit son interlocuteur. Et de vivre sa vie, en toute autonomie. Ce qui lui vaudra, lorsqu'il sera député, quelques rappels à l'ordre de son chef de groupe Daniel Bacquelaine, pour des sorties non concertées dans la presse ou au Parlement.

Grand adolescent, Denis Ducarme a déjà un tempérament de meneur. Avec quelques amis, il organise le festival rock du pendu à Thuin et lance un journal pour les jeunes, baptisé Vie-Rage. Le député Richard Miller l'a un jour qualifié de " plus belle plume du MR ", ce qui l'a fait rougir. Denis Ducarme a d'ailleurs longtemps songé à devenir journaliste. Ou enseignant. Le virus de la politique l'emporte pourtant lors de ses études en sciences politiques à l'ULB - entamées contre l'avis de ses parents - et de ses combats d'alors contre les groupes d'extrême gauche et la montée du Vlaams Blok. Il aime déjà la castagne politique.

A l'ULB, le Hennuyer fonde, à côté du cercle libéral historique, un nouveau groupe, baptisé Ciel (cercle indépendant des étudiants libéraux), au grand dam d'Hervé Hasquin, président du conseil d'administration. Il monte aussi une exposition de photos à l'occasion du 10e anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Pitbull

GEERT VANDEN WIJNGAERT/BELGAIMAGESon père Daniel, en 2000, alors président du PRL, avec Louis Michel.S'ensuit le tourbillon des jours, l'exigeante conquête d'un électorat et l'ascension résolue au sein de l'appareil du parti. Avant-dernier sur la liste pour les élections communales de 2000, Denis Ducarme devient échevin à Thuin et conseiller provincial du Hainaut. A ce poste, il livrera des batailles homériques contre le socialiste Paul Furlan. Trois ans plus tard, pas encore trentenaire, il entre à la Chambre. " Certains l'avaient condamné en pensant qu'il n'en sortirait pas sans son père ", glisse un de ses amis. A presque 43 ans, le voilà chef de groupe et conseiller de CPAS à Momignies. Le fédéral le monopolise bien plus que l'action locale, même s'il parcourt en tous sens le Hainaut, et cela sans conduire. Il aurait voulu devenir ministre de la Défense mais la N-VA a pris le poste. Un lot de consolation que d'être chef de file des vingt députés libéraux au Parlement ? " Il fallait un pitbull et il a été choisi pour ça, ce qu'il fait très bien ", lâche le socialiste André Flahaut. Confronté à tous les partis francophones relégués dans l'opposition, Denis Ducarme doit servir de bouclier.

Il prend donc les coups, qu'il ne redoute pas, et ne se prive pas d'en donner. " C'est une bête politique mais il n'est pas fin, affirme un élu écologiste. Il adore quand ça dérape et n'est bon que quand il accroche l'adversaire. " A entendre ses collègues, Denis Ducarme aurait tendance à user et abuser de la puissance de sa voix et de son physique imposant. A adopter des positions carrées peu argumentées, campé sur des principes tout aussi anguleux. " Il n'aime pas faire du mal aux gens, confirme un de ses amis socialistes. Ce n'est pas un méchant, mais il peut en donner l'image à ceux qui ne le connaissent pas. "

Denis Ducarme a d'ailleurs la réputation d'être, au pire, impulsif, au mieux, spontané. Quitte à offrir des fleurs dans l'heure qui suit à la personne qu'il a pu blesser. " Il était colérique avant, rectifie le député libéral wallon Olivier Destrebecq. Un peu lunatique et fougueux. Ce n'est plus le cas. Il a formidablement muri. " " Balivernes, coupe l'intéressé. Comme si ma fonction de chef de groupe avait pu me transformer d'un coup ! Je suis impulsif intérieurement, mais plus extérieurement ", précise-t-il, sans cesser de malaxer une balle antistress.

"Il fallait un pitbull et il a été choisi pour ça, ce qu'il fait très bien"

Ils sont pourtant nombreux, dans la majorité comme dans l'opposition, à évoquer d'abord son côté ingérable puis cette maturité nouvelle. " Son avis pèse au bureau de parti, assure Richard Miller. Il est en train de réussir sa mission. " Notamment pour fédérer ses troupes. Avec autorité et parfois violence, disent les uns, au point de faire peur à certains. Sans jamais être cassant, assurent les autres. " Il accompagne ses députés ", ajoute le député MR David Clarinval. Et il peut changer d'avis si on lui prouve qu'il a tort. " A chaque remaniement ministériel, on avait peur qu'il s'en aille du gouvernement ", sourit Philippe Pivin.

Même les pas qu'il pose pour se rendre à la tribune font partie du spectacle, au même titre que sa virilité assumée. " De la testostérone de Lidl ", ricane un centriste. Peut-être. Mais rares sont les élus à avoir participé à des défilés de mannequins comme le fit jadis Ducarme Junior... Au perchoir, donc, l'homme délivre les formules qu'il a bichonnées et dézingue à l'ironie, visant plus souvent qu'à leur tour les socialistes, Laurette Onkelinx en tête, sa meilleure ennemie. " C'est un des rares à pouvoir dire beaucoup de choses sans que personne ne sache de quoi il a parlé ", sourit un libéral bruxellois, à l'abri de l'anonymat. Micro à la main, il est dans son élément. Et il savoure. CHRISTOPHE LICOPPE/PHOTO NEWSAu perchoir, il délivre les formules qu'il a bichonnées et dézingue à l'ironie.

Une valeur sûre

Comme Denis Ducarme cogne, personne ne lui fait de cadeau. On l'attaque donc aussi sur le fond, pointant sa maîtrise un peu limite des dossiers. " Discuter de tel ou tel article de loi ne l'intéresse pas : il n'est pas technocrate, souligne-t-on dans les rangs du CDH. Sur le fond, il sonne creux. Il lit la note déposée sur son bureau, aboie et puis s'en va. " Faux, réplique-t-on côté MR : on ne tient pas le coup dans le débat parlementaire si on n'a pas le fond. " Certes, il n'est pas technocrate, admet une proche. Mais il n'y a pas qu'un modèle d'homme politique. " Plusieurs libéraux assurent que Denis Ducarme est prudentissime et qu'il ne s'avance jamais à découvert. Il a assez encaissé de coups pour ne pas prendre de risques inutiles.

Au-delà des apparences, l'homme est jovial et apprécie l'humour. Il veille à soigner les relations, dans et hors du milieu politique. Son amitié est indissoluble dans le temps qui passe. Il voit, tous les deux mois environ, son petit cercle d'amis inoxydables, avec lesquels il ne parle pas politique. Il évoque plutôt ses derniers chemins de marche avant d'attaquer avec eux, au choix, une entrecôte à l'os ou une sole.

A la Chambre, Denis Ducarme salue les uns et les autres, prend des nouvelles et se manifeste en cas de coup dur. Intuitif, il sait d'emblée le genre de personne qu'il a en face de lui. Et sa valeur. " C'est quelqu'un de profondément humain, assure une parlementaire de l'opposition. En privé, il pourrait apporter des nuances à ce qu'il dit. " " Il est plus fragile qu'on ne le croit, embraie Olivier Maingain. C'est une personnalité très attachante, avec une grande sensibilité derrière une carapace de géant. "

Il fulminerait s'il savait que certains le comparent aux élus de la N-VA, et d'autres à Nicolas Sarkozy : lui ne se dit pas de droite, mais libéral et démocrate, proche des idées de Manuel Valls. Denis Ducarme connaît en tous cas suffisamment le prix de l'ambition pour ne pas y laisser sa peau. D'ailleurs, il surveille son poids et carbure aux légumes. Il ne compte pas finir sa carrière en politique. " J'espère avoir la force de partir, souffle-t-il dans une bouffée de fumée électronique étiquetée "café-tartines rôties". Il y a autre chose que la politique dans l'existence. " L'envie de vivre normalement, par exemple. Et de préparer à nouveau sans hâte ces savoureuses coquilles Saint-Jacques de Carteret qui avaient fait, jadis, fondre son exigeant marmiton de père.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlPolitiqueDenis DucarmeDaniel DucarmeThuinMRChambre
Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey
Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey
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Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey
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Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey
Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey
Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey
25452557PHG disait : "J'étais assis à un banquet du PSC et je me suis retrouvé à côté de Joëlle Miilquet." Conclusion de PHG : "Je n'ai jamais vu quelqu'un d'une telle inculture."2016-10-06 21:58:31Joël Goffin452555Joëlle Milquet, sous-préfecte de Lens. Inspecte les anciens terrils, scorie après scorie. Joëlle, occupe-toi de ta famille et arrête la politique où tu es nuisible à ton parti, à Bruxelles, au Belgium.2016-10-06 21:45:12Joël Goffin452469Le pacte d'"excellence" (tu parles...) est de toutes façons une usine à gaz impayable. Aussi impayable que les cornichonneries pédagogiques qui massacrent depuis des années notre enseignement ! Et je sais de quoi je parle.2016-10-06 19:58:22Christian Boulet452279Le Vif aurait-il attendu le retour de Milquet pour sortir le dossier. C'est bien joué car tout ce qui l'écartera des lieux de décision ne peut être que positif.2016-10-06 16:26:13Georges Vassaux452219Forces obscures et plus sociologiquement "Minorités actives" , réfléchissez!2016-10-06 15:30:23Marie-Louise Fonder452205Solide et Michel, beaucoup de consultants sont belges, sont bardés de diplômes universitaires, ont enseigné. Ils ne sont pas là pour décider mais pour organiser les changements, comme faire des synthèse, structurer les désirs des gens du terrain, ... Un très bon enseignant est souvent un mauvais directeur d'école, pour gérer les universités il y a maintenant un administrateur á cote du recteur, des administrateurs aussi dans les hôpitaux à côté des médecins. Une grande majorité des politiciens sont des juristes que peuvent-ils y connaître en trains et en centrales nucléaires, ou même organiser une administration et l'enseignement, faire appel à des spécialistes est donc souvent nécessaire, même pour organiser.2016-10-06 15:21:46Marie-Louise Fonder452189Oulalah !,les forces obscures ?.C'est quoi ça ?. Il faut en avoir peur ?.Encore un truc de la CIA ou de la NSA pour nous em........?.2016-10-06 15:08:13Michel Lauwers452185Troisième volet: le sérieux du Vif. ... il est maintenant évident que des forces obscures ont choisi de faire de la presse de bas étage avec des articles pleins d'amalgames, de relations interrogatives, et d'affirmations sans preuve. Surfer sur la scandalite sans dresser un tableau clair, un véritable populisme de presse qui jadis se limitait à quelques tabloïdes et qui percole au Vif et même á la RTBF dans question á la une. Il faut dire que Joëlle Milequet est une victime idéales, comme quelques autres femmes dynamiques. Ou alors, je me trompe et c'est encore plus honteux que la recherche d'audience.2016-10-06 15:03:40Marie-Louise Fonder452183Laissez ces consultants s'occuper du Sahara et dans 5 ans il faudra y importer du sable (sketch de Coluche valable aussi pour ces consultants ).2016-10-06 15:02:11Michel Lauwers452177Désolé pour vous Marie Louise fonder mais vous ne démontrez pas du tout l'inutilité des cabinets ministériels et des fonctionnaires....Vous semblez plutôt du côté de ces consultants, audits qui coutent la peau des fesses mais qui n'y connaissent généralement rien ....L'enseignement par ex, se porte mieux depuis que McKinsey s'en est occupé sous Milquet ?. Et si on laissait la parole,l'initiative aux gens de terrain?.Quand on apprend aussi que PCW n'est pas aussi neutre que Marghem le pense ou le dit ,il y a de quoi s méfier,non ?.2016-10-06 14:59:28Michel Lauwers452169Qui dirige le pays ? Ce n'est pas diriger un ministère en faisant appel à des "consultants" totalement étrangers à nos problèmes. Finalement ce sont ces gens là qui dirigent nos destins. De plus, leurs consultances coûtent la peau des fesses. Il y a suffisamment de gens compétents en Belgique, pour les consulter. En ce qui concerne l'enseignement, nous avons des profs d'univ et des profs du secondaires sans parler des nombreux directeurs qui en savent un bout. Je trouve cette pratique de "consultance" inadmissible. Quelle réaction chez les fonctionnaires court-circuités ? Ils se taisent, c'est leur job.2016-10-06 14:57:39Soline Phebus452161Deuxième volet: le danger de l'évaluation. mac Kinsey doit évaluer les coûts ... un frein à l'investissement bien nécessaire pour les changements souhaités, mais aussi un risque de voir mis à plat le les coûts, les salaires, le temps de travail, la durée des congés, .. et bien des problèmes de notre enseignement pas trop de quoi plaire aux syndicats et autres acteurs de la corporation.2016-10-06 14:47:24Marie-Louise Fonder452147Enfin le voile se déchire sur l'incompétence grasse des analphabètes qui se qualifient de Ministres. Nous connaissons aujourd'hui la valse des milliards gaspillés pour avoir l'air compétent mais tous ce charabia reste incompris par les fonctionnaires et les citoyens. Si les syndicats veulent redevenir crédibles, il faudra bien qu'ils se décident à faire grève pour faire fuir la parasitocratie des PS, CDH, Ecolo d'abord ensuite Défi et enfin MR. Rien n'empêche de se remonter le moral en rêvant à l'impossible.......2016-10-06 14:38:05daniel randle452145Désole pour Michel Lauwers, les administrations sont connues pour leur difficulté à gérer le changement, tout une partie de ma bibliothèque est remplie de livres traitant des études de cas et des observations sociologiques sur ce phénomène. Certains comme Crozier en ont fait de véritables théories. Pour le changement de notre enseignement, très cher et pauvre en résultat, il me semble que l'on a choisi un des groupes les plus expérimenté dans le changement et une bonne méthodes: la concertation intensive. Si faire avancer les choses est un pêché de lèse majesté pour l'administration, je ne sais pas ce qu'il faut faire ... peut être la guillotine?2016-10-06 14:37:30Marie-Louise Fonder452125Et l'armada des fonctionnaires dans tout cela? Laissés pour compte, traités comme des bons à rien, ou seulement bons à gérer ce qui a été décidé par (et pour ?) Mac Kinsey? Alors que c'est parmi eux que se trouve la connaissance réelle de l'enseignement, on peut comprendre leur démotivation. ... Il est temps de supprimer ces planques dénommées "cabinets", et rendre sa place et sa fierté à l'administration.2016-10-06 14:23:45Robert STAINIER452117Stop aux "chercheurs" en chambre sans aucun contact avec le quotidien des clases ! Le premier principe en enseignement : d'abord la solution le plus simple avant de se lancer dans des jargons intellectualistes! .Le maternel pour ouvrir à la sociabilité et à l'éveil de l'esprit des connaissances . Le primaire : six ans pour acquérir les (solides) bases de la langue maternelle, du calcul ,de l'histoire de sa commune, de sa région , de son pays le tout dans celle du monde actuel!! Géographie , idem que pour l'histoire . Evidemment , il faut avertir les futurs enseignant que , pdt 42 ans ils seront amenés à devoir inculquer les MEMES leçons adaptées aux circonstances .. Eventuellement réintroduire le "4ème degré" pour les primaires en mal de connaissances avant de les expédier dans un secondaire où l'on sait très bien qu'ils ne comprendrons RIEN. Dans le secondaire reformer les profs à travailler en collaboration et à ne pas confondre matières et comportement2016-10-06 13:59:07jean-jacques Bouttique452087Aujourd'hui sur levif.be: chez Milquet c'est McKinsey,chez Marghem, c'est PWC. A quoi servent les fonctionnaires des départements concernés et les cabinets ministériels très onéreux ?.2016-10-06 13:23:33Michel Lauwers452079Même dans le plus bel emballage cadeau tout ce qui touche la sorcière de près ou de loin est à priori suspect.2016-10-06 13:17:09Leslie Broughton452049Une nullité. Avec des appuis, elle serait sous-préfète en France...2016-10-06 12:52:49Joël Goffin452041Le pacte d'excellence devrait être appelé "Pacte Mac Kinsey". Denoêl a pensé et rédigé pour Milquet et le gouvernement de la Communauté française qui, à la limite, traîne l'enseignement comme un boulet. C'est beau de voir l'envers du décor. Merci le Vif. Je suppose que M-M. Schyns a été mise au courant du système avant d'accepter le poste de ministre. J'admire la morale du CDh dont certains sont de grands donneurs de leçons. Mac Kinsey a vraisemblablement budgétiser son plan en lieu et place des paniers percés de la CF... on peut rêver!2016-10-06 12:47:14Georges Vassaux452031Une fois de plus, les politiciens Belges montrent leur vrai visage. Un visage de tromperie, de magouille, de fausseté. Et cette Milquet qui revient à la politique après s'être fait oublier quelques temps, cela rime à quoi.2016-10-06 12:38:15Giovanni NERI452023Vive le pilotage de l'enseignement obligatoire phagocyté par une oligarchie d'idéologues depuis la signature du décret "Missions" de juillet 1997, cet enfant adultérin du couple socialiste (représenté par Mme ONKELINX et Jacky LEROY) et catholique (représenté par le SeGEC, alors Rue Guimard): au premier, le contrôle de l'orientation pédagogique (la mise sous tutelle des écoles, les cellules vde pilotage...), au second, le monopole de l'enseignement chrétien, et donc aussi la mise sous éteignoir des écoles lasalliennes, jésuites, salésiennes. Un pacte mafieux au sens propre, dont on ne mesure aujourd'hui encore que les premiers effets: la standardisation des procédures éducatives et des résultats, l'absence de transparence (qui a négocié le Pacte dit d'excellence?), le discrédit total dub terrain!!!2016-10-06 12:32:11Jean-Luc LEFEVRE452003Un nouveau parfum de scandale et la Milquette n'est jamais loin !2016-10-06 12:17:01Charles Deloge452001Elle regarde vers le ciel, elle attend sans doute le messie, ou un miracle.2016-10-06 12:15:09de menthon constance451979L'enseignement aux mains de technocrates loin du terrain et de la vie des enseignants. A nouveau copinage P$-CDHALAL désastreux au détriment des profs et des élèves !2016-10-06 12:01:01GEORGES KREUTZ5588752016-10-06 10:25:352016-10-06 10:37:25Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey

Etienne Denoël, patron de McKinsey Belgique et ami de Joëlle Milquet, est parvenu à imposer sa firme de consultance comme partenaire du Pacte pour un enseignement d'excellence. En cassant les prix. Mais, sans le dire, le PS et le CDH l'avaient choisi avant même qu'un appel d'offres soit lancé.

yesVincent Genot2016-10-06 10:26:00http://www.levif.be/actualite/belgique/enseignement-l-etrange-omnipresence-des-consultants-de-mckinsey/article-normal-558875.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/enseignement-l-etrange-omnipresence-des-consultants-de-mckinsey/article-normal-558875.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey

Spa, début mars 2016. Dans les salles lumineuses de l'hôtel Radisson Blu Palace, une cinquantaine de personnes, représentant les douze groupes de travail rivés à l'élaboration du Pacte pour un enseignement d'excellence, s'activent. Vissés à leurs écrans, les consultants de McKinsey publient à tour de bras graphiques et tableaux. A la fin du séminaire, ils ont tapissé tout un mur de Post-It reprenant les propositions avancées et les ont classées en fonction de leur coût, leur efficacité et leur impact sur l'inégalité dans les classes. "C'était bluffant", lâche Bernard De Vos, le délégué général aux droits de l'enfant, qui préside l'un des groupes de travail. Ces "men in black", comme on les appelle ici, sont d'une efficacité redoutable. D'une rapidité déconcertante. Ils ne participent ni aux groupes de travail ni au Groupe central, sorte d'état-major du Pacte composé de membres du cabinet de l'Enseignement, de l'administration, des pouvoirs organisateurs, des associations de parents, des syndicats et copiloté par Laurence Weerts, représentante de la ministre, et Frédéric Delcor, secrétaire général du ministère de la Communauté française. Ils n'en sont pas moins omniprésents.

Un homme doit particulièrement savourer ce moment spadois : Etienne Denoël, patron de la branche belge de McKinsey. Depuis 9 ans, il oeuvre pour prendre sa place dans ce long processus. Pour mettre un pied - privé - sur le terrain de l'enseignement - qui relève d'une politique publique. Et remporter les marchés attachés à la production du Pacte.

Selon les informations du Vif/L'Express, il est même pour beaucoup dans le concept de cette vaste réforme fondée sur un réel travail participatif, qu'il évoque dès 2007. Bien avant tout appel d'offres, il s'est également fendu d'une feuille de route pour le Pacte qui a, dans les grandes lignes, été appliquée ensuite par le gouvernement de la FWB (Fédération Wallonie-Bruxelles). Rétroactes.

Nous sommes le 31 juillet 2014. Etienne Denoël reçoit, dans ses bureaux de l'avenue Louise, à Bruxelles, Joëlle Milquet, toute fraîche ministre de l'Enseignement, ainsi que Jean-Luc Adams, chef de cabinet adjoint pressenti. La ministre n'a pas encore rencontré les pouvoirs organisateurs, ni les syndicats : elle n'est en place que depuis neuf jours. Le patron de McKinsey y présente une note de 8 pages, consacrée à l'élaboration d'un pacte pour l'enseignement obligatoire en FWB. L'opération pourrait et devrait être menée en douze mois seulement. Cela tombe bien : la ministre Milquet est pressée d'agir dans un dossier emblématique, qui ne manque pas de visibilité.

Ce document, que Le Vif/L'Express a pu consulter, détaille les différentes phases du plan (diagnostic, sélection des options de réformes retenues, mise en oeuvre...), les ressources humaines et financières à mobiliser, la constitution du groupe de pilotage... "Nous pourrions nous charger d'animer les travaux, de structurer les plans de travail, de conduire certaines analyses critiques, de préparer les décisions pour le gouvernement et de synthétiser les recommandations", précise McKinsey dans son document.

Coût de l'opération ? Rien que pour les six premiers mois d'une partie de ce plan, le chiffre de "plusieurs millions d'euros" est avancé. Une somme dont la Communauté française ne dispose pas. "Nous avions parlé d'un financement privé, via des mécènes", poursuit Etienne Denoël dans sa note, laissant entendre que de précédentes conversations sur le sujet ont eu lieu. Quand ? Entre qui et qui ? Et dans quel cadre ? Ces questions sont pour l'instant sans réponses. Ni McKinsey ni Joëlle Miquet n'ont souhaité s'exprimer à ce sujet dans nos colonnes.

"Sur la base de contacts très préliminaires, plusieurs acteurs seraient prêts à soutenir la démarche mais certains d'entre eux souhaitent que le secteur public s'engage financièrement avant de les solliciter", précise encore le document. Quand ces contacts préliminaires ont-ils été pris en amont, avec qui, et pourquoi, dans le chef de McKinsey, effectuer ces démarches s'il n'est pas assuré d'embarquer dans l'aventure ?

Joëlle Milquet, jusqu'alors ministre de l'Intérieur, n'a appris que le 21 juillet qu'elle deviendrait ministre de l'Enseignement. A-t-elle pu évoquer cette question avec le directeur de McKinsey entre le 21 et le 31, alors que son cabinet n'est pas encore composé ? Et si ce n'est dans ce délai, à quand remontent ces rencontres avec Etienne Denoël, qu'elle connaît par ailleurs et qu'elle tutoie ?

"McKinsey ne fait que son travail de lobbyiste, il n'y a rien de mal à cela", affirme un président de parti. La note du 31 juillet reprend largement le memorandum présenté par McKinsey le 14 juillet, alors que la Déclaration de politique communautaire (DPC) n'est pas encore adoptée. Dans la version de DPC rédigée par les 6 représentants du PS et du CDH, le Pacte d'excellence n'était pas mentionné. Dans la version finale, retouchée par les présidents de parti, un paragraphe le concernant a été ajouté, à la demande de Joëlle Milquet.

Le prix de McKinsey intrigue

Septembre 2014. Une douzaine de collaborateurs du cabinet de l'Enseignement le quittent, en désaccord avec la vision que la ministre a du Pacte et de la collaboration avec McKinsey. Certains d'entre eux avaient mis Joëlle Milquet en garde, l'avertissant que les visites régulières d'Etienne Denoël au cabinet, avant tout appel d'offres, pourraient semer le trouble.

Début 2015, une procédure de marché public est lancée pour réaliser un diagnostic de l'enseignement. Le cahier des charges prévoit une facture maximale de 80 000 euros. Quatre candidats se présentent, dont McKinsey. "McKinsey a été sélectionné sur la base de critères qualitatifs, ses compétences ne sont pas en cause", assure le professeur Marc Demeuse, qui faisait partie du jury d'attribution. Ce qui peut, en revanche, être questionné, c'est la hauteur de ses prix. Car McKinsey ne demande que 38 000 euros HTVA là où les autres concurrents réclament 58 000, 70 000 et 78 000 euros. 38 000 euros, c'est ce que coûte un chercheur employé à temps plein pendant une demi-année. De toute évidence, le montant demandé par le consultant ne correspond pas à son coût réel. "Il s'est dit à l'époque que McKinsey avait cassé les prix pour emporter le marché", glisse un proche du dossier.

Légalement, le commanditaire d'un marché public est tenu d'interroger le candidat qui propose un prix considéré comme anormalement bas. Ce que fait le cabinet de l'Enseignement. " Le gouvernement a été informé qu'une partie des prestations de McKinsey étaient couvertes par un mécénat de McKinsey Belgique et d'acteurs tiers", a répondu Marie-Martine Schyns, qui a succédé à Joëlle Milquet comme ministre de l'Enseignement, au parlement.

Réponse dont le gouvernement francophone se satisfait. Il ne s'enquiert pas de la valeur réelle des prestations fournies par le consultant, ni ne se penche longuement sur les motivations des mécènes ou de McKinsey à agir de la sorte.

Certains avocats considèrent toutefois qu'il y a là entorse au principe de concurrence entre les candidats au marché public. "Il est curieux que les autorités communautaires n'aient pas creusé plus la question de ce mécénat, épingle une avocate. Selon moi, la justification de ce prix très bas n'est pas acceptable et un concurrent évincé pourrait aller en justice." "On sait comment ça marche, embraie une de ses consoeurs également spécialisée en marchés publics : travailler gratuitement ou à prix réduit crée des contacts privilégiés entre les contractants. Ethiquement, c'est problématique." D'autres avocats estiment en revanche que les concurrents vaincus n'ont qu'à chercher eux aussi des mécènes...

La Cour des Comptes s'en mêle

Pâques 2015. Le directeur de McKinsey rencontre, à son initiative, les dirigeants de la fondation Baillet Latour. Objectif : obtenir un soutien financier. "Nous pensons qu'un enseignement de qualité doit permettre à la société d'être plus équilibrée, ce qui nous tient à coeur, expose Alain De Waele, secrétaire général de la fondation. Nous avons soutenu McKinsey par le biais d'un don, payé en une fois pour deux ans, dont nous n'attendons pas de retour." La fondation Baillet Latour ignore le montant global du travail effectué par McKinsey pour la FWB, comme elle ignore tout des autres partenaires du projet. Et elle ne souhaite pas révéler l'ampleur de son coup de pouce financier. Idem pour la fondation Libeert. "Notre contribution est très inférieure à celle des autres mécènes", déclare le président Jean-Loup Libeert.

La première mission de McKinsey s'achève en juin 2015. Durant l'été, Etienne Denoël approche à nouveau le gouvernement de la Communauté française : il est prêt à continuer à travailler pour le Pacte, gratuitement cette fois. Les services gratuits échappent à la réglementation sur les marchés publics. Il n'y a d'ailleurs pas de marché lancé, dans ce deuxième cas.

Une fois encore, McKinsey se fera en partie payer par des mécènes en plus de travailler sur fonds propres: les fondations Baillet Latour, proche du groupe AB-Inbev, et Libeert, très intéressées par l'enseignement, mettent la main à la poche. La FWB, qui n'avait pas prévu de marché public pour la suite des travaux, faute de moyens financiers - le budget de fonctionnement prévu pour le Pacte s'élève à quelque 2 millions d'euros en 2015 et autant en 2016 - saisit l'aubaine. Une convention à titre gratuit est aussitôt conclue. "Que la Communauté française ne puisse financer elle-même ce processus est problématique", relève Bernard Delvaux, membre du Groupe de recherche interdisciplinaire sur la socialisation, l'e?ducation et la formation (Gir­sef) de l'UCL.

Il lui en aurait coûté de 6 à 8 millions d'euros, selon les chiffres qui circulent. "Nous n'avons jamais cherché à connaître la valeur de ce marché", assure Laurence Weerts, qui pilote le Pacte au sein du cabinet Schyns. L'argent ne transite d'ailleurs pas par les caisses de la FWB. "Pour une question aussi régalienne que l'enseignement, c'est spécial", s'étonne Barbara Trachte, députée Ecolo. La direction de McKinsey, qui avait été invitée à s'expliquer au Parlement, ne s'y est pas rendue. "En soi, l'appel à la consultance n'est pas problématique, poursuit Barbara Trachte. Mais personne ne peut concurrencer un candidat qui travaille pour rien. Et cela rend la FWB totalement dépendante de ce consultant."

A la demande du parlement francophone, la Cour des Comptes va d'ailleurs réaliser un audit sur le financement du processus du Pacte. Elle a déjà commencé à contrôler le marché public de consultance qui y est lié.

Une volonté de missionnaire

Ces trois dernières années, McKinsey a collaboré gratuitement à 240 projets dans le monde. Par engagement social, sans doute. Mais l'enseignement francophone est aussi un marché et le secteur ne manque pas de potentiel, notamment sur le plan du développement du numérique. Les consultants sont aussi des hommes d'affaires. La convention de partenariat signée entre McKinsey et la FWB prévoit d'ailleurs qu'au cas où la fondation Baillet Latour cesserait de supporter financièrement McKinsey, celui-ci aurait le droit de mettre fin à la convention. Le consultant ne compte pas faire de bénévolat...

L'accord passé avec la FWB lui permet aussi d'obtenir toutes les données statistiques sur l'enseignement - ce qui fait grincer des dents parmi les chercheurs qui n'y accèdent pas aussi facilement. Mais il est contractuellement prévu que ces données restent la propriété de la Communauté française, ne peuvent être transmises à des tiers ni utilisées à d'autres fins que celles que prévoit le partenariat et que McKinsey est tenu à la plus stricte confidentialité. La convention ne prévoit pas de destruction ni de restitution des données une fois le travail accompli.

Alors ? Etienne Denoël est sincèrement passionné par l'enseignement, disent plusieurs témoins qui parlent de "mission" dans son chef. Il est d'ailleurs investi dans d'autres projets (Teach for Belgium, Professors, Fondation de l'enseignement, Pulse Fondation) et travaille aussi avec le Segec (Secrétariat général de l'enseignement catholique), gratuitement. "Il croit savoir ce qu'il faut faire pour sauver l'enseignement, analyse Bernard Delvaux. L'enjeu de sa présence dans les travaux liés au Pacte est clairement de peser sur les politiques d'éducation." Et sans doute, plus tard, de pouvoir s'enorgueillir des résultats obtenus auprès d'autres pouvoirs publics.

Face à McKinsey, l'administration de l'Enseignement n'était pas de taille à rivaliser : elle ne dispose ni des moyens humains ni du support technique nécessaires pour abattre un travail aussi vaste en aussi peu de temps. "Parce qu'elle est appauvrie depuis des années et que les départs ne sont que partiellement remplacés", tempête le syndicaliste Joan Lismont, permanent communautaire du Setca-Sel.

Quant aux universités, elles n'auraient pas été en mesure de travailler dans des délais aussi serrés. Il aurait fallu les payer et trouver un délicat équilibre entre elles. La force de McKinsey, c'est qu'il se coordonne tout seul...

Et qu'il oeuvre depuis 2007 au moins, avec opiniâtreté, à se faire une place au soleil de l'enseignement. A l'époque, McKinsey signe une étude sur "Les clés du succès des systèmes scolaires les plus performants". Une autre suit en 2010, consacrée aux "Clés de l'amélioration des systèmes scolaires". Entre-temps, Etienne Denoël fait le tour des partis, syndicats, réseaux, directions d'écoles, associations de parents. Objectif dès 2007 : "Proposer au gouvernement, aux responsables politiques et acteurs cle?s du syste?me scolaire une approche possible pour ame?liorer la qualite? de l'enseignement obligatoire". Nous y sommes. "Quand le pacte a été annoncé, tout le monde connaissait déjà Etienne Denoël", constate Bernard De Vos.

Le patron de McKinsey Belgique a l'oreille des socialistes, avec lesquels il a collaboré pour le Plan Marshall. "Pour le PS, l'expertise de McKinsey est un fait acquis et il est hors de question de le mettre en cause", souffle un proche du dossier. Le consultant dispose aussi de bons relais au sein du CDH. "Au cabinet, on n'a jamais entendu parler d'une autre possibilité de consultance que celle de McKinsey", prolonge un ancien.

Frédéric Delcors, patron de l'administration de la FWB, tutoie lui aussi Etienne Denoël. "Pour le PS, dont la gestion est très pragmatique, travailler avec McKinsey n'est pas contre nature, commente un professeur d'université. Le PS croit vraiment que son aide va permettre de réguler un système peu ou pas géré." "Les décideurs politiques étant déjà empreints de cette idéologie d'évaluation et de leadership, ajoute un de ses confrères. McKinsey ne doit même pas les convaincre." "On ne sent pas les responsables politiques assez mal à l'aise par rapport à McKinsey", lâche Eugène Ernst, secrétaire général de la CSC-Enseignement.

Du côté du gouvernement communautaire, on affirme ne pas voir pour quelles raisons on se passerait de l'aide de McKinsey, ni pourquoi l'enseignement ne pourrait pas bénéficier de l'argent de mécènes, comme le secteur de la culture. "McKinsey n'intervient pas dans le processus décisionnel, rappelle Laurence Weerts. Il n'y a par ailleurs eu aucun contact entre la FWB et les mécènes du consultant". Ce que confirment les fondations.

McKinsey n'est pas présent au Groupe central, sauf lorsqu'il est invité à y faire une présentation. Et lorsqu'il produit un document, un rapport ou un tableau, le Groupe central lui demande souvent de les corriger. "Ce qui ressort de nos travaux, c'est le consensus des différents acteurs, que McKinsey soit d'accord ou non, martèle Laurence Weerts. Si McKinsey avait l'intention d'orienter les débats, son action serait neutralisée par le nombre d'acteurs qui siègent au Groupe central et qui ont chacun des intérêts différents."

Un travail inédit

Le volume de travail abattu par McKinsey est unanimement reconnu. "Ce consultant a apporté une amélioration de la connaissance du système d'enseignement et une objectivation via le diagnostic posé. Cela n'avait jamais été fait, rappelle, entre autres, Etienne Michel, directeur général du Segec. Il a aussi amené une méthodologie, avec l'analyse d'impact sur base de critères de coût, d'efficacité et de praticabilité. L'aide de McKinsey a été fondamentale. Mais ce n'est pas son pacte."

Tout le monde n'est pas rassuré pour autant. Les experts universitaires pointent les erreurs, les raccourcis ou les comparaisons hardies du consultant. L'un s'étonne que ce dernier évalue l'impact des mesures proposées sans tenir compte de leurs corrélations. "Ça n'a pas de sens de ne pas analyser l'ensemble", clame Fred Mawet, secrétaire générale de Changements pour l'Egalité. L'autre relève que pour le consultant privé, ce qui n'a pas été expérimenté ailleurs est systématiquement considéré comme non efficient. "McKinsey ne savait même pas comment fonctionne le calcul d'encadrement des élèves", s'indigne Eugène Ernst. "Je ne cautionnerais pas le rapport de McKinsey, martèle un professeur d'université. Sur le plan scientifique, il contient des erreurs."

Sur le fond, "les valeurs défendues par McKinsey font peur à tout le monde académique", embraie un autre universitaire. Aux yeux de ces experts, le consultant considère en effet l'école comme une entreprise d'enseignement, qui doit être gérée par une direction bénéficiant d'une grande liberté mais tenue de rendre des comptes sur ses résultats. "Qui pourrait croire que McKinsey n'est pas libéral ? interroge un professeur d'université. Pourquoi dit-il, par exemple, que l'allongement de la formation initiale des professeurs est trop cher ? Très cher, d'accord, mais pourquoi trop ? Et par rapport à quoi ? On voit assez nettement les pistes prédéfinies."

Le Groupe central se dit vigilant. "Globalement, on ne partage pas la vision de l'école du consultant, plutôt celle d'une école émancipatrice, relève un de ses membres. Mais on connaît McKinsey et personne n'est dupe. Si à un moment, on se rendait compte que ce qu'on a fait ne sert à rien, on partirait et tout le processus capoterait." Ce qui serait politiquement désastreux. Et très embêtant pour McKinsey. Il fera tout pour l'éviter.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlPolitiqueEducationEtienne DenoëlJoëlle MilquetBernard De VosMcKinsey BelgiqueMcKinseyEnseignementFWBconsultant
Islamophobie : "On a arraché mon foulard et coupé les cheveux"
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76431541Michèle PLAHIERS. La nigredo ? Connaît pas, mais par contre vos commentaires me font peur et m'envoient tout droit vers la dépression. Nous ne sommes pas à l'unif ici mais je reconnais votre savoir. Mais au fait, et en français cette fois, que pensez-vous de cette histoire ?2016-09-08 04:31:09André Duspeaux429301Stop avec cette victimisation généralisée avec un cas isolé, le MRAX, on le sait, n'a qu'une ligne de défense : Les musulmans ! Les dizaines d'agressions par des jeunes voyous issus de la "diversité", chaque jour en Belgique, JAMAIS le MRAX n'en parle, idem pour les femmes européennes qui se font insulter et importuner chaque jour, parce qu'elles ont le malheur d'être habillée à la façon européenne . Venez vivre dans un quartier à forte population musulmane, et vous verrez sans doute ces jérémiades d'un autre oeil, même si cette agression (si elle est vraie), est intolérable . Le peuple en a marre, c'est ce que nos bien-pensants et autres multiculturalistes refusent de voir, et quand ça va péter, il sera trop tard !2016-09-05 09:11:44Jean-Pierre Demol429173Et toutes les jeunes filles et les femmes belges qui se font suivre, insulter, toucher dans les bus par les arabes...il y en a tous les jours mais c'est devenu tellement habituel qu'on n'en parle plus et puis ce n'est pas politiquement correct....on ne peut plus appeler un chat un chat... Je suis désolée mais se foulard est une provocation car derrière cela se cache de l'intégrisme... Lorsque je me rends dans un pays musulman,par respect, je ne me promène pas en short...j'en attends de même dans leur façon de s'habiller par respect vis-à-vis du pays d'accueil et accueilli ils le sont et très bien...ce n'est pas au Qatar ou en Arabie qu'on les accueille aussi bien. Sa foi on la vit en soi, je suis désolée ou alors il faut aller la vivre dans les pays arabes.2016-09-04 22:21:19patricia GODART428931Le voile est un geste politique avant d'être religieux. Deux personnes m'ont dit que L'Arabie Saoudite subsidiait le port du voile chez nous (elle toucheraient un montant mensuel)...mais je ne suis pas parvenu à avoir confirmation.....exact ou faux ?2016-09-04 16:46:41Jean Cousin428893Je ne crois absolument pas au témoignage de cette femme, si c'était vrai, elle aurait déposé plainte....2016-09-04 16:01:28de menthon constance428739Mr Greg ... lorsqu'une fille en minijupe se fait violer, certains ne disent-ils pas qu'elle l'a bien cherché en les provocant? .... Si on suit le même raisonnement, cette fille couverte des pieds à la tête l'a bien cherchée aussi2016-09-04 12:30:47Marcel Brada428677Bonjour, je trouve cette histoire rocambolesque ! pas de témoins, pas de plainte ! bizarre ! pas de vidéo sur les réseaux sociaux ? alors que certains sont à l'affût de vidéos sensationnelles ! Et si, tout simplement, elle s'était faite tabasser par un de ses congénères ? pourquoi pas ? ils ne sont pas manchettes, eux non plus, en terme d'agressions ! Et si c'était vrai, c'est elle qui le cherche un peu ! elle n'a que la juste monnaie de sa pièce, un retour de manivelle qu'elle provoque elle même...pourquoi veut-elle absolument porter la " cagoule " ? pour nous agacer ? allez en Tunisie ou au Maroc, les femmes pleurent pour ne plus mettre le foulardd'ailleurs, de nombreuses femmes sont habillées à l'européenne ! que cherchent donc toutes ces musulmanes installées en Belgique ( ou en France ) ? qu'on essaye, nous, d'aller chez eux et y faire le 1/10ème de ce qu'ils font ici, et nous nous retrouverons en prison... bien à vous2016-09-04 11:49:33dan greg428569Ces foulards et habits noirs n'appartiennent pas à la culture Marocaine, mais viennent de la culture saoudienne. Que veulent obtenir ces filles, vivre comme en Atabie Saoudite? J'espère que nos politiciens vont enfin intervenir par des lois plus que nécessaires. Et si elles partent, tant mieux. Bon débarras.2016-09-04 10:28:06Jef Dubois428559Ces musulmanes, de plus en plus nombreuses, insistent pour porter le foulard et autres habits ridicules chez nous et pendant ce temps en Iran les femmes se battent pour pouvoir l'enlever. Honnêtement, je crois que nous avons chez nous les musulmans les plus arrièrés du monde et en France c'est encore pire.2016-09-04 10:24:21Jef Dubois428331Cet incident regrettable illustre une fois de plus qu'en Occident les accoutrements islamistes sont en réalité anti-islamiques, contraires à l'esprit et à la lettre du Coran qui rejette toute contrainte en religion, se contentant de conseiller aux femmes de s'habiller de manière à ne pas se faire offenser. Un message ignoré ou occulté par les prétendus intégristes, mais respecté par la plupart des musulmanes européennes qui s'habillent normalement, mais leur réalité est peu visible, car l'opinion a tendance à ne voir que les déguisées, victimes des déviations wahabites ou salafistes et d'autant plus que leur vêtement est plus provocant.2016-09-03 22:17:38Baudouin Petit428319Ce qui m'amuse beaucoup c'est la photo d'illustration ... un photographe passait par hasard par là lorsqu'une musulmane pleurait sur on ne sait quoi? .. le métier de comédien conviendrait parfaitement à cette frange arabe2016-09-03 21:57:18Marcel Brada428307@Ghislaine Lenoble2016-09-02 13:19:50 >>>>>>. Quant au MRAX avec son président le beau-fils de sieur Moureaux <<<<<<<<<<<<**************** vu sur cet angle ( tout le monde ne sait pas que c'est le cas) l'intérêt de cet article est clair : propagande afin de culpabiliser les Européens il est en effet impensable et peu credible que si cela se soit vraiment passé sans aucun témoin dans un endroit fréquenté........ on comprend mieux pourquoi cette organisation ne proteste jamais quand des autochtones se font attaquer, voler et insulter......2016-09-03 21:45:41christiane corbet428247L'homme qui fait face à son ombre entre dans le conflit : nigrédo, nuit, le sombre. Mais le réel se construit dans la conjonction des opposés. L'archétype du soi ou la totalité est à l'oeuvre. Il tend à briser l'unilatéralité du conscient. Le passage par l'ombre peut passer par un abaissement de l'intelligence. L'esprit ne fonctionne plus, la mémoire est défaillante, les mots manquent, la sensibilité est une angoisse alternant avec la torpeur. Phase symbolisée par le plomb. Comment l'homme peut-il vivre avec son ombre sans qu'il en résulte une série de malheurs ? "Jung" OEuvre au noir : dissolution, il faut se défaire de certaines identifications qui ont permis de se construire. http://www.reves-elisabethchaillou-jung.fr/processus2016-09-03 19:26:44Michèle PLAHIERS428243L'ombre est ce qui manque à chaque personnalité ou ce qui aurait pu vivre et qui n'a pas vécu. L'ombre est ce que le sujet ne reconnait pas et qui le poursuit inlassablement. L'ombre est l'inévitable contrepartie de ce qui a été réalisé. L'ombre est d'abord repérable à des figures qui ont le même sexe que le sujet et qui sont les principaux acteurs de ces rêves. Ces personnages ont des traits de caractère et des façons d'agir qui sont la contre partie de la personnalité consciente. L'élaboration consciente s'est marquée d'une succession de rejets : tabous, interdits, dénis, refoulements, défenses. Ces répressions ne sont jamais des suppressions. Au pire, elles s'enfouissent dans le corps ou se projettent sur l'entourage. Les contenus inconscients qui devraient faire l'objet d'une intégration tendent à devenir négatifs. L'homme qui fait face à son ombre entre dans le conflit : nigrédo, nuit, le sombre. Mais le réel se constr2016-09-03 19:23:57Michèle PLAHIERS428241Pour comprendre l'angoisse générale par rapport au voile, j'aimerais soumettre cette réflexion A NIGREDO L'oeuvre au noir est le travail de l'ombre. C'est le moment de la dépression, de l'homme égaré, perdu. Ce que nous refusons de connaitre nous même et de vivre consciemment devient une sorte de seconde personnalité plus ou moins dissociée et autonome, ombre individuelle et collective. L'ombre dans les rêves est du même sexe. Qu'as-tu fait de celle ou de celui que tu aurais dû être ? C'est la question de l'ombre. L'homme (ou la femme) qui fait face à son ombre entre dans le conflit : c'est la nigrédo. Première étape : La cuisson alchimique. L'intégration de l'ombre dans le conscient. A ce moment là, la tension intérieure est moins grande, un soulagement s'opère. L'approche de l'ombre dans les rêves se présente sous forme de conflits de guerres, de menaces, de noir, (ambiance sombre). Le rapport avec l'ombre peut pre2016-09-03 19:23:19Michèle PLAHIERS428095Pauvres victimes! Décidément, vous n'avez plus de place ici...2016-09-03 15:58:43Jean-Pol Danguy428009On dirait une leçon bien apprise, je n'y crois pas2016-09-03 13:55:28luciana benini428007C'est lamentable comme histoire ok,mais on ne m'otera pas de l'esprit que ces jeunes femmes en rajoute une sacrée couche,nous pouvons en voir certaines longer les murs ou en compagnie d'autres parler un étrange langage de français,flamand mâtiné d'arabe.Il existe de rares exceptions lorsque le mari n'est pas de confession musulmane.J'en conclu que qui dort avec son chien attrape ses puces.Hors influence ces femmes pourraient facilement s'adapter et s'intégrer.2016-09-03 13:50:12Daniel Colpin427915Les filles et femmes du Maroc ne portent jamais de foulard noir, c'est une obligation idéologique qui vient d'Arabie Saoudite. Alors pourquoi elle fille du Maroc?2016-09-03 11:34:00Jef Dubois427913Des mensonges, comme la mise en scène sur la plage de Nice avec la pauvre femme en burkini. Et nos bobos gauchistes tombent naturellement dans le panier. Ah, nous sommes vraiment des mauvais, juste bon pour lâcher notre fric.2016-09-03 11:30:00Jef Dubois427837J'ai relu l'article ! Je n'en crois pas un seul mot , c'est de la propagande islamiste !2016-09-03 09:50:08phil renard427835J'aurais sans doute prit sa défense si tant de Belges n'étaient pas victimes d 'agressions et de vols de la part des musulmans ! S 'ils passaient moins de temps a insulter nos femmes , s'ils ne crachaient pas par terre a notre passage... En l'état je ne peux que conseiller a cette dame de retourner dans son pays d'origine , ca serait mieux pour tout le monde !2016-09-03 09:47:34phil renard427827Mr ALAOUI ... Pourquoi des jeunes filles nées pourtant en Belgique, se sentent-elles obligées de porter le voile alors que si on descend les yeux, on s'apperçoit qu'elle porte un jeans "raie des fesses", des t-shirts sans soutien-gorge et des baskets? ... Faut pas nous mentir, vous savez très bien que le but est de se différencier volontairement et visuellement de la femme occidentale! ... à mon tour de vous dire que ce voile et ce burkini anti-occidentaux, font la part belle de l'extrême-droite qui vous feront exploser aussi si vous persister à nous défier2016-09-03 09:39:33Marcel Brada427817Bouh bouh je pleure avec elle .... Si on lui avait arraché son sac à main, cette dingo d'Allah n'aurait pas utilisé les médias .... on serait bien idiot de ne pas fleurer la manipulation et le mensonge organisé derrière cette banale annonce ... on veut nous empêcher de manifester notre refus de voir notre société s'islamiser EN RUE!2016-09-03 09:33:47Marcel Brada427725Triste d'en arriver là... mais la communauté musulmane peut s'estimer heureuse de ne pas subir ce qu'elle fait subir aux "infidèles"... Si elle ne met pas d'urgence bon ordre à ses excès, qui sont le fait d'une minorité, cependant issue de familles de "braves gens", mais ayant été incapables d'insuffler les valeurs de respect de la vie, il risque un jour d'y avoir une escalade.2016-09-03 06:11:40Francois Frank427719Les enflures de DAESH doivent bien se frotter les mains car depuis cet été et l'affaire du burkini jamais le recrutement de fous furieux candidats à se faire exploser ici chez nous n'a été aussi facile à engranger tellement cette chasse aux sorcières leurs cert de preuve que l'occident est raciste et anti-musulman. Allez demander aujourd'hui à un travailleurs social de convaincre un jeune en voie de radicalisation que non, tu sais la France accepte les musulmans au vu des images de cette femme sur la plage tenue par la police de devoir se se déshabiller devant tout le monde sous prétexte que sa tenue ne serait pas adéquate. Sans parler des attaques physiques et autres agressions verbales anti musulman en France qui sont peu médiatisé pour éviter le pire, à savoir un embrasement de vengeance de part et d'autre. Et qui va le payer en définitive de sa vie ? le petit citoyen innocent qu n'a rien demandé , alors que nos décideurs en colle blanc sont à l'abri2016-09-03 03:40:49Thami ALAOUI427715Si cela s'était vraiment passé un dimanche à 19 h., il y aurait eu des témoins, des photos, vidéos... Encore une tentative pour culpabiliser les non musulmans.2016-09-03 01:15:20PATRICE LEMPEREUR427711c'est dommage que ca n'arrive pas plus souvent !! cela leur ferait comprendre qu'ils doivent se plier à notre façon de vivre ou quitter le pays !!2016-09-03 00:44:55Dimitri Francois427695On lui a arraché son foulard et coupé les cheveux... Et vous trouvez que cela mérite la manchette de votre journal. A croire que vous ne lisez jamais les faits divers.2016-09-02 23:49:42André Duspeaux427689Statistiquement, il n'y a aucune raison pour que notre communauté occidentale compte moins de tarés que les autres. En supposant que ce soit vrai, je condamne sans ambages. Frapper une femme, la brutaliser ... quelle qu'elle soit, est d'une lâcheté immonde. Une plainte immédiate aurait probablement permis de retrouver les individus (caméras de surveillance ?) mais porter plainte ne semble pas être une attitude partagée par tous ... les Belges. Certaines sensibilités préfèrent régler les différends d'une façon plus "exotiques".2016-09-02 23:43:52Georges Meurice427647...2016-09-02 22:07:35FRANCOIS BONIVER427645au Maroc cela ne serait pas possible ce serait l inverse et sans voile gare a la police religieuse chez nous cela doit être la police laïque2016-09-02 22:07:17FRANCOIS BONIVER427627Pas de témoins, pas de plainte à la police = peu crédible, voire pas du tout crédible. Tiens, au fait, où en est l'affaire Karine Gérard ? Plus un mot des médias...2016-09-02 21:39:56Joël Goffin427599Un tas de mensonges.2016-09-02 21:00:37Jef Dubois427597Si on installe 3 millions de Belges au Maroc dont certains tuent des Marocains au nom de Jésus, je ne crois pas que les Belges seront fortement aimés.2016-09-02 20:58:53Jef Dubois427581Un "fake" monumental ! Pensez bien...Si cette fable était vraie ,on nous aurait bassiné avec.. depuis des mois !! Jamais d'articles sur le "déshonneur" imposés à ces milliers de suédoises ,norvégiennes,allemandes ,françaises et belges surement aussi... imposés par les inadaptés de la secte...engeance criminogène et récidiviste (voir statistiques de population carcérale à travers toute l'Europe )!! Dans ce cas ci ,"l'ispice di counasse s'en tire à bon compte mais La "nouvelle propaganda staffel" tourne à plein régime !2016-09-02 20:25:43Pascal lagneau427469En 1945 non plus il ne faisait pas bon de se promener en uniforme vert de-gris.2016-09-02 18:00:18Charles Lemonier427457Discours type de victimisation. Je ne crois pas un mot du récit pathétique de Zohra. Car "son Islam" est bel et bien amalgamé (sinon maintenant, un peu plus tard) à celui des terroristes musulmans.2016-09-02 17:52:11daniel dachy427377Je trouve assez bizarre qu'elle se soit fait agresser ( verbalement ) le 22 mars, jour des attentats à Zaventem. Elle se trouvait donc très très tôt à Zaventem, parce qu'après les attentats ( vers 8h , il me semble ), il n'y a sûrement plus personne qui a perdu son temps avec ce genre de comportement. Et ensuite, elle ne parle à personne de son agression à ixelles , même pas à ses proches, mais elle est d'accord d'en parler dans la presse .. un peu étrange, tout cela .. ( entre autres )2016-09-02 17:13:27jim poncin427363Nous sommes évidemment contre toute agression, pour quelle que raison que ce soit ! Mais cette histoire est-elle vraie ? ou inventée ? Méfiance (on a en mémoire récente la dame en burkini s'étalant sur le sable près d'un commissariat de police, dans le sud de la France, avec des téléobjectifs prêts pour filmer l'intervention des policiers). Pourquoi autant de voilées en Belgique alors que dans les pays musulmans les femmes aimeraient surtout s'en libérer ? N'est-ce pas plus de la provocation identitaire que de la religiosité ? Comment reprocher l'islamophobie - j'entends au sens étymologique qui devrait être le seul admis - lorsqu'au nom de l'Islam certains font tout pour créer la terreur2016-09-02 17:05:47Josiane Baudrux427333Si Le Mrax réagissait à chaque fois que le racisme et la violence s'exerce à l'égard d'autochtones blancs, il aurait le minimum de crédibilité qui lui fait hélas défaut! Ce qui est relaté dans cet article est regrettable, mais quand donc ces gens vont ils comprendre qu'ici ce n'est pas "le bled" ? Quand tu vis à Rome, fait comme les romains!2016-09-02 16:43:37Maurice Joly427319A moins de nous inscrire dans une compèt pour le plus con, ce n'est pas parce qu'il y a des sales cons ailleurs que devons nous sentir obligés d'être cons ici. Ceci dit, , si on continue à s'entraîner comme qquns sur ce site . On pourrait bien gagner.2016-09-02 16:36:47alain d'haene427305Luc DAVIN, c'est du second degré?2016-09-02 16:32:09Claire Danaux427283Il m'est arrivé de déambuler, en groupe, trois ou quatre couples, en EGYPTE, avant les évènements, et que des gamins de 12/13 ans insultaient les dames en short et nous jetaient des cailloux. Bien entendu, les commerçants auprès de qui nous nous sommes plaints, nous ont rétorqué ' ce sont des enfants '. Malheureusement, ces ' enfants ' sont devenus depuis, des fanatiques placeurs de bombes parce que excusés par leurs parents. r ce"2016-09-02 16:13:15bruno lardinois427279luc davin a du s'échapper d'un établissement spécialisé ou être payé par une mosquée. il demande pardon pour l'islamophobie et trouve probablement légitimes les attentats que ses amis perpétuent à travers le monde. il est urgent de le remettre en soins intensifs2016-09-02 16:03:20georges renard427269Ils sont presque tous morts ceux qui l'ont vu. Une sorte de mafia mondiale qui avait tous les défauts et toutes les clefs en main,. Déjà des défenseure l'occident pour corriger ces traitres, leur couper leurs petites couettes ridicules, rien de bien méchant , une farce et puis le bon peuple riait. Déjà.2016-09-02 15:41:16alain d'haene427263Ce n'est peut-être qu'un début, dans certaines communes y en a marre de voir ces barbus et voilées et toute leur arrogance. Ceci n'excuse pas cet acte inutile de violence gratuite mais je pense qu'un c'est un revers de la médaille, ce ne sont pas toujours les mêmes(autochtones) qui doivent se faire attaquer, voler les sacs, l'argent, gsm , insultes, intimidations etc.. le seuil de tolérance est dépassé et on commence à en voir des effets, c'était prévisible.2016-09-02 15:33:03Devillers Jean-Marie427259dommage ...mais mieux que d'être égorgé ???? Gérard BARBIEUX TOURNAI2016-09-02 15:32:28gérard Barbieux427251Je n'y crois pas use seule seconde a cette histoire. Tout ça c'est encore une fois des inventions pour pouvoir mieux jouer les pauvres victimes des méchants racistes occidentux, histoire de se sentir en droit (divin) de mettre des bombes dans le métro ou de le écraser avec un camion, ces chiens d'infidèles et ces mécréants qu'ils sont tous ! Faudrait que ça cesse cette campagne pour essayer de culpabiliser les occidentaux ! Ce n'est sûrement pas avec cette méthode qu'on résoudra les problèmes d' intégration des arabe-musulmans, que du contraire !2016-09-02 15:25:06Yves Dandoy427249J'ai tellement honte ... Je vous présente mes excuses les plus sincères ... Je vous demande humblement pardon ... Pardon, à toutes les Zohra, pardon à leurs familles, pardon à celles et ceux qui souffrent de ce climat d'islamophobie ... Pardon pour les erreurs coupables de nos décideurs politiques, qui entretiennent ce climat, notamment en élevant au rang d'infraction le choix de porter le voile islamique ... Pardon pour nos peurs devant la différence ... Pardon pour notre stricte incapacité à vous respecter dans vos convictions idéologiques ... Pardon pour nos amalgames si faciles, qui nous arrangent si bien ... Oui, de tout mon coeur, j'ose vous demander pardon, et je comprendrais que vous ne puissiez pas nous l'accorder ...2016-09-02 15:25:03Luc DAVIN427237Et pourquoi n'ont ils pas attaqué un barbu en genre soutane comme portaient nos chers curés il y a 6o ans, ils ne valent pas mieux que ses petits imbéciles de musulmans pas éduqués qui agressent verbalement une fille dont les vts ne sont pas adaptés a leurs imbéciles croyances.2016-09-02 15:15:06bénédicte Tintinger427199Mieux vaut un foulard arraché qu'une tête décapitée non ?2016-09-02 14:33:51Nadine Nemouk427171Lorsque un Belge se fait agresser et va se plaindre on lui répond "cela arrive tout les jours, vous savez" lorsque il s'agit d'un ou d'une "étrangère" cela fait la une des journaux. Ceci dit je trouve cet acte bête et méchant. Nous avons là une attitude de l'islam politique, c'est bien dommage.2016-09-02 14:09:04Bernard Werbrouck427149Le nombre de fois que j'ai été agressé à Bruxelles par des demi simplets basanés qui me faisaient des doigts d'honneur, qui ouvraient la fenêtre de leur voiture pour m'invectiver, c'est tellement banal et tellement dans leurs gènes que je n'y fait même plus attention. Tiens la dernière fois c'était à Maubeuge. Chaque fois, je me dis :"pauvre d'eux, ils croient savoir et ils ne comprennent rien". Ce sont les mêmes qui obligent leurs femmes à porter le voile. Cette belle ouverture d'esprit est la chose que j'apprécie le plus chez une grande partie de ces gens à qui ont donne tout pour ne rien recevoir en échange, excepté des sarcasmes. Quelle mentalité! Heureusement, il y en a une partie plus ouverte, mais je ne crois pas que ça soit la majorité...l'islam créant des mentalités de frustrés et cela sans le moindre doute...2016-09-02 13:47:59Philippe lecomte427131100% Hoax!!! pour victimiser encore un peu plus une communauté qui a la haine de nos valeurs, de notre culture...2016-09-02 13:23:14Giovanni BONNARDEAUX427129Quel est l'intérêt de cet article quand il n'y a pas de témoins et que l'on n'a que la parole de la "victime" ? C'est du grand journalisme d'investigation, merci madame ... Quant au MRAX avec son président le beau-fils de sieur Moureaux, ils sont plus prudents, ils veulent des preuves !!!2016-09-02 13:19:50Ghislaine Lenoble427123Le voile ,ainsi que l'égorgement en pleine conscience des animaux ne devraient pas être toléré ,au nom de la démocratie . La régression au nom de la démocratie ne peut être acceptée .Aucunes religions ne peut imposer sa tyrannie et sa violence ,ni vis a vis des femmes ,ni vis a vis des animaux ,en tous les cas dans les pays Laïques où la religion n'est plus la loi. Confisquer le corp des femmes ,égorgés des êtres sensible ,ce n'est pas de la liberté ,c'est de la barbarie. https://ldlltunisia.wordpress.com/2016/08/15/les-savants-charlatans-voile-ou-hidjeb-le-plus-gros-mensonge-de-lhistoire/2016-09-02 13:04:58Josette Degrotte427111Toutes ces femmes voilées qui s'estiment discriminées, nées en Belgique, n'ont pas vécu dans des pays musulmans...Ces femmes devraient aller vivre dans les pays de la charia... Elles ne comprennent pas toutes ces femmes au Liban, en Syrie, en Algérie...etc, qui ne portent pas le voile, qui refusent le port du voile... Ces femmes qui refusent la charia... Ce sont des musulmanes avant elles qui se sont battues pour leur émancipation, leur droit à l'éducation... Le droit de travailler, d'obtenir un salaire, de ne pas dépendre d'un mari... Le droit de vote des femmes en Algérie date de 1958... 1930 pour la Turquie... 1954 pour la Syrie... 1955 pour l'Égypte... L'Égypte de Nasser(assassiné par les frères musulmans)qui ne comprend pas pourquoi obliger les femmes à se voiler... Ces femmes qui se baignaient en bikini, qui écoutaient de la musique occidentale, qui dansaient... Cela faisait-il d'elles de mauvaises femmes??? Et de mauvaises musulmanes...?2016-09-02 12:44:31Jean-Louis FOUCART427091Fauxfauxultra faux encore une révélation des droit de l'homme pour exciterpersonne n'en parle de la désinformation2016-09-02 12:25:46Hélène Yerna427083OUF , elle n'a pas été tuée à coups de couteau parce-que certains intégristes n'hésiteraient pas à assassiner celui qui a des convictions différentes !2016-09-02 12:21:05PHILIP COOPER427081Preuve si cette histoire est vraie qu'il faut interdire voile islamique, burqua, etc en tous temps et tous lieux ... Et le MRAX ferait bien de balayer dans sa cour, j'ai été agressé près du midi dans ma voiture à l'arrêt par des individus manifestement d'origine nord africaine et la seule réponse des policiers lors de la plainte a été "que voulez-vous que l'on fasse ?". Donc intégration totale sans distinction d'appartenance ou extradition vers un pays qui accepte ce genre d'atours pour ces femmes qui ne comprennent toujours pas que leur voile est une provocation permanente qui doit disparaître de nos rues au plus vite, sinon la violence à leur égard augmentera.2016-09-02 12:20:24JEAN-CHARLES JACQUEMIN427079C'est vraiment du n'importe quoi ! Et si malgré tout c'était vrai ce n'est que le reflet de l'exaspération que nous subissons à cause de la passivité des musulmans respectueux de nos coutumes.2016-09-02 12:19:37JEAN-LUC REGAL427071elle pense que le pire peut survenir......à ma connaissance ce n'est encore jamais arrivé à une d'entre elles sur la voie publique. Par contre pour les milliers des autochtones en Allemagne ou celles de viols collectifs dans les caves en France notamment .....commentaires rares!2016-09-02 12:16:18michel straus427059Si elle s'était promenée en rue habillée correctement suivant nos us et coutumes, elle aurait fait preuve d'intégration et n'aurait été nullement inquiétée ! Qui sème le vent récolte la tempête !2016-09-02 12:08:55Marc François427039Surprenant que l'on prenne pour argent comptant ce récit. Aucun témoin, dans une artère hyper fréquentée à 19 Hr ? Tout qui pratique la chaussée d'Ixelles comprendra la totale incohérence de ce récit. Totalement invraisemblable, à moins que la "victime" n'ait choisi un bien plus long itinéraire bis, par des rues où les personnes d'origine maghrébine pullulent. Le MRAX ne doit vraiment plus avoir grand chose de réel à se mettre sous la dent pour propager de tels récits.2016-09-02 11:58:49Jean Dupre427033Morale de cette histoire: vous venez chez nous, adaptez-vous, intégrez-vous!2016-09-02 11:55:02Willy Surmont-Van Steen427023Si en Arabie ou ailleurs en pays musulman je ne me conforme pas aux us et coutumes, j'ai la police aux trousses. Alors cette sarrasine n'observe pas nos us et coutumes, la voilà victime ( a vérifier), mais ne l'a-t-elle pas cherchée ? Le voile n'est pas seulement signe de "pudeur" mais il a aussi une connotation politique et de colonisation. Je rappelle que nous sommes en guerre.2016-09-02 11:51:47Soline Phebus426961Il y aurait peut-être un lien à faire entre l'augmentation des phobies et des allergies. Avis aux universitaires.2016-09-02 11:29:16Michèle PLAHIERS426955E. Lambot. Cet acte condamnable doit être analysé dans un contexte global qui demande un débat. Mais pas seulement pour quelques cheveux coupés et une insulte. Le Mrax joue ici son rôle habituel de victimisation, sans prendre de hauteur et sans aborder le problème de manière générale. Trop facile.2016-09-02 11:26:13Lambot Pascale426923Les trois crapules - un groupe c'est toujours très courageux ! - qui ont roué de coups cette femme parce qu'elle est musulmane devraient être poursuivis. Ce qui est aussi à retenir c'est que le voile a plusieurs facettes : tantôt il est l'étendard de la Foi de jeunes filles et fillettes - ! -, tantôt il sert à cacher des brutalités pour éviter de rentrer au pays ou pour se défendre. Donc aucune liberté pour celle qui le porte !2016-09-02 10:57:00Katerine Pranay426921Ce fait a eu lieu peu après les attentats. Pourquoi venir, maintenant, avec ce témoignage ? Pour jouer plus encore le jeu de la victimisation devenant une spécialité chez certain(e)s, et pour taxer plus encore d'islamophobie (terme mal utilisé, en effet, Myriam Strepenne) le citoyen lambda ? Quand les médias évoqueront les viols (dont certains en groupe) et autres agressions à caractère sexuel que subissent des autochtones, au prétexte qu'il s'agit de "putes" et de mécréantes non voilées, je pourrai encore m'émouvoir de ce genre de témoignage (dont les faits restent encore à prouver). Mais je dois avouer que je commence à saturersurtout quand je compare ce type de faits à l'horreur des attentats dont le plus récent, à Nice. Je préciserai, tout de même (même si c'est une évidence) pour les islamos-gauchos-bobos sévissant ici, que cet acte d'arrachage de voile (s'il est avéré) est un acte déplorable. Rosetta Flochon2016-09-02 10:54:47Denis FLOCHON426915En Belgique les femmes ne doivent pas porter le voile. Si tu veux vivre en mettant un pagne de feuilles et un os dans le nez, va en Papouasie. Ça c'est un choix bien pensé et libre, le voile n'est que pure soumission et provocation politique.2016-09-02 10:43:13Leslie Broughton426901Il est évident que de tels faits sont inacceptables et doivent être punis. Cela dit, et cela me dérange de l'écrire, mais cette personne l'a peut être cherché en voulant à tout prix afficher ses convictions religieuses. D'un autre côté, cela me fait penser à certains viols qui sont "justifiés" de la part de leurs auteurs par une attitude provoquante de la part de la victime. Pour ma part, je pense que tout le monde doit être libre de se balader en toute sécurité dans la tenue qu'il souhaite mais je pense également que nous devons pouvoir refuser d'engager du personnel qui n'adopte pas une tenue conforme aux souhaits de l'entreprise ou refuser d'accueillir quelqu'un qui, manifestement, refuse les standards en usage dans nos pays.2016-09-02 10:23:44eric hourant426879Mrax ou pas, cela ne fait que commencer car il est de plus en plus clair que la femme musulmane veut par son voile, se différencier de la femme occidentale .. pourquoi? .. je pense que la confidence qui m'a été faite par une musulmane l'explique très bien : les hommes musulmans considérent les occidentales, libres et vêtues comme elles sont,comme des femmes de mauvaise vie, voire des putes pour certains, et persuadent leurs femmes et filles de s'en différencier visuellement en portant le voile .. regardez les voilées et vous remarquerez que sous leur voile, la plupart d'entr'elles s'habillent absolument comme les occidentales: jeans,baskets etc ...2016-09-02 10:05:00Marcel Brada426869Si on devrait décrire le nombre d'agressions racistes que le Belges ont subi ces 40 dernières années par des arabo-musulmans ... la liste serait exhaustive ...2016-09-02 09:52:45Franck-Denis Huart426863Ce n'est pas de l'islamophobie (qui, pour rappel est légitime puisque qualifiant la peur de l'Islam, comme agoraphobie, claustrophobie, etc...) Laurence Van Ruymbeke ne connaît pas l'acception du mot islamophobie ce qui est stupéfiant pour une dame qui porte le titre de journaliste cela porte porte ombrage au niveau de qualité auquel prétend le Vif. Racisme bête ou haine des musulmans serait plus adapté qu'islamophobie, Lecomte-Sponville a été clair à ce propos.2016-09-02 09:51:21Myriam Strepenne5457252016-09-01 11:38:102016-09-02 09:27:14Le VifPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Islamophobie : "On a arraché mon foulard et coupé les cheveux"

Depuis un an, les actes de violence à l'encontre des musulmans se sont multipliés. Les femmes, repérables par leur voile, sont en première ligne. Zohra, agressée à Ixelles, en témoigne.

yesrmgimport newsgate2016-09-02 09:00:00http://www.levif.be/actualite/belgique/islamophobie-on-a-arrache-mon-foulard-et-coupe-les-cheveux/article-normal-545725.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/islamophobie-on-a-arrache-mon-foulard-et-coupe-les-cheveux/article-normal-545725.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Islamophobie : "On a arraché mon foulard et coupé les cheveux"

C'était un dimanche, vers 19 heures, peu après les attentats du 22 mars. Zohra (1) remonte à pied du bas d'Ixelles vers la Porte de Namur, à Bruxelles, lorsque trois hommes d'une trentaine d'années, habillés de noir, l'interpellent pour lui demander la direction de la place Flagey. Elle n'a guère le temps de leur répondre. Les trois hommes commencent à l'insulter : " Sale Arabe, retourne dans ton pays, où est ta bombe ? " " Je suis Belge ", répond-elle. " Non, tu n'es pas Belge ! Et tu te tais, sinon, je frappe ", profère l'un d'eux. Le voile de Zohra est arraché. Les trois hommes brandissent un couteau, avec lequel ils taillent brutalement ses longs cheveux. Les coups pleuvent. Zohra est jetée à terre. La jeune femme, âgée de 26 ans, pense que le pire peut survenir. Elle doit se marier durant l'été et se dit déjà qu'en cas de déshonneur, elle mettra fin à ses jours. Elle se tait, sûre qu'il vaut mieux ne plus rien dire, en espérant que les coups cessent. Ils cessent. Et les trois hommes s'en vont sans un mot et sans hâte. Personne n'a assisté à la scène. Ou, du moins, personne n'a fait savoir qu'il avait assisté à la scène en intervenant.

Zohra rentre chez elle, à Molenbeek, et ne pipe mot. Elle a bien trop peur que sa mère lui impose de quitter définitivement la Belgique et de gagner un lieu plus sûr, au Maroc. Les bleus qu'elle a sur le corps ne se voient pas. Et elle s'arrange pour porter bandeaux ou couvre-chefs capables de cacher les trous manifestes que présente désormais sa chevelure. A de rares confidents qui lui conseillent de ne pas en faire état à l'extérieur, elle raconte son histoire. Les hommes lui inspirent aujourd'hui de la crainte. Elle ne prend plus les transports en commun et évite les ruelles. Mais elle n'ira pas porter plainte. " Je veux oublier ", explique-t-elle. Le 22 mars, Zohra était présente dans le hall de l'aéroport de Zaventem. Un voyageur l'y avait insultée, parce qu'elle était voilée. " Je ne me reconnais en rien dans les attaques perpétrées par l'Etat Islamique, insiste-t-elle. Cet islam-là, ce n'est pas ma religion. "

" Les actes islamophobes se sont multipliés depuis un an, confirme-t-on au Mrax (Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie). Particulièrement à l'égard des femmes, plus faciles à attaquer que les hommes. " D'autres cas de voiles arrachés et de femmes musulmanes insultées et agressées ont ainsi été rapportés à cette organisation. Pour toute l'année 2015, 58 plaintes pour islamophobie, sur un total de 81, ont été déposées au Mrax, dont 4 concernaient des faits de violence. Sur les seuls quatre premiers mois de 2016, 46 plaintes pour islamophobie ont déjà été introduites dont 20 pour des faits de violence. " Auparavant, les plaintes qui nous parvenaient concernaient plutôt des discriminations à l'embauche ou à l'accès au logement, précise Nicha Mbuli, juriste du Mrax. Dorénavant, les cas d'insultes et de violences qui nous sont rapportés sont bien plus nombreux. " Le Mrax conseille aux victimes de porter plainte à la police si elles disposent de preuves. Mais la plupart du temps, elles ne posent pas cet acte et aucune procédure judiciaire n'est lancée.

(1) Prénom d'emprunt.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlZohraIxellesBruxellesMolenbeekBelgiqueaéroport de Zaventem
Eric Domb cherche un(e) patron(ne)
Eric Domb cherche un(e) patron(ne)
Eric Domb cherche un(e) patron(ne)
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Eric Domb cherche un(e) patron(ne)
Eric Domb cherche un(e) patron(ne)
Eric Domb cherche un(e) patron(ne)
2421889Revenons au fond de l'affaire : au jour d'aujourd'hui, Nassonia n'existe pas encore !2016-08-26 16:17:55Jacques DELOIS421653Les ex-dirigeants d'Ecolo retombent toujours sur leurs pattes: après Jean-Michel Javaux, voilà qu'on apprend où se trouve Emily Hoyos. Décidément la politique mène à tout et facilite la réinsertion.Beaucoup de gens ayant perdu leur job n'ont pas cette chance.2016-08-25 12:39:50Michel Lauwers5426552016-08-25 10:38:242016-08-25 10:38:24Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekeNicolas De DeckerPar Nicolas De Decker et Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Eric Domb cherche un(e) patron(ne)

Nassonia avance bien. Il ne manque plus aujourd'hui qu'un patron à ce projet de parc naturel de 1 500 hectares, aux verts confins de l'Ardenne et de la Famenne que porte Eric Domb, fondateur de Pairi Daiza.

yesVincent Genot2016-08-25 10:38:44http://www.levif.be/actualite/belgique/eric-domb-cherche-un-e-patron-ne/article-normal-542655.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/eric-domb-cherche-un-e-patron-ne/article-normal-542655.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Eric Domb cherche un(e) patron(ne)

Le promoteur a signé fin juin avec la commune de Nassogne une emphythéose, lestée de quelque 400 000 euros par an correspondant à ce que percevait la commune de l'exploitation forestière et de la chasse sur ces terres. Reste donc à désigner un vrai guide forestier pour cette initiative hors normes. Qui ? "Je sais qu'Eric est en discussion avec plusieurs personnes pour soutenir ce projet", confie une source proche du conseil d'administration de Pairi Daiza.

D'autres font état de discussions avancées avec l'ancienne coprésidente d'Ecolo Emily Hoyos, désormais consultante indépendante pour l'agence Akkanto. Celle-ci dément. Un peu. "J'ai effectivement rencontré Eric Domb", dit-elle. "Mais si je signais un contrat avec toutes les personnes que je rencontre, je n'aurais pas assez de 24 heures dans mes journées de travail..."

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.html1029de-decker-nicolas-1JournalisteDe DeckerNicolasreporter/assets/478/avatar_245085.jpghttp://www.levif.be/actualite/auteurs/nicolas-de-decker-1029.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/nicolas-de-decker-1029.htmlEconomie et financesEric DombPairi DaizaEcolo Emily HoyosArdenneNassogne
Horodateurs bruxellois hors la loi
Horodateurs bruxellois hors la loi
Horodateurs bruxellois hors la loi
Horodateurs bruxellois hors la loi
Horodateurs bruxellois hors la loi
Horodateurs bruxellois hors la loi
Horodateurs bruxellois hors la loi
Horodateurs bruxellois hors la loi
1422347Encore une preuve de l'incompétence des politiques, de prises de décisions discriminatoires et d'abus de pouvoir. La plupart des politiciens en Belgique sont contre le référendum parce qu'ils estiment que la capacité intellectuelle du peuple n'est pas à la hauteur pour donner son avis ! La raison principale, c'est surtout pour museler le peuple et qu'ils puissent continuer à prendre des décisions qui n'arrangent que leurs magouilles. Vous auriez fait un référendum au sujet des nouveaux horodateurs ils n'auraient jamais vu le jour, imaginez-vous le manque à gagner en pot de vin pour eux ! Vivement un changement de la constitution belge (une utopie) et un copier-coller de la seul démocratie en Europe, la Suisse ! Au moins avant de faire une connerie, ils ont des comptes à rendre, à qui de droit leur employeur, le Peuple.2016-08-27 07:42:42patrick van der stichelen5425892016-08-25 09:07:372016-08-26 10:23:07Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Horodateurs bruxellois hors la loi

Les distributeurs de billets de stationnement exclusivement alimentés par carte de banque constituent une pratique commerciale déloyale, estime le SPF Economie.

yesVincent Genot2016-08-25 09:08:00http://www.levif.be/actualite/belgique/horodateurs-bruxellois-hors-la-loi/article-normal-542589.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/horodateurs-bruxellois-hors-la-loi/article-normal-542589.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Horodateurs bruxellois hors la loi

Les 850 horodateurs dits intelligents installés sur le territoire de Bruxelles-Ville sont-ils conformes à la réglementation européenne ? Pour le SPF Economie, la réponse est clairement non. Car ces appareils, qui n'acceptent plus les pièces de monnaie, ni les billets, contraignent les automobilistes à payer leur ticket de stationnement par carte bancaire exclusivement.

Or la réglementation européenne prévoit que le bénéficiaire d'une obligation de paiement ne peut refuser les billets de banque et pièces en euros, sauf si les parties sont convenues d'un autre mode de paiement, ce qui n'est pas le cas dans ce dossier. "L'acceptation de billets de banque et pièces en euros comme moyen de paiement devrait être la règle dans les transactions de détail. Un refus ne devrait être possible que s'il est fondé sur des raisons liées au "principe de bonne foi" (si le commerçant ne dispose pas des espèces suffisantes pour rendre la monnaie, par exemple)", peut-on lire dans la législation européenne.

L'impossibilité du paiement en espèces des billets de stationnement, qui avait été épinglée par l'opposition politique bruxelloise, avait été balayée d'un revers de main par l'échevine libérale en charge de la politique de stationnement, Marion Lemesre (MR). "La suppression du cash diminue le risque de vandalisme", a-t-elle justifié à la fin de 2015. Des faits de vandalisme avérés : rien que pour l'année 2014, les réparations des machines endommagées avaient coûté 55 000 euros à prélever sur le budget de la ville.

"Tant que le principe selon lequel l'argent en espèces constitue le moyen de paiement légal, il faut prévoir la possibilité pour les consommateurs de payer en cash d'une manière relativement facile, martèle le SPF Economie. En se parquant dans l'espace public, le citoyen n'a en outre aucun autre choix de moyen de paiement que celui qui lui est imposé par l'horodateur, ce qui représente un argument de plus pour continuer à garantir la possibilité de payer en cash." Rien ne permet donc de conclure, en fonction du cadre juridique existant, que cette obligation de permettre le paiement en cash puisse être outrepassée.

A l'administration de la Ville de Bruxelles, les juristes assurent que le choix de la fin du paiement en cash a été largement étudié, que la réglementation européenne impose bien l'euro comme moyen de paiement légal, mais pas l'euro en espèces, et qu'aucune plainte n'a d'ailleurs été déposée.

A Anvers, où des horodateurs intelligents ont également été installés, l'Inspection économique a pourtant été saisie du problème. Pour se conformer à l'esprit de la réglementation européenne, les autorités communales anversoises ont dès lors prévu de laisser dans chaque rue un appareil acceptant les paiements en cash, en plus des horodateurs exclusivement à cartes bancaires.

La loi belge ne prévoit pas de sanction spécifique pour ce type d'infraction puisque la règle n'y est pas inscrite mais découle d'une recommandation européenne. Au SPF Economie, on n'en considère pas moins qu'il s'agit d'une pratique commerciale déloyale, qui peut faire l'objet d'une amende de maximum 60 000 euros. De quoi donner des idées aux automobilistes qui voudraient contester le mode de paiement qui leur est imposé, voire l'un ou l'autre PV.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlEconomie et financesMarion LemesreVille de BruxellesAnversSPF EconomieMRhorodateursparking
Raoul, ma poule
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8378493Encore un de ces faux-c... Pourquoi le fait que ce type est un Wallon ne me fait même plus sourire ?2016-06-21 17:32:48Raphael ERNST377559Il faut contrer ce PS qui n'a plus rien de social et qui fait régresser le pays par son Islamisation.Regardez la Norvège qui commence à purger les délinquants étrangers et les renvoyer chez eux ,il faut que cela cesse nous les payons pour nous faire assassiner !On en a raz le bol,alors ces votes sont justifiés !2016-06-20 16:15:42Jean-Paul Blondiaux377465Ce n'est pas le sourire faux-cul de Raoul et sa pseudo rage, qui fait la percée du PTB, mais bien la presse, toujours bien ancrée à gauche, qui met régulièrement le PTB à l'honneur ! Faites-en de même avec les solidaristes-identitaires du Mouvement NATION, en lui laissant tribune comme avec le PTB, et vous verrez aussi une "percée" nationaliste . Mais bien sûr, le Mouvement NATION-lui, n'est pas un outil d'une partie du système, ni de gauche, ni de droite, NATION propose une troisième voie politique, avec des réformes profondes de l'ensemble de la politique menée aujourd'hui, et ça ne plait pas à ce système corrompu ! www.nation.be2016-06-20 13:17:53Jean-Pierre Demol377403La journaliste a un problème. Je rejoins Charles Deloge. Enjôleur, alors là ! Suffisant, pédant, narquois et rien que du vent, un résumé du personnage. Quel public peut lui donner crédit ?2016-06-20 12:24:26Colette Leunus377389Salut à Raoul Pyong Yang premier!2016-06-20 12:10:39Willy Surmont-Van Steen377377Sourire enjôleur.... c'est une femme qui écrit cela ....pour ma part un sourire narquois de ce type "pédant" . L'expression "péter plus haut que son cul" lui convient à merveille. Le genre de type qui ne fait pas partie de la solution mais bien du problème avec ses idées à la c..2016-06-20 12:01:31Charles Deloge377329Je suis très content que tu sois là , et que tu emmerdes le P$ au plus haut point. Félicitation !2016-06-20 10:37:23jeanluc vanhoeck377321Celui qui vendrait un frigo à un esquimau, si je résume bien.2016-06-20 10:25:59Pierre catrice5143192016-06-20 10:00:302016-06-20 10:00:30Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Raoul, ma poule

Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB depuis 2005, incarne à lui seul la formation d'extrême gauche. C'est donc à ce Liégeois, adoubé pour son sourire enjôleur et son engagement rageur, que le parti doit sa percée spectaculaire. Bien joué.

yesVincent Genot2016-06-20 10:01:01http://www.levif.be/actualite/belgique/raoul-ma-poule/article-normal-514319.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/raoul-ma-poule/article-normal-514319.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Raoul, ma poule

Le marxisme n'est pas soluble dans la crème fraîche. Tranquille, Raoul Hedebouw finit de lécher sa petite cuillère avant de la reposer à côté de son café. On peut être friand à la fois de lutte des classes et de waterzooi. Ainsi vit le porte-parole du PTB, visage le plus connu du parti du côté francophone. Lorsqu'en 2005, après des années de réflexion et las de son microscopique succès, le parti, toujours unitaire, a décidé de revoir sa stratégie et sa communication, la figure Hedebouw s'est imposée pour porter la stalinienne parole en terres francophones. "Raoul a naturellement pris la fonction et le parti l'a adoubé", confirme Robert Halleux, ancien du PTB passé au PC.

Communiquer est dans sa nature. A croire que, penchées au-dessus de son berceau, il y avait, outre celle de Lénine, l'ombre de sa future idole, Coluche. Chaleureux, jovial, sympathique, l'homme a une tendresse pour les gens. "A l'école, on n'était pas toujours d'accord mais tout le monde l'aimait bien", se souvient le pianiste Alberto Di Lena, l'un de ses amis. Complices des blagues potaches d'alors, ils n'étaient pas les derniers à débrancher les appareils du labo de physique.

Les qualités de rassembleur de Raoul Hedebouw ont émergé vers la fin de son adolescence, lors des grèves dans l'enseignement, en octobre 1994. Avec d'autres, il mène l'action à l'athénée royal de Herstal pendant six semaines. Dont coût théorique : 30 points retirés de sa cote de conduite pour "manifestation non autorisée". Dans l'heure, par solidarité, la quasi-totalité des élèves de rhéto font la file devant le bureau du proviseur pour obtenir la même sanction. Le brave homme renoncera. Ainsi apprend-on à construire un rapport de forces...

Elevé par des parents syndicalistes de la CSC (et flamands), Raoul Hedebouw en sait déjà un bout sur la question. Son père, Hubert, militant totalement dévoué au PTB, a arrêté ses études universitaires de psycho pour devenir ouvrier dans la sidérurgie et a déménagé du Limbourg vers Liège pour servir la cause. Issu de ce terreau, Raoul ne peut qu'être dégoûté à tout jamais du PS lorsqu'en 1996, Laurette Onkelinx, alors ministre de l'Enseignement, sabre dans les effectifs des enseignants.

A l'époque, il veut être prof et syndicaliste. Il entame, à l'ULg, des études en sciences botaniques. Il termine chaque année avec "les plus grandes satisfactions personnelles", sourit-il. C'est qu'il n'y a pas que les études, dans la vie. Raoul est fan du groupe américain Rage against the Machine et de musiques du monde, il fréquente assidûment le Carré, haut-lieu festif et bibitif de la cité ardente, et les potes sont tellement nombreux !

L'art du calepin

Au milieu des années 1990, les Forges de Clabecq sont en faillite. Roberto D'Orazio prend la tête de la contestation syndicale. Le 2 février 1997, une marche rassemble 70 000 personnes à Clabecq. Sur le podium, c'est Raoul Hedebouw, 20 ans tout juste et parfait bilingue, qui traduit les discours. Aujourd'hui encore, il en a des frissons.

Dès lors, sa formation politique se précise. Après un séjour humanitaire de deux ans à Kinshasa, en même temps que Ludo Martens, précédent président du PTB, il rentre au pays. "Quand j'ai vu que le parti devenait moins sectaire, je me suis dit que je pourrais peut-être y poursuivre le même objectif que dans un syndicat." Il y entre officiellement en 2005, section Liège. Puis franchit les étapes pour devenir cadre. Il apprend vite. "C'est surtout de l'autoformation", assure-t-il. Pas seulement. Le parti encadre scrupuleusement la préparation de ses chefs de file. Les auteurs marxistes et leur analyse politique ne doivent avoir aucun secret pour eux. "Depuis 2004, le PTB s'est ouvert à des lectures plus larges, comme l'économiste Thomas Piketty", assure l'intéressé.

La machine "Raoul" est en marche. Et avec elle, le PTB tout entier qui, en 2008, réforme ses statuts. Le parti reste marxiste mais arrondit les angles, au moins dans la forme. En dehors, ils sont peu à croire que sa pensée politique, son objectif et ses méthodes ont vraiment changé. "Je ne dirais pas de mal de ce jeune homme talentueux, dont la ferveur est incontestable, glisse la libérale liégeoise, Christine Defraigne, mais il masque la dangerosité de l'idéologie qu'il prône. C'est un édulcorant." Raoul, chargé de la "porte-parolité", construit la fonction, inexistante jusqu'alors, et sans comparaison dans le monde politique. "Il est l'incarnation des militants, pas le communicateur", insiste Robert Halleux. Dans les autres partis, ce sont les présidents qui s'en chargent. Joue-t-il le rôle de ponceuse, contraint de polir le discours rouge vif jusqu'à l'acceptable ? Tout l'indique, et notamment cette insistance à parler de gauche radicale, plutôt qu'extrême.

Ses armes principales ? La tchatche et le terrain. Il est de toutes les manifestations, de toutes les actions en entreprise, de toutes les réunions d'associations. Dans les cafés, il sème un discours simple et accessible. Peu à peu, il tisse son réseau, notamment dans les structures syndicales. "Il passe bien dans les assemblées et chez les délégués, confirme un patron de régionale CSC. Jamais dogmatique, il soutient inconditionnellement les équipes."

Militant 24 heures sur 24, Raoul Hedebouw ne quitte pas son calepin, dans lequel il note tout et surtout les anecdotes de la vraie vie, toujours utiles à placer. Sa mémoire est étonnante, son rire aussi. Il tutoie et embrasse en un rien de temps tout humain qu'il croise, même les politologues. "Il est remarquable pour tisser des liens en moins de deux minutes, relève un homme politique liégeois. C'est du Michel Daerden." Il est d'ailleurs parvenu à ce que tout le monde l'appelle Raoul, tout court. Presque une marque. Ce qui lui pèse. "L'idéal serait que le PTB soit visible sans moi." Car s'il est l'artisan du personnage qu'il a construit lui-même au fil des ans, il en est peut-être aussi devenu un peu l'otage. Les débats le stressent, avoue-t-il. Et la pression des gens qui le remercient de leur avoir rendu espoir l'angoisse. Mais puisque le parti compte sur lui, il continue. Dans une structure où parler en off d'un "camarade" est inimaginable.

Direct, attentif à discerner le message essentiel à transmettre, Hedebouw comble à lui tout seul le fossé qui sépare les citoyens du monde politique. "Il est parti d'une petite base militante qu'il a fait grandir grâce à un discours médiatique porteur, systématiquement à contrepied des partis traditionnels", résume le député CDH liégeois Benoit Drèze. Et mitonné à l'accent de Herstal, ce qui ne gâche rien.

"Après les figures austères dont le PTB était coutumier, Raoul Hedebouw présente une image sympa, relève le politologue de l'ULB Pascal Delwit. Il n'en est pas l'un des hommes les plus forts, mais l'incarnation." En 2014, il n'était pas présent lors des consultations royales d'après élections fédérales. Seuls Peter Mertens et David Pestieau, président et vice-président du parti, se sont rendus au palais. Raoul n'a pas davantage été reçu par Paul Magnette, président du PS, lors des discussions préalables à la formation du gouvernement wallon. Que le PTB ne l'y ait pas envoyé est remarquable. "La discipline de groupe au PTB passe par une très importante discrétion, relève le député socialiste Ahmed Laaouej. Si Raoul n'est pas déterminant dans le parti, il doit en tout cas être influent."

Un homme pressé

Dans les manifestations, le PTB installe systématiquement un podium sonorisé, sur lequel, pendant des heures, son porte-parole, ancien DJ, harangue la foule. "Il se scénarise, relève Muriel Gerkens, députée Ecolo liégeoise. Il répète en boucle trois ou quatre phrases types, dans un discours simplificateur qui trompe la population. Et il le sait très bien. Mais ça marche parce que la population est effarée par l'austérité."

Ça marche, ah ça, oui ! Jusqu'en Flandre. Impatient, Raoul Hedebouw estime qu'il n'y a pas une minute à perdre pour contrer le néolibéralisme et l'extrême droite, qui menacent l'Europe. "Il est rapide, glisse le pétébiste Tom De Meester. Au bureau de parti, c'est parfois dur de le suivre." Intuitif, habile à sentir qui sont les acteurs et où sont les enjeux, il structure sa pensée comme un scientifique. Ce coureur de fond à l'agenda trop étroit bouillonne, très préoccupé par la construction du succès électoral. Alors peu lui importe qu'on lui reproche de se muer en cache-sexe pour un parti dont les valeurs et les pratiques peuvent hérisser : Raoul est efficace.

Au conseil communal de Liège, où il siège depuis 2012, il se présente d'ailleurs souvent avec de solides bottines, comme s'il était en permanence sur pied de guerre. En coulisses, il s'appuie sur des collaborateurs dont il exige tout : écrire n'est pas son fort. En séance, il se lève pour prendre la parole, ce qui est contraire aux usages. "Pour que les gens m'entendent", se défend-il. "Quand il intervient, ce n'est jamais dans l'intérêt du dossier ou de Liège mais pour mettre en avant la doctrine du PTB, pointe un socialiste liégeois. Il se fout de la réponse. Ce qui l'intéresse, c'est de poser la question."

Il lui est arrivé de faire venir un cameraman et de se faire filmer pendant ses interventions. "Il ne respecte pas les règles du jeu, affirme une écologiste. On lui avait demandé de ne pas arriver en séance avec des associations qui allaient faire du chambard. Il a répondu au bourgmestre, Willy Demeyer, qu'il ferait entrer la rue dans la salle du conseil, que ça lui plaise ou non." Les relations entre les deux hommes sont notoirement tendues. Leurs échanges de tweets, durant le conseil, n'ont rien d'une longue Meuse tranquille. L'un et l'autre se souviennent fort bien du slogan du PTB lors du dernier scrutin communal : "Désolé Willy, cette fois-ci, je vote à gauche !"

Et sur le fond ? "Raoul marque rarement des points, répond un autre conseiller communal. Il est approximatif, sa connaissance des dossiers est très relative, et il est sans cesse dans les procès d'intention. Alors il se fait remettre à sa place, et il en joue." "Son analyse peut avoir ses limites mais il s'en moque parce que ce qui compte, c'est de prendre le point à l'applaudimètre", embraie Bénédicte Heindrichs, conseillère écolo. Hedebouw est aussi soucieux de ne pas apparaître publiquement comme en cheville avec les autres partis. Il est, du coup, très difficile d'arriver à un accord avec lui.

Tchantchès du kop

Au Parlement fédéral, où il siège avec son complice Marco Van Hees pour un salaire mensuel limité à 1 500 euros, le solde allant au parti, Hedebouw n'agit pas autrement. Il s'adresse directement aux caméras. "Il n'est pas au Parlement pour faire de la politique mais pour porter la voix des gens dans l'hémicycle, détaille Tom De Meester. Il a une haine profonde de la classe politique et de son hypocrisie." "Je n'ai pas de collègues, je n'ai que des camarades, embraie le député du PTB. D'ailleurs, humainement, je ne me sens pas bien à la Chambre : c'est l'instrument de l'élite politique et humaine." Ce qui ne l'empêche pas de plaisanter avec les uns et les autres à la cafétéria.

Rarement présent en commission, sauf si les caméras y sont, le Herstalien est davantage dans la critique que dans la proposition. "A part la taxe des millionnaires, où sont les projets du PTB ?", s'interroge un élu. L'homme joue sur les "coups" médiatiques. "C'est de la communication offensive populaire", réplique-t-il. Comme lorsqu'il interroge le système qui permet à des députés de prendre leur pension à 55 ans, alors que tous les salariés du pays ne pourront le faire qu'à 67. Un coup préparé de longue date par l'équipe du PTB. "Raoul n'est qu'une marionnette aux mains de son président, un Tchantchès", tranche un écologiste. "Il confond politique et kop du Standard", assène un socialiste liégeois. En fait, il n'assume pas la fonction de député, sauf dans sa dimension tribunicienne.

Quand il n'en peut plus de tout cela - il exclut de devenir un jour président du parti -, Raoul Hedebouw part marcher en forêt, seul lieu où il se ressource. Où il peut se permettre d'être lent et d'écouter les oiseaux. Le rouge-gorge a la préférence de ce grand émotif, qui sera père en août. Le temps passe. Quand il était enfant, Raoul, piètre mais riant joueur de foot, ne montait au jeu que lorsque son équipe menait 7-0. Hors des terrains, désormais, c'est l'inverse. C'est lui qu'on aligne pour faire basculer le match.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlPTBRaoul Hedebouw
Hedebouw, le De Wever wallon?
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29376283Le Principe de Cause et d'Effet "Toute Cause a son Effettout Effet a sa Causetout arrive conformément à la Loila Chance n'est qu'un nom donné à la Loi méconnueil y a de nombreux plans de causalité, mais rien n'échappe à la Loi" Le Principe de Genre "Il y a un genre en toutes chosestout a ses Principes Masculin et Fémininle Genre se manifeste sur tous les plans"2016-06-18 11:17:27Michèle PLAHIERS376279. Connaissez-vous le kybalion ?, qui repose sur 7 principes fondamentaux : Le Principe de Mentalisme " Le Tout est Espritl'Univers est Mental" Le Principe de Correspondance "Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Basce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut" Le Principe de Vibration "Rien ne reposetout remuetout vibre" Le Principe de Polarité "Tout est Doubletoute chose possède des pôlestout a deux extrêmessemblable et dissemblable ont la même significationles pôles opposés ont une nature identique mais des degrés différentsles extrêmes se touchenttoutes les vérités ne sont que des demi véritéstous les paradoxes peuvent être conciliés" Le Principe de Rythme "Tout s'écoule, au-dedans et au-dehorstoute chose a sa duréetout évolue puis dégénèrele balancement du pendule se manifeste dans toutla mesure de son oscillation à droite est semblable à la mesure de son oscillation à gauche2016-06-18 11:15:23Michèle PLAHIERS376067Quand Raoul Hedebouw sera au pouvoir, Albert Frère sera forcé de partager sa richesse et son patrimoine avec moi ! Cela me paraît être une perspective fort alléchante et très réaliste...2016-06-17 20:04:18José Dalberto376065Jef Dubois, la Wallonie rattrape la Flandre ces dernières années, de l'aveu des patrons wallons et de la Krediet Bank. Les Flamands sont contaminés par la propagande de partis qui lui font croire que les francophones sont responsables de leurs problèmes. Mais beaucoup d'entre eux voient clair et soutiennent également que la société que nous créent les vendus et les incompétents au pouvoir doit être profondément remaniée.2016-06-17 20:00:13Bernard Bachelart376063Avec Hedebouw on a au moins la perspective de voir de nouveaux jobs se créer en Wallonie : il va attirer une masse d'investisseurs Nord-Coréens !2016-06-17 19:59:54José Dalberto375933La Wallonie se trouve au bord du gouffre. Maintenant avec le PTB elle va encore faire un pas en avant. Pourquoi Wallons et Flamands sont ils tellement différents?2016-06-17 17:25:37Jef Dubois375931Le fait que 1% des belges possèdent une très grande partie des richesses est un fait, et le PTB fait bien de le rappeler...aussi que 25% des bruxellois vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Karl Marx dans son Manifeste du Parti Communiste avait et a toujours raison notamment en ce qui concerne la loi du valeur travail : la formation du capital devient possible lorsque le salaire attribué aux ouvriers est inférieur à la valeur du travail qu'ils produisent. Rien n'a beaucoup changé sauf que les appellations ont changé : on parle alors de "nouveaux pauvres". Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Le PTB est le seul à secouer le cocotier, les autres partis politiques sont tous complices de cette disparité des richesses.2016-06-17 17:25:13Jacques Chantraine375903L'émergence du PTB est purement et simplement la conséquence de la nullité des partis qui nous gouvernent. Ils ont été assez corrompus ou stupides pour accepter la fusion des banques d'affaires et de dépôt, l'entrée dans l'euro, la directive détachement et d'autres malfaisances graves pour le peuple. Le clientélisme des partis classiques et leur soumission aux diktats de la finance sont du pain béni pour toutes les formations alternatives en tous genres. Le modèle économique imposé par les lobbies est techniquement absurde et le délitement social organisé par la commission européenne totalement inacceptable. Sans les erreurs de l'Europe et d'un modèle économique archi-faux, le PTB ne récolterait pas un seul siège. Au lieu de le critiquer le PTB, les partis classiques feraient beaucoup mieux d'arrêter leurs compromissions, leur soumission aux lobbies et de s'instruire avant de prendre des décisions.2016-06-17 16:54:06Bernard Bachelart375901@ Olivier Montulet Le programme du PTB est réaliste ? Je vous invite à voir, en pratique, ce que donne l'application d'un programme de ce type sur un pays riche possédant du pétrole : Le Venezuela. Depuis la 'Révolution Bolivarienne' (encensée par le PTB et son porte parole), 18 ans ont passé. Le pays est en faillite, les usines ne fonctionnent plus, les capitaux ont fuit, la misère et la pénurie règne, l'inflation atteint les 700% par an, les fonctionnaires ne sont plus payés et ne travaillent pluis que deux jours semaine, ... Libre à vous d'apprécier ce type d'extrême mais le résultat est là. Et ça fait peine à voir ...2016-06-17 16:53:21Hugues Lecat375821Est-il préférable de vivre dans une société communiste, tirée vers le bas, sans espoir de prospérité pour sa propre génération et surtout celle de ses enfants ou une société où tout le monde se retrousse les manches et reçoit, en retour, selon ses mérites et son courage, avec la part de solidarité toujours nécessaire pour les plus démunis ?2016-06-17 15:09:26claude Marievoet375765Bedebouw est belgicain.2016-06-17 14:24:48Pierre Lison375735Olivier, Raoul et Bart ont une très grande capacité en commun : l'usage immodéré du populisme. Et aussi beaucoup de caractéristiques politiques : un extrémisme total, une recherche de la dictature, une analyse économique tout à fait erronée jusqu'à prendre des vessies pour des lanternes.2016-06-17 14:12:17Marie-Louise Fonder375681Bon, disons que la Wallonie devienne communiste. Sa classe moyenne et les riches prendront directement la voie d'escampette. Elle sera très seule et encore plus pauvre en Europe. Et qui va financer cette aventure? Encore la Flandre, l'Europe ou l'IMF. Ces derniers vont directement prendre le contrôle de la Wallonie et mettre la barre toute a droite. Que de temps perdu. A coté de la Wallonie, la Grèce fera figure d'un pays prospère.2016-06-17 13:38:09Jef Dubois375645Ces deux là.2016-06-17 13:18:00Michèle PLAHIERS375637Comme De Wever signifie tisserand et Hedebouw construction entière... C'est deux la sont liés.2016-06-17 13:13:06Michèle PLAHIERS375601Le PTB, comme le communisme, fera pchitttt et disparaitra dans...15 ans.2016-06-17 12:34:49Charles Deloge375593AHAHAmême si l'article est bien écrit, il et impensable de croire que le PTB a de l'avenir en Belgique !! Hedebouw, n'arrive même pas a la semelle des tongs de BDW !!! il vocifère partout sans jamais rien dire d'intéressant !! Par contre, de nouveaux partis comme ANW deviennent de plus en plus important sur le plan politique et avec un discours encore plus fort que BDW !! soit osant dire ouvertement que les partis traditionnels gèrent à la manière du nazisme séparatiste tant en wallonie qu'en flandre !! l'avenir et la sérénité financière des citoyens belges passera par le retour du fédéralisme d'union et un changement radical dans certaines gestions !!2016-06-17 12:20:18Dimitri Francois375585Le PTB serait une alternative si, dans tous les pays et régions d'Europe, existaient des PTB bénéficiant du même success. Mis à part dans les zones "sinistrées", il n'y en a pas. Ce n'est qu'un leurre pour défavorisés qui, d'ailleurs, intelligemment, se garde bien de se frotter à l'exercice d'améliorer autrement que par des paroles la condition de ses concitoyens-électeurs.2016-06-17 12:12:55Pierre catrice375581Raoul Ier! A l'instar de Pyong Yang, dont il semble l'émule, il croit dans un communisme que tous les autres pays communistes ont rejeté: URSS, (goulag, discipline du parti), Chine, qui en a encore le nom mais qui paradoxalement recèle le plus grand nombre de milliardaires et vit sur une économie de marché, donc de capitalisme, Le Vietnam, qui suit les traces de la Chine et devient un pays émergeant, Cuba, où Castro en est revenu du régime du Ché! Les exemples passés ont ceci de particulier, c'est que des gens du type Raoul ou Pyong Yang, n'en ont rien à cirer. et tant pis pour les moutons bêlants qui suivent bêtement! Mais là n'est pas l'avenir de nos enfants, gardons ça bien en mémoire!2016-06-17 12:10:21Willy Surmont-Van Steen375579Comparer Hedebouw à De Wever alors qu'ils ont bien peu de point commun participe aussi de la volonté de discréditer en le machiavélisant le PTB en Wallonie.2016-06-17 12:08:27Olivier Montulet375567Cet article fait bien partie de la diffusion des idées néolibérales et non du sain journalisme critique. Discréditer le PTB est pourtant pour lui une bonne chose car le renforce dans sa position de seule alternative à l'idéologie des dominants (dont l'UE et son parlement -non démocratique même si élu-)2016-06-17 12:01:02Olivier Montulet375559Il faudrait encore que Pascal Delwit (encore un "penseur" de la caste des dominants) précise ce que veut dire léniniste et marxiste. Ces deux concepts sont devenu des fourre tout, et comme disait un philosophe, le marxisme est devenu la somme des ineptie dites à propos de la pensée de Marx. Ces concept fourre tout ne sont là aujourd'hui que pour faire peur et tenter de discréditer ceux qui sont ainsi désignés. Une stratégie de dominants qui n'a pas d'autres argument à opposer.2016-06-17 11:57:48Olivier Montulet375551Les idées du PTB ne sont pas simplistes, elles sont d'une autre réalité que celles que veulent imposer les néolibéraux prétextant qu'il n'y aurait pas d'alternative possible à leur idéologie. Le PTB est plus indispensable que jamais. Et s'il ne veut pas aller au pouvoir c'est uniquement parce que les autres partis ne veulent pas changer d'idéologie -néolibérale -car tous les autres partis sont néolibéraux-. Inviter le PTB à faire partie d'une majorité est une stratégie éculée pour disqualifier le parti minoritaire qui n'a pas le rapport de force suffisant pour y imposer ses idées. Le PTB doit donc attendre un changement de paradigme au sein de la socitéé qui surviendra, selon lui d'ici 15 ans, lorsque le néolibéralisme aura achevé de se discréditer avec tous les parti de la NVA à Ecolo incapables qu'ils sont de se distancier ce néolibéralisme au nom, selon eux, du réalisme.2016-06-17 11:53:43Olivier Montulet375535La preuve que le PTB prend de l'ampleur c'est que le P$ le dénigre il en a peur, tous les grands profiteurs du P$ en tremble !2016-06-17 11:47:11jeanluc vanhoeck375529Oui son programme est réaliste n'en déplaise aux néolibéraux qui n'ont comme argument que la tentative de discréditer ses opposants à l'instar des syndicats. Le PTB est plus que jamais la seule alternative crédible aux rouleau compresseur des dominants qu'est le néolibéralisme abjecte.2016-06-17 11:44:18Olivier Montulet375523Qui sont les "experts" qui jugent irréalistes les propositions du PTB? Des gens de la classe dominante pétris de son idéologie et de la pensée unique néolibérale. Proposer une alternative au projet néolibéral est d'office irréaliste pour ces gens à l'esprit étriqué et le PS, à l'Instar de Hollande et Vals en France, en fait aussi partie même s'il s'en défend. Une alternative au Néolibéralisme, idéologie radicale de droite, seule une idéologie radicale de gauche peut être une alternative. Même les médias grand-public, parce qu'eux mêmes sont pétris dans l'idéologie des dominants, ne peut voir une alternative de gauche que comme une menace. Non le PTB n'a rien à voir avec la NVA et son idéologie ultralibérale égoïste qui favorise le replis sur soi, le nationalisme et la haine de l'autre. A l'inverse le PTB est ouvert aux autres, altermondialiste, social et a une idéologie solidaire incluant la volonté de redistribution des richesses.2016-06-17 11:42:22Olivier Montulet375509@ C. DORPEL - Le "devoir de mémoire" constitue en effet le dogme de la "bonne pensée" en Wallonie depuis l'époque, déjà ancienne, d'un certain M. WANG à la R.T.B. ( sans F alors). Mais un devoir de mémoire orienté, canalisé vers les seules dérives des fascismes et autres régimes militaires. Mettre en évidence les goulags et les laogaï sur les antennes d'un service public n'a jamais été à la mode de Reyers, qui fait l'air du temps chez nousparler du "Livre noir du communisme", non plus! Cela s'appelle, au sens propre du terme, du lavage de cerveau!2016-06-17 11:25:56Jean-Luc LEFEVRE375477Bis: Merci aux apparatchiks de la RTBF d'avoir "oublié" d'informer le peuple francophone, de ce que fut le stalinisme et le Goulag.2016-06-17 10:58:10christian dorpel375473Merci aux apparatchiks de la RTBF d'avoir "oublié" d'informer le peuple francophone, de ce que fut le stalinisme et le Goulag. Si la RTBF, nid d'apparatchik du PS, avait pris la peine d'informer le Sud,de ce que fut le Stalinisme, le Goulag, avec autant de vigueur qu'elle le faitde ce que fut le stalinisme, on en serait pas là.2016-06-17 10:54:43christian dorpel5134612016-06-17 10:05:362016-06-17 10:05:36Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleOlivier MoutonLaurence Van RuymbekePar Laurence Van Ruymbeke et Olivier MoutonBelgiqueLeVif

Hedebouw, le De Wever wallon?

Le PTB ne cesse de grimper dans les sondages du côté francophone, en profitant du marasme social. Une explosion qui n'est pas sans rappeler celle de la N-VA. Faut-il craindre cette gauche radicale?

yesVincent Genot2016-06-17 10:06:06http://www.levif.be/actualite/belgique/hedebouw-le-de-wever-wallon/article-normal-513461.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/hedebouw-le-de-wever-wallon/article-normal-513461.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Hedebouw, le De Wever wallon?

"Raoul Hedebouw ? C'est le Bart De Wever wallon." Lancée spontanément par un député humaniste, la comparaison entre le porte-parole du PTB et le président de la N-VA vaut plus qu'un long discours. Il y a quelques années, le petit parti maoïste suscitait ricanements et haussements d'épaule dans les cénacles politiques. Aujourd'hui, on ne rit plus. La progression de la gauche radicale du côté francophone est telle que le PS change de stratégie en lui proposant de collaborer. Le MR y voit, lui, une possibilité de diviser la gauche ou une menace, c'est selon. Le PTB était crédité de 13,5% en Wallonie dans le dernier sondage Le Soir/ Ipsos/ RTL-TVI, publié mi-mai, devenant potentiellement le troisième parti devant le CDH et Ecolo. Une explosion, au regard des 5,5% récoltés lors du scrutin de mai 2014. Et un séisme potentiel dans une partie du pays où les mouvements d'ampleur sont rares dans les rapports de force.

La comparaison avec la N-VA est loin d'être dénuée de sens. Comme le PTB, elle est partie de pratiquement rien : avant de devenir la première formation politique du pays en explosant le plafond des 30%, elle s'était heurtée au seuil électoral des 5% aux élections de 2003. En guise d'exemple pour le PTB, elle a su profiter en très peu de temps du mécontentement des électeurs à l'égard du premier parti régional, le CD&V, contraint de faire trop de compromis au pouvoir. La N-VA, comme le PTB, a mis en avant un leader charismatique pour élargir le noyau des électeurs potentiels. Bart De Wever a déringardisé le discours nationaliste en participant à des jeux télévisés. Raoul Hedebouw dédiabolise l'idéologie d'extrême gauche en se démultipliant dans les médias. C'est la recette miracle.

Pourquoi cela marche ?

Dans une Belgique où coexistent deux démocraties, le PTB incarne, au même titre que la N-VA, la caricature du vote dominant dans la Région. Une expression tranchée, radicale, née de la frustration de voir l'autre communauté du pays nier le désir exprimé dans les urnes de sa propre communauté. La décennie passée, la N-VA a grandi en raison du blocage institutionnel, ce "non" francophone asséné en permanence à une Flandre en quête de réformes. Ces dernières années, le PTB se nourrit de la marche libérale forcée d'un gouvernement majoritairement dominé par les partis flamands, qui décide de réformes socio-économiques "injustes". Un retour de bouclier.

Partout où il y a de la grogne sociale, le PTB fleurit. N'a-t-il pas commencé sa spectaculaire progression dans la banlieue rouge de Liège, à Seraing notamment, où il a décroché 16,5% des voix en 2014, sur le lit de la rancoeur ouvrière à l'égard de la fermeture d'Arcelor-Mittal ? Lors de la manifestation syndicale du 24 mai dernier, Raoul Hedebouw haranguait la foule depuis un podium. "157 personnes ont rejoint le PTB, s'est-il réjoui. Nous avons désormais atteint le cap des 10 000 membres en ordre de cotisation." La "violence sociale" du gouvernement Michel explique sans nul doute cet engouement, mais aussi le passif des participations passées du PS au pouvoir ‒ notamment cette "exclusion des chômeurs" que Di Rupo traîne comme un boulet.

Tout apporte de l'eau au moulin du PTB. Notamment ce fameux constat, devenu un slogan, selon lequel 1% des Belges possède la majorité des richesses du pays. Début juin, alors que le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) évoquait la suppression de la "mini-taxe sur la spéculation", le député fédéral Marco Van Hees avait beau jeu de ressortir sa proposition de loi instaurant une "taxe des millionnaires" : déposée le 21 octobre 2015, elle est censée rapporter 8 milliards d'euros par an. Faut-il le dire ? Chaque révélation de type Panama papers ou Lux Leaks est du pain bénit pour la gauche radicale, bien que de nombreux experts jugent ses propositions irréalistes.

Mais le succès du PTB est aussi le fruit d'un minutieux travail de présence sur le terrain, d'une infiltration permanente des milieux où l'agitation est perceptible. David Pestieau, actuel chef du service d'études du parti, a fait ses armes dans les manifestations étudiantes de la fin des années 1990, au sein desquelles les jeunes du Comac étaient omniprésents. "Ce qui explique le succès du PTB, c'est sa présence sur le terrain, à travers les maisons médicales, dans les quartiers, dans les syndicats, les entreprises, les manifestations, confirme Benoît Drèze, député CDH. A Herstal, trois mois avant le dernier scrutin, le PTB a fait campagne sur le coût des sacs poubelles, en disant que c'était aux entreprises de les payer puisque ce sont elles qui produisent les déchets. Le discours était simpliste, mais il a fait un tabac." "Le PTB, ce n'est pas que Raoul, acquiesce le politologue Pascal Delwit (ULB), auteur d'un livre-enquête sur ce parti. Il est la face communicationnelle forte du parti par rapport aux médias, mais le parti s'appuie aussi sur des associations, des experts, des syndicats. Il a une présence très forte sur le terrain." L'avis est unanime : il ne faut plus sous-estimer ce PTB devenu "une vraie structure militaire, avec une grande discipline". Un parti ayant compris toute l'importance d'une forte implantation locale. Comme la N-VA.

Pourquoi le pouvoir "dans 15 ans" ?

Conscient de l'impact pris par son parti, Raoul Hedebouw évoque aujourd'hui ouvertement son arrivée au pouvoir. Mais dans... quinze ans. Ce faisant, il confirme, avec des mots feutrés, son caractère révolutionnaire : "Il y a un rapport de force à reconstruire avec les formations politiques qui acceptent de sortir du champ de l'austérité de l'Union européenne, souligne-t-il. Aujourd'hui, les quatre partis traditionnels francophones ont voté le traité de cette austérité. Dans ce cadre-là, le PTB ne peut pas participer au pouvoir. Il y a une stratégie importante et qui prendra du temps." Il s'agit en réalité de recomposer une forme de Front populaire, comme il a existé en France dans les années 1930.

Le ministre-président wallon Paul Magnette (PS), idéologue de la "gauche qui ne va pas mourir", traduit cela comme suit : "Le PTB a une peur panique d'exercer le pouvoir." "La participation au pouvoir constitue une tension centrale au PTB, souligne Pascal Delwit. C'est un 'impensé' pour eux. Les conditions que le parti met à une éventuelle participation sont telles qu'elles équivalent à un refus. Il peut du coup se contenter de dénoncer et de promouvoir des idées simples."

Le seul endroit où le PTB a accepté jusqu'ici de se mouiller se situe en Flandre, à Borgerhout (Anvers), dans le cadre d'une coalition progressiste avec le SP.A et Groen. "Un district, avec de très faibles compétences", précise le politologue. L'échevine Zohra Othman, en charge de la Jeunesse, y a organisé des activités gratuites et misant sur la participation. Sous son impulsion, Borgerhout est aussi devenue la première commune flamande "hors TTIP" pour protester contre le traité de libre-échange en négociation entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Une initiative comparable a été prise par... Paul Magnette dans sa ville de Charleroi.

"L'objectif du PTB n'est pas d'aller au pouvoir, mais bien d'influencer les autres partis qui, eux, doivent bouger", analyse un élu socialiste. Depuis sa percée, le PTB pèse il est vrai fortement sur le paysage politique, au sens large. Décontenancé, le PS a radicalisé son discours et songe désormais à une alliance des partis de gauche, ne fût-ce que pour tenter de dégonfler cette baudruche, comme Philippe Moureaux l'avait fait au début des années 2000 avec Ecolo. Elio Di Rupo a proposé d'ouvrir sa majorité au PTB à Mons, Paul Magnette n'exclut pas l'idée d'une alliance pour l'avenir. La force montante du PTB a également donné une impulsion nouvelle au mouvement syndical, une partie de la FGTB ayant adopté son langage révolutionnaire à coup de grèves sauvages ou de longue durée.

Franky VerdicktRaoul Hedebouw et Peter Mertens

Le parallélisme avec la N-VA est troublant, là encore, bien que situé à l'opposé du spectre idéologique. Pendant de longues années, le parti nationaliste flamand a refusé de conclure tout compromis institutionnel ou de participer au pouvoir fédéral, tant cela était contraire à son objectif indépendantiste. Le noyau dur communautaire du début ne l'aurait pas accepté. Mais la progression électorale du parti et l'élargissement de son cercle de militants ont changé la donne. Désormais soutenu par le patronat flamand et une large partie de la classe moyenne, la N-VA est entré dans un gouvernement fédéral à vocation socio-économique. Sans abandonner pour autant sa quête confédérale. Le PTB finira-t-il lui aussi par participer au pouvoir dans une coalition, en mettant de côté son idéal ?

Faut-il avoir peur du PTB ?

Représenté par deux députés au parlement fédéral, crédité de fortes hausses par tous les sondages, le PTB n'est plus le groupuscule minoritaire qu'il fut par le passé. Faut-il dès lors craindre son positionnement idéologique ? A-t-il évolué derrière les sourires charmeurs de Hedebouw ? Denis Ducarme, chef de groupe MR à la Chambre, met en garde : "Je parle moins à Raoul qu'avant, prévient-il. Plus je vois comment les choses évoluent, plus j'observe une avancée dans le populisme de la part du PTB. Ce discours est dangereux. On les sent prêts à tout, comme l'extrême droite. Pour moi, ces deux extrêmes sont chou rouge et rouge chou. On observe au PTB la même violence et le même rejet de l'autre qu'à l'extrême droite, mais pour des raisons économiques. Avec le PTB, il n'y a pas de place pour un débat argumenté, ni pour le compromis essentiel qui y est lié."

Ils sont nombreux à rappeler les amitiés passées du mouvement avec le régime chinois de Mao, leurs expériences totalitaires en lien avec le "Grand bond en avant" des années 1950 (NDLR, une révolution économique qui avait provoqué une grande famine) ou leur proximité avec la Corée du Nord. "Il y a une évolution au PTB, sur la forme et sur le fond, nuance Pascal Delwit. Le PTB ne soutient plus la Corée du Nord, même si Peter Mertens (NDLR, président du Partij van de Arbeid flamand, le PTB ayant encore une structure unitaire) a jadis été reçu par Kim Jong-Il. Mais le PTB fait toujours partie de la fédération internationale à laquelle appartiennent les jeunesses de Corée du Nord et l'on ne peut pas télécharger le discours que le PTB prononce dans ce type de réunion. Leur communication est pensée en fonction de l'auditoire. Ce manque de transparence est stratégique. Ils sont très attentifs à ne pas rendre tout accessible. Les médias belges ne reçoivent que ce que le PTB veut bien leur donner."

Lors du dernier congrès, il n'y a toujours pas eu d'aggiornamento au sujet de pans de l'histoire pourtant largement controversés comme les régimes de Staline ou des Khmers rouges, avec des tensions internes à la clé. Cette rigueur idéologique n'est-elle pas susceptible d'effrayer les sympathisants potentiels ? "Pour les moins de 30 ans, qui n'ont pas connu la période avant chute du mur de Berlin ou les chars à Prague, cela n'est pas un repoussoir", glisse un Ecolo. Les références actuelles ce sont les Grecs de Syriza, les Espagnols de Podemos ou les Français de Nuit Debout. Le PTB a d'ailleurs réussi un tour de force en incarnant cette contestation nouvelle, au vu de son histoire. Un mouvement citoyen comme Tout Autre Chose correspondait mieux au profil.

"Le PTB est plus un parti léniniste que marxiste, précise encore Pascal Delwit. On y observe une énorme discipline. Son indice de démocratie interne est le plus faible du pays, plus bas encore que celui du Vlaams Belang." Ou encore : "Refuser une décision du parti, pour un de ses membres, constitue une rupture totale sur le plan politique, familial et personnel. On le mesure mal." Cette intolérance absolue tranche avec l'allure avenante de son porte-parole. Le parti est d'ailleurs encore largement fondé sur les familles historiques, les Pestieau, Merckx ou Hedebouw, précisément. C'est le véhicule d'un idéalisme absolu, sans concessions. Qui s'élargit peu à peu grâce à l'arrivée d'experts dans de nouveaux domaines et de personnalités qui vont émerger dans les villes et les provinces.

Si le PTB fait peur à gauche, c'est en raison de son côté "sectaire", mais aussi parce qu'il bouscule les cartes. "L'émiettement de la gauche renforce la droite", résume le député PS Ahmed Laaouej. Ce n'est pas pour rien que le PS tente de trouver une nouvelle stratégie pour le contrer. "Aujourd'hui, le PS applaudit Raoul au Parlement s'il est bon, constate un écologiste. Ce n'était pas le cas avant. Ils ont clairement reçu des consignes."

"Moi, je préfère un PS moins fébrile et plus fort, davantage dans l'argumentation et moins dans l'émotion, insiste le libéral Denis Ducarme. Ma réaction est étonnante ? Si cela se passait à l'autre bout du spectre politique, entre le MR et le PP, j'espère que les partis de gauche réagiraient de la même manière que moi. Le PTB a mis le feu à la gauche, qui a perdu ses repères et ses acquis."

Ce n'est pas le moindre des dangers. Une Wallonie à la sauce gauche radicale au lendemain des élections de 2019 serait un acte de résistance. En votant massivement pour le PTB, les francophones exprimeraient leur refus d'une Belgique à la sauce N-VA. Un retour du balancier de l'histoire. Les francophones dénonçaient la ligne communautaire du CD&V de Luc Van den Brande fin des années 1990, puis d'Yves Leterme au début des années 2000 ? Ils ont reçu en retour la N-VA. Aujourd'hui, les Flamands critiquent le conservatisme social du PS et des syndicats wallons ? Ils risquent bien de provoquer la vague révolutionnaire du PTB.

L'effet paradoxal de cette explosion, pour ce PTB resté unitaire, c'est qu'il aggraverait la tendance actuelle : inexorablement, notre pays se scinde au rythme de ces deux démocraties.

MEDIUMPZ81mouton-olivierJournaliste politique au Vif/L'ExpressMoutonOlivierreporter/assets/159/avatar_81601.jpgolivier.mouton@levif.behttps://twitter.com/olimout<Para>Journaliste politique au Vif/L'Express</Para>http://www.levif.be/actualite/auteurs/olivier-mouton-81.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/olivier-mouton-81.html93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlPTBRaoul HedebouwN-VA
Zakia Khattabi, l'olive verte
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8366573Le parti écologiste se mêle de tout sauf d'écologie. C'est un parti qui ferait mieux de disparaître.2016-06-05 22:17:26Paul Rasmont366501Erik Lambot Si Zoe Genot et elle se mettait à promouvoir activement, à soutenir, à inventer même un islam de Belgique, à se montrer plus fermes sur certains points plutôt que de lorgner vers les accommodement raisonnables ou de céder aux sirènes des Frères musulmans peut-être qu'Ecolo retrouverait quelques électeurs.2016-06-05 19:16:41Lambot Pascale366319"Plus mordant, plus efficace", Ecolo, avec ce duo? Sans doute. Parce que ce sont deux losers, Zakia comme Patrick, laissés sur la touche par l'électeur en 2014. Ils peuvent se permettre d'être mordants et efficaces parce qu'ils ont personnellement connu l'échec électoral et parce qu'ils n'ont plus rien à perdre. Cela en dit long sur les vertus attendues de nos représentants politiques: langue de bois, politiquement correct...la médiocratie en quelque sorte, le triomphe de la "médiocrité"!2016-06-05 15:48:00Jean-Luc LEFEVRE366213Moi, j'aurais bien cru que l'auteur de cet article était un homme amoureux, avant d'apprendre que c'était une femme qui l'avait écrit...2016-06-05 14:15:50Georges-Pierre Tonnelier366125Pas plus tard qu'hier, une psychologue me parlait d'un de ses patients. Il est issu d'une PMA. Ses premières paroles entrant dans son cabinet: mais je suis qui moi? D'où je viens? Un écolo, lui aurait probablement répondu: mais enfin, vous n'êtes pas un légume...2016-06-05 12:17:40Michèle PLAHIERS366117En fait d'olives, certains parlent plutôt de... pastèques...2016-06-05 12:02:01René Gérard366115"Voilà Zakia Khattabi dans l'arène, chargée de la verte parole" . A croire que la journaliste, auteur de cet article (Laurence Van Ruymbeke ) soupçonne Khattabi d'être le cheval de Troie de l'Islam dans l'innocent parti ECOLO.2016-06-05 11:53:38christian dorpel366105L'écologie est une chose bien trop importante pour la laisser aux écologistes. C'est une attitude de vie et ne devrait pas être un mouvement politique.2016-06-05 11:30:49Charles Deloge5084852016-06-05 08:48:582016-06-05 08:48:59Le VifPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Zakia Khattabi, l'olive verte

Coprésidente d'Ecolo depuis un an, Zakia Khattabi découvre encore le métier et ses exigences. Elle n'est pas prête à sacrifier ses valeurs à l'efficacité politique. Mais elle n'a rien à perdre. Elle a déjà tout gagné.

yesVirginie Moriaux2016-06-05 08:49:17http://www.levif.be/actualite/belgique/zakia-khattabi-l-olive-verte/article-normal-508485.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/zakia-khattabi-l-olive-verte/article-normal-508485.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Zakia Khattabi, l'olive verte

Elle a choisi la banquette, pour garder un oeil sur les portes de sortie. Rien de ce qui enferme ne lui est supportable. Zakia Khattabi, coprésidente d'Ecolo, n'a pourtant rien à craindre : elle n'est pas "enfermable". On ne cadenasse pas les OVNI. Et, dans le monde politique, elle en est un. Elue pour la première fois en 2009, elle dirige le parti six ans plus tard... Dans le monde si convenu de la politique, elle marche à côté des rails, désormais avec jubilation. "Echapper aux codes est devenu un jeu", sourit-elle. Autant elle s'est, pendant des années, considérée comme une usurpatrice pour qui il n'était pas naturel de siéger à l'assemblée, autant elle assume aujourd'hui sans complexe.

Ce n'était pas (encore) le cas en mars 2015, quand elle a décroché la coprésidence des verts, avec le Wallon Patrick Dupriez. "Même si elle est consciente de ses qualités, elle doute plus qu'un autre", glisse Mohssin El Ghabri, conseiller chez Etopia, le service d'études d'Ecolo. Certains écologistes la trouvent d'ailleurs hésitante. "Les gens qui montent d'un coup de plusieurs classes sociales sont souvent pris d'un sentiment de vertige", expose son chef de cabinet Christophe Derenne. En un an, elle a pourtant déjà changé : Zakia Khattabi apprend vite.

Car c'est d'abord une intellectuelle, vive et curieuse. Titulaire d'une licence en travail social de l'ULB et d'un diplôme d'assistante sociale, elle a financé ses études elle-même. Bien qu'elle refuse de brandir l'étendard de l'immigration réussie, elle ne peut nier l'évidence. Fille d'un père enfant des rues puis ouvrier et d'une mère au foyer venus du Maroc, élevée dans les meilleures écoles catholiques de Bruxelles, elle a "réussi". "Mais combien d'autres échouent ?" interroge-t-elle.

De cette enfance qui sentait bon l'huile d'olive, elle a gardé le sens des institutions, vénérées dans la maison familiale de Schaerbeek, et du clan. Et, plus que tout, l'indispensable chaleur de sa soeur jumelle, si proche qu'elle a longtemps cru qu'elle portait un double prénom, le sien et celui de sa complice de naissance mêlés. Zakia grandit avec ses quatre frères et soeurs et jamais ses copines d'alors ne devineront dans quel milieu elle vit. Enfant, elle consacre son temps à étudier et à lire. Il lui arrive de dévorer le dictionnaire. Elle est de ceux qui disent "tout-à-fait" à la place de "oui"...

Tout cela a sans doute pesé lorsqu'elle s'est présentée, en septembre 2008, à l'Académie verte, qui forme les futurs cadres d'Ecolo. "On a été scotchés par son potentiel politique hors du commun, raconte Christophe Derenne. Très à l'aise, elle alliait la sensibilité, la curiosité, l'intelligence et le charisme."

A l'époque, Zakia Khattabi a 32 ans. Elle a déjà travaillé au Centre pour l'égalité des chances et à la Politique scientifique fédérale. Proche du mouvement féministe, laïque jusqu'au bout de ses ongles vernis, elle n'a pas étudié à l'UCL, ni n'est passée par la FEF (Fédération des étudiants francophones), comme bien des écologistes. "Elle est un peu hors piliers", enchaîne le député Ecolo Benoit Hellings. Certains le lui reprochent ? Elle, s'en réjouit. Et peu à peu, s'autorise à critiquer durement, en bureau politique, la ligne du parti.

"On dirait une reine"

Parlementaire engagée et pugnace, notamment dans les dossiers de justice et d'enseignement, elle est plus centrée sur les enjeux politiques que technicienne. "Je l'ai trouvée très professionnelle", détaille une élue centriste. On se remémore la ministre Maggy De Block s'emportant contre elle - un beau coup politico-médiatique. "J'ai été frappée par la capacité de Zakia à comprendre le raisonnement juridique et à lui apporter un autre éclairage, embraie l'avocate libérale Christine Defraigne. Je me souviens de débats fructueux, intelligents et argumentés, avec beaucoup d'humanité. Il n'y avait pas de petits jeux politiciens entre nous, même si nous n'étions pas d'accord sur tout." Certains juristes, prompts à épingler leurs non-pairs en commission Justice, ont un avis moins tendre sur ses compétences. Elle se revoit, elle, "mettant ses tripes sur la table" dans les débats. Lorsque le socialiste Philippe Mahoux lui proposait ensuite de discuter autour d'un café, la chose lui semblait inconcevable...

Ce travail de parlementaire et la liberté de ton qu'il offrait, Zakia Khattabi les adorait. Désormais, elle assiste, altière, aux séances plénières à la Chambre depuis la tribune, puisqu'elle n'est plus députée. Le lieu lui donne toujours des frissons. "On dirait une reine", a soufflé un jour un député Groen.

Savait-elle ce à quoi elle s'engageait en se portant candidate à la direction du parti ? Sans doute pas. Elle y est allée davantage par devoir que par envie. "Je ne suis pas mon premier choix", déclarait celle qui ne manque pourtant pas de fierté. "Disons qu'elle a foncé en reculant vers la présidence", ironise un élu vert. Le pouvoir ne la motive pas ; elle le convoite pour ce qu'il permet. Aucun autre duo de candidats n'émergeait par ailleurs de manière évidente. Le parti est à l'époque en lambeaux après une coprésidence Deleuze-Hoyos qui s'est achevée sur un fiasco électoral et de violentes tensions internes.

La campagne électorale confirme le schisme. D'un côté les figures historiques, dont Isabelle Durant, Marcel Cheron, ou Jean-Marc Nollet, qui ont soutenu la participation au pouvoir. De l'autre, des figures montantes, comme le député européen Philippe Lamberts ou la députée Zoé Genot. Les premiers redoutent la candidature Khattabi-Dupriez, jugée hostile, un coup de barre à gauche toute, voire une implosion du mouvement. Les seconds réclament un retour aux fondamentaux de l'écologie politique. Parmi les mêmes premiers, convaincus que Zakia Khattabi n'a pas la carrure, certains lui déconseillent d'y aller. D'autres, qui la surnomment "Madame la Baronne", vont jusqu'à lui reprocher ses boucles d'oreille en perles, ses vêtements chics, voire ses bottes. Elle n'en a cure. "Si je me présente chez ma mère sans être bien habillée, c'est ma fête !", rétorque l'intéressée. Elle sait d'où elle vient. Et la durée, et le prix du voyage.

Le duo Khattabi-Dupriez remporte 60 % des voix. Son petit cercle de campagne ne compte qu'un seul historique, Jacky Morael. Les autres sont les élus Alain Maron, Zoé Genot, Benoit Hellings, Cécile Thibaut, Sarah Turine. Hors Ecolo, Mathias El Berhoumi, professeur de droit à l'université de Saint-Louis, et le philosophe John Pitzeys (Crisp) ont aussi son oreille. "Elle écoute tout le monde, mais pas avec le même volume", regrette un député Ecolo. Cette "solitaire collectiviste", attachée à son indépendance, dément. Depuis l'élection, les historiques ne mouftent pas, du moins en apparence.

Plus mordants

Voilà Zakia Khattabi dans l'arène, chargée de la verte parole. Pour cette intuitive, impulsive au point de frôler parfois la maladresse politique, l'apprentissage est exigeant. Car un président de parti ne peut pas tout se permettre. Or, elle n'est pas prête à brader ses valeurs au nom de l'efficacité politique. On ne lui fera pas dire non plus ce qu'elle ne pense pas. "Elle connaît les codes mais elle ne les utilise pas parce que ce serait se faire violence", témoigne Mohssin El Ghabri. Du coup, d'aucuns jugent son caractère intransigeant, donc indissoluble dans le compromis. "Elle a une approche morale et pas fonctionnelle de la politique", maugrée un écologiste.

Tenue de redresser un parti en capilotade, mais par principe allergique au leadership, l'élue ixelloise doit d'abord réunifier les troupes. Malgré des équipes décimées, Ecolo doit aussi reprendre sa place sur l'échiquier. Ce qu'il fait peu à peu. "La communication des verts s'est affinée, observe le député socialiste Ahmed Laaouej. Ils sont plus mordants et plus efficaces."

Merci Twitter, auquel Zakia Khattabi consacre un temps certain tout en assurant pouvoir s'en passer. Là encore, elle tranche avec les pratiques du passé. Ses sorties, trempées dans le jus de ciguë sucré au sarcasme, débouchent souvent sur des interviews. Une aubaine, tant l'espace d'expression est réduit pour l'opposition. Mais le moindre dérapage peut faire mal, comme lorsque la cheffe de file des verts a évoqué sa peur de prendre le métro après les attentats de Bruxelles. Une bévue, qu'elle a elle-même reconnue. "Ça peut arriver à tout le monde, commente Michel Genet, directeur d'Etopia. Cela dit, quel autre président de parti prend le métro ?" "Lâcher une telle énormité, pour un parti qui prône la mobilité douce, c'est se tirer une balle dans le pied", s'emporte un député. Il n'est pas le seul à penser que l'hyperréactive Zakia Khattabi devrait plutôt cultiver la rareté de sa parole. Et se comporter en cheffe de meute.

"Il faut laisser les gens faire leur preuves, conseille Olivier Maingain, le président de DéFI. La vie politique est un long apprentissage." L'ancien coprésident Jean-Michel Javaux, porté aux nues en fin de règne, a mis des années avant de s'imposer. De la même façon, Zakia Khattabi et Patrick Dupriez n'apparaissent pas parmi les 20 premières personnalités politiques francophones. Mais Ecolo (re)vient de loin.

Pour être reconnue politiquement, Zakia Khattabi devra engranger des victoires. Et perdre l'aspect froid et cassant qu'elle porte comme une armure, alors qu'elle est simple, chaleureuse et... très drôle. "Elle gagnerait à sortir d'elle-même", suggère une élue centriste. Peu sans doute ont accès à cette part d'elle-même qui avoue combien les notes du baroque la bouleversent, le fado l'émeut, et la musique arabo-andalouse la touche. Peu savent qu'elle chante. "C'est un morceau de moi qu'ils n'auront pas", murmure-t-elle.

Peut-être pourrait-elle à l'avenir se mouiller davantage, dans tous les milieux. Et apprendre à maîtriser ses émotions, fruits d'une sensibilité à fleur de peau, même si elle est, aussi, solide. Une nécessité dans un milieu politique à hautes tensions. "Elle apprend, jurent ses proches. Et se renforce de mois en mois." Au fil du temps, elle pourrait même réserver bien des surprises...

Dans un peu moins de trois ans, Zakia Khattabi quittera (peut-être) la coprésidence. Et un autre jour (peut-être), la vie politique. "Je sortirai réconciliée avec le monde parce que j'aurai désacralisé la fonction", confie-t-elle. Nul doute que Benoît Lutgen, président du CDH, lui fera alors envoyer des fleurs, comme il l'avait fait lors de son élection à la tête d'Ecolo. "On avait dit à Zakia que ce serait un test", sourit un conseiller d'Etopia. Elle l'avait réussi. ●

Bio express

1976 Naissance, le 15 janvier, à Saint-Josse-ten-Noode.

2009 Députée bruxelloise, de la Communauté française et sénatrice de Communauté.

2010 Secrétaire politique de la section Ecolo d'Ixelles.

2015 : élue coprésidente d'Ecolo, le 22 mars.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlEcoloZakia Khattabi
Survol : Michel Claise en piste
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05074492016-06-02 10:05:352016-06-02 10:05:35Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Survol : Michel Claise en piste

Le juge d'instruction Michel Claise a été chargé du suivi de la deuxième plainte pénale déposée par des riverains de l'aéroport de Bruxelles-National à l'encontre de certains membres du cabinet fédéral de la Mobilité et de Belgocontrol, notamment.

yesVincent Genot2016-06-02 10:06:03http://www.levif.be/actualite/belgique/survol-michel-claise-en-piste/article-normal-507449.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/survol-michel-claise-en-piste/article-normal-507449.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Survol : Michel Claise en piste

Cette petite dizaine de plaignants, des Bruxellois victimes des nuisances liées au survol de la capitale, ont en effet déposé une plainte avec constitution de partie civile à la mi-avril, du chef de coalition de fonctionnaires, perpétration d'actes arbitraires et entraves aux règles de passation des marchés publics, entre autres griefs. Une première plainte similaire avait déjà été déposée à la fin du mois de décembre dernier. Ce dossier est depuis lors instruit par la juge d'instruction Laurence Heusghem.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlMichel Claisesurvol de BruxellesJustice
Patrick Pelloux, le survivant
Patrick Pelloux, le survivant
Patrick Pelloux, le survivant
Patrick Pelloux, le survivant
Patrick Pelloux, le survivant
Patrick Pelloux, le survivant
Patrick Pelloux, le survivant
Patrick Pelloux, le survivant
1354717Je pense comme lui, le voile islamique, le djihadisme terroriste, le proxénétisme officiel des mollah iraniens, l' oppression générale des femmes par l'islamomachisme n'arrêtent pas de ridiculiser, de discréditer un islam clairement voué à l'effondrement. Mais ne soyons pas trop optimistes, cela prendra du temps. Les lubies religieuses sont aussi coriaces qu'elles sont perverses.2016-05-20 21:29:46Baudouin Petit5027532016-05-20 13:23:422016-05-20 13:23:43Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeInternationalLeVif

Patrick Pelloux, le survivant

" A demi-mort " depuis les attentats de Charlie Hebdo, dans lequel il a perdu ses amis, le médecin urgentiste et ex-chroniqueur Patrick Pelloux s'efforce de rester debout. Les cauchemars restent son lot quotidien. Mais il ne faut pas s'inquiéter, dit-il : ces attentats sont le dernier soubresaut du radicalisme religieux. " Le XXIe siècle sera culturel, et non pas religieux ", assure celui qui a été nommé docteur honoris causa de l'ULB ce 19 mai. Et c'est ainsi que le monde s'en sortira.

yesMarie Gathon2016-05-20 13:25:25http://www.levif.be/actualite/international/patrick-pelloux-le-survivant/article-normal-502753.htmlhttp://m.levif.be/actualite/international/patrick-pelloux-le-survivant/article-normal-502753.htmlhttp://www.levif.be/actualite/international/http://m.levif.be/actualite/international/
Patrick Pelloux, le survivant
Vous voilà docteur honoris causa en plus d'être urgentiste. Etes-vous sensible aux honneurs ?

Je suis très heureux et flatté. Les honneurs, je ne les prends jamais pour moi mais pour ce que je représente. Et puis, c'est important d'être honoré à Bruxelles, capitale de l'Europe, à l'heure où l'Europe doute.

De quoi doute-t-elle ?

Elle doute à cause du Brexit... Historiquement, la Grande Bretagne est liée à l'avenir de l'Europe. Sans Churchill, il n'y aurait pas eu de construction européenne ni de libération du nazisme. L'Europe doute aussi à cause de la guerre et de son corollaire, l'immigration. Du fait des attentats et de la crise économique, les Européens ont peur. C'est ce qui explique leur refus des migrants. Or une société humaniste et contemporaine lutte contre ses peurs. Ces migrants, il faut les accueillir et même profiter de leur présence ici pour leur prodiguer ce qu'ils n'avaient plus dans leur pays, l'éducation et la culture.

Le terrorisme vise-t-il plus l'Europe que d'autres puissances ?

Oui, parce qu'elle est le berceau de la modernité par la science, l'industrie, ou les lois sur les droits des femmes. Mais je suis assez optimiste. Les attentats qui se sont produits à Paris et à Bruxelles, c'est la queue de la comète de la religion qui a traversé l'humanité. Le dernier soubresaut. Après des siècles de guerre de religion, je pense que l'on a assisté au dernier reliquat de radicalisme religieux, ce "nazislamiste" qui veut tuer tout le monde, réintroduire des lois moyennageuses, mettre fin à la culture et au développement et qui terrorise les femmes au nom d'une interprétation fausse d'une religion. Je crois qu'il ne faut pas s'inquiéter. L'Europe doit rester droite dans ses valeurs et remportera la lutte contre le terrorisme grâce à la collaboration entre tous les services secrets et les polices d'Europe.

Sur quelle base pouvez-vous évoquer ce dernier soubresaut ?

À l'heure actuelle, les islamistes radicaux auraient dû avoir sous leur dictature l'Egype et la Tunisie, en plus de la Syrie. Ils n'ont aucun des trois. Bien sûr, c'est la guerre mais ils ne la gagnent pas autant qu'ils le pensaient. Notamment du fait de la contre-attaque russe. Objectivement, les religions nous emmerdent. Alors bien sûr, il y a le pape François. Mais il ne lève pas d'armée, lui. C'est pourtant ce que Daesh aimerait : une vraie guerre, pour reconquérir Jérusalem. Les Juifs, eux, essaient de comprendre le Talmud, ça les occupe. Mais on n'observe pas de mouvement terroriste sioniste. Les bouddhistes ? Ils font du yoga et ne pourraient attaquer qu'avec des feuilles de menthe. Mais si je vous dis Islam, vous pensez aux terroristes. C'est à la religion de résoudre ses propres problèmes. Le futur, je l'imagine non pas sans religions, mais avec des religions qui co-existent. Ce siècle sera culturel et non pas religieux. Malraux s'est trompé. Je suis convaincu que l'avenir de l'Islam, ce sont les femmes, qui diront non comme elles l'ont fait en Tunisie quand on a voulu réduire leurs droits.

Les mesures prises après les attentats vous semblent-elles adéquates ?

L'Etat d'urgence, en France, n'est pas criticable. Un gouvernement doit protéger son peuple des actes terroristes, même si sécuriser un lieu est très difficile. Le dispositif de sécurité, de secours et policier qui sera mis en place pour l'euro de foot, en France, est inédit par son ampleur. Mais il y a des questions de fond qui se posent : il faut empêcher le communautarisme dans certains quartiers, où des bandes font régner la loi de la charia ou imposent le voile intégral aux femmes et aux filles... Ce n'est pas tolérable. A Saint Denis, en banlieue de Paris, le maire tente maintenant de réimplanter des commerces de proximité qui ne font pas dans la viande halal, et les autorités sont ravies parce qu'un caviste vient de s'installer. Un autre exemple ? Après les attentats à Charlie Hebdo, certains organisateurs d'expositions de dessins de presse ont renoncé à leur événement. Chaque fois que la culture recule, c'est un nouvel attentat qui est commis. Il faut se battre contre ça.

La France a-t-elle changé depuis les attentats ?

Oui, bien sûr. La France est vraiment enracinée dans les valeurs de la République et de la laïcité. Elle a besoin d'espoir. On le voit avec le mouvement Nuit Debout. Il se passe quelque chose, ça bout, pour l'instant. Les gens ont besoin de s'exprimer et de rasseoir leurs valeurs. Le dogme capitaliste du "avoir un travail, être soumis à un patron et ne pas avoir de lumière de la culture", ce n'est plus possible. La population a besoin de proximité et d'humanité.

C'est ce qu'incarne le mouvement Nuit debout ?

Le mouvement s'essouffle, mais sur le fond, il y a une jeunesse qui doute, veut parler et trouver sa place. Ces jeunes aspirent à autre chose qu'à une société qui met tout le monde en concurrence, y compris les écoles. C'est violent. Une société qui se veut moderne coopère et n'entre pas en concurrence avec elle-même. Il faut retrouver de la douceur. Nuit debout doit être analysé comme le signe d'un besoin de renouveau de quelque chose.

Les médias ont-ils compris ce changement de fond ?

Non, parce qu'ils sont trop dans des schémas du XXe siècle. Regardez le JT de 20h : les médias ont inventé leur propre messe, qui passe toujours les mêmes infos. Or on n'en est plus là : les choses ont changé. Mais il n'y a plus une seule émission consacrée au théâtre ou au cinéma sur les grandes chaines françaises. Les médias n'ont pas compris qu'ils devaient offrir un accès à la culture.

Sur la couverture des attentats, je reproche aux médias leur amnésie et le fait qu'ils ont starifié les terroristes. Quand Salah Abdeslam a été extradé de Belgique vers la France, on a vu sa photo sur tous les écrans, pendant des heures. On oublie de dire qu'en Syrie ou ailleurs, d'autres comme lui commettent des tueries de masse. C'est sidérant. Moi, en un an, j'ai appris à soigner des blessures de guerre, à désamorcer une kalashnikov, à revoir tous les plans d'action en cas d'attaque à l'arme de guerre. Je reproche aux médias d'oublier de redire chaque fois le fond. Observez ce qui se passe quand on parle du premier attentat, commis à Toulouse par Merah. Peu à peu, on parle de "l'attentat de Merah". Mais moi, je m'en fous que ce soit Merah ou quelqu'un d'autre. Ce qui importe, c'est de rappeler l'antisémitisme derrière son geste.

Les médias devraient quitter l'immédiateté et prendre plus de temps et accorder plus de place à des gens qui peuvent expliquer les choses. Ils doivent aider les gens à réfléchir. Le travail médiatique actuel est trop superficiel. Les médias seraient bien inspirés de réfléchir. Parce que l'endoctrinement, la culture de la haine va très vite.

Avez-vous le sentiment d'une sorte d'auto-censure, de peur d'être taxés de racistes ou d'islamophobes ?

Oui. Or il faut oser dire les choses comme elles sont. Que toutes les femmes soient voilées dans certains quartiers est interpellant. Qu'on ne me fasse pas croire qu'en six mois, elles sont devenues intégristes. Si elles portent le voile, c'est qu'il y a des hommes qui sèment la terreur... Il ne faut pas avoir peur de le dire. Et ce n'est pas montrer du doigt telle ou telle population. En France sur les 6 millions de musulmans recensés, il y en a peut-être 500 000 qui sont pratiquants. Mais il y a aussi des Maghrébins qui n'en ont rien à faire de la religion. Et il faut les entendre.

Les politiques ont-ils compris le passage dans une autre dimension ?

Pas tous. Aux dernières élections municipales, certains maires se sont laissé embobiner par le communautarisme, échangeant la construction d'une mosquée contre des voix. Certains élus, dès leur prise de fonction, ont coupé dans les budgets de la culture alors qu'il faudrait justement les revoir à la hausse. Parce que la culture, c'est le levier de tout. A Tikrit, un orchestre symphonique a joué au théâtre... Ca a une portée considérable sur l'Etat islamique parce qu'il ne veut plus qu'on fasse de musique... En revanche, à Toulouse, des barbus sont intervenus lors de la fête de la musique, empêchant les enfants de présenter leur spectacle musical au motif que c'est interdit pendant la ramadan. La mairie leur a conseillé d'annuler. Dire ça, ce n'est pas tenir un propos raciste. On est en 2016. On fait des progrès scientifiques fous, on a internet, on est dans la conquête spatiale. Nous ne sommes plus en 680 après Jésus Christ.

Avez-vous changé, vous, depuis les attentats de Charlie Hebdo ?

Oui. Je suis à moitié mort. Il ne pouvait pas en être autrement après tout ce qu'on a vécu.Tout ça pour en arriver là... Mais ils n'auront pas notre haine. Il faut s'arcbouter sur nos valeurs. Et ne pas oublier nos amis morts, ni ce qu'ils auraient voulu qu'on dise ou qu'on fasse par rapport à la société actuelle. Je veux aussi mener à bien le projet de conte pour enfants que j'avais lancé avec Charb.

Vous sentez-vous leur porte-parole ?

Non. Je ne veux d'ailleurs plus parler du journal puisque je n'en fais plus partie (il a écrit sa dernière chronique le 27 janvier dernier). J'ai eu besoin de le quitter, pour me reconstruire. Il ne s'agit pas de fuir le deuil mais il faut continuer à vivre et à aider, autant que possible. Il m'est impossible de me dire que je deviens connu parce que j'ai fait partie de l'attentat. Je n'oublie pas. Je vis avec. Dans mon travail d'urgentiste, je suis tout le temps confronté au risque d'attentat. Le 13 novembre, quand j'ai appris ce qui se passait, je n'ai pas réfléchi. J'ai sauté sur ma moto et je suis parti travailler. Aider les gens m'aide.

18 mois après les attentats, vous gardez tout de même des stigmates...

J'ai gardé certaines peurs. La foule m'inquiète. J'ai aussi des gros troubles du sommeil. Je fais des cauchemars. La montre digitale que j'ai achetée m'informe que je dors en moyenne 4 heures par nuit. Il faut accepter d'être fragile. Et prendre soin de soi, même si c'est difficile. Je ne regarde plus la télé, non plus, alors que j'étais passionné par l'actualité. Je fais du yoga, 4 à 7 fois par semaine. Cela m'aide à trouver des bulles de concentration et de relaxation.

Dans votre pratique de médecin, qu'est-ce qui a changé ?

L'impérieuse nécessité d'être plus encore dans la bienveillance et à l'écoute du malade, y compris dans la dimension de la souffrance sociale.

Et sur le plan relationnel ?

Je me suis très resserré sur mes amis. Entre nous, il n'y a plus de clivage droite-gauche. Il y a ceux qui veulent un pays moderne, qui protège sa population, et puis il y a les autres.

Vous en voulez à quelqu'un ?

Honnêtement non. Probablement à l'amateurisme des réseaux américains qui, dans les années 90, a favorisé l'émergence de Ben Laden. Ma rancoeur est politique et historique. La guerre en Irak a été une erreur. L'attaque contre la Libye aussi. C'est de là qu'est né le radicalisme qui frappe aujourd'hui. Et du choix de Bachar El Hassad, président syrien, qui a libéré tous les dignitaires de l'Etat Islamique pour qu'ils combattent son opposition. Mais je ne me dis pas qu'ici, sur le terrain, on pouvait éviter ce qui s'est passé. C'était imparable.

Entre vous, vous parliez de ce risque à la rédaction de Charlie Hebdo ?

Oui, tout le temps avec Charb. Il avait peur même s'il était courageux. Deux jours avant sa mort, il m'avait dit qu'il voulait lever sa sécurité parce qu'il était convaincu que Daesh était en perte de vitesse. Il me disait : "jamais ils ne nous attaqueront, ça ferait un tel scandale national !" Ça a fait un scandale mondial ! Tout ça n'est pas perdu mais il faut bouger.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlpatrick pellouxCharlie HebdoAttentats
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol
2338809Et c'est du costaud !!!2016-04-29 06:53:12Jean-Luc LIBOTTE338563Deuxième plainte pénale ... contre un ancien cabinet GALANT ... Interessant !!2016-04-28 17:46:34Jean-Luc LIBOTTE4949352016-04-28 15:23:132016-04-28 15:23:13Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol

Sept Bruxellois, victimes des nuisances liées au survol de la capitale, ont déposé une plainte avec constitution de partie civile, ce mardi 16 avril, du chef de coalition de fonctionnaires, perpétration d'actes arbitraires et entraves aux règles de passation des marchés publics, entre autres griefs.

yesVincent Genot2016-04-28 15:23:44http://www.levif.be/actualite/belgique/nouvelle-plainte-penale-contre-l-ex-cabinet-galant-et-belgocontrol/article-normal-494935.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/nouvelle-plainte-penale-contre-l-ex-cabinet-galant-et-belgocontrol/article-normal-494935.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Nouvelle plainte pénale contre l'ex-cabinet Galant et Belgocontrol

Seize individus sont visés par cette plainte : il s'agit de membres du cabinet fédéral de la Mobilité (à l'exclusion de l'ex-ministre Jacqueline Galant), de responsables au sein de Belgocontrol, de trois chercheurs de la KUL, auteurs d'une étude sur les contours de bruit dont la crédibilité est contestée par les plaignants, de deux industriels et de deux personnalités politiques flamandes.

Leur anonymat est pour l'instant préservé, au nom de la présomption d'innocence. Il s'agit de la deuxième plainte du genre : la première avait été déposée à la fin du mois de décembre dernier. Depuis lors, des auditions et échanges de courriers ont déjà eu lieu dans le cadre de cette procédure. La juge d'instruction Laurence Heusghem est en charge de la première plainte. Il n'est pas exclu qu'elle hérite également de la deuxième !

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlsurvol de BruxellesBelgocontrolJustice
Ores ne travaille plus avec Clifford Chance
Ores ne travaille plus avec Clifford Chance
Ores ne travaille plus avec Clifford Chance
Ores ne travaille plus avec Clifford Chance
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Ores ne travaille plus avec Clifford Chance
Ores ne travaille plus avec Clifford Chance
Ores ne travaille plus avec Clifford Chance
04947112016-04-28 10:30:362016-04-28 10:30:36Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Ores ne travaille plus avec Clifford Chance

Depuis que Dominique Offergeld, cheffe de cabinet de Jacqueline Galant, a quitté ses fonctions de directrice financière chez Ores, le gestionnaire de réseaux de distribution d'énergie en Wallonie n'a plus recouru aux services du cabinet d'avocats Clifford Chance.

yesVincent Genot2016-04-28 10:31:28http://www.levif.be/actualite/belgique/ores-ne-travaille-plus-avec-clifford-chance/article-normal-494711.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/ores-ne-travaille-plus-avec-clifford-chance/article-normal-494711.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Ores ne travaille plus avec Clifford Chance

Les missions qui étaient confiées depuis des années - avant l'arrivée de Dominique Offergeld - à ce bureau, expert dans les matières énergétiques, sont désormais assumées en interne. La hauteur des honoraires réclamés par ces avocats semble avoir pesé dans la décision.

Rappelons que c'est en octobre 2014 que Dominique Offergeld est devenue cheffe de cabinet de l'ex-ministre (MR) de la Mobilité Jacqueline Galant. Quelques semaines plus tard, le bureau Clifford-Chance était recruté, sans respect des règles en vigueur pour les marchés publics, par le cabinet Galant.

Le contrat de Dominique Offergeld chez Ores a été suspendu durant le temps de sa mission pour le gouvernement fédéral. C'est Fernand Grifnée, administrateur délégué, qui a temporairement repris ses fonctions.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlClifford-Chance Dominique OffergeldJacqueline Galant
Willy Borsus, le Florentin des Ardennes
Willy Borsus, le Florentin des Ardennes
Willy Borsus, le Florentin des Ardennes
Willy Borsus, le Florentin des Ardennes
Willy Borsus, le Florentin des Ardennes
Willy Borsus, le Florentin des Ardennes
Willy Borsus, le Florentin des Ardennes
04931512016-04-24 10:53:562016-04-24 10:53:57Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Willy Borsus, le Florentin des Ardennes

On lui donnerait le bon Dieu sans confession. Ce serait une erreur : sous son air affable, le ministre fédéral est sans pitié. Parce qu'il n'a qu'une obsession : avancer. Coûte que coûte.

yesCéline Bouckaert2016-04-24 10:54:12http://www.levif.be/actualite/belgique/willy-borsus-le-florentin-des-ardennes/article-normal-493151.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/willy-borsus-le-florentin-des-ardennes/article-normal-493151.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Willy Borsus, le Florentin des Ardennes

Il inspire profondément. "Je suis un homme passionné et engagé." Point barre. "J'ai toujours eu une tendresse analytique, une certaine appétence pour la vie de mon village." Bel effort. Parce que, quand on a grandi dans l'odeur du foin et du cambouis de tracteur, on a le sens du silence, de la pudeur, de l'humilité. "Personne ne le connaît", soupire un cabinettard libéral. Normal : Willy Borsus, ministre de l'Agriculture, des PME, des Classes moyennes, des Indépendants et de l'Intégration sociale, ne se dit ni ne se plaint jamais. Il a autre chose à faire. Il avance.

Cet apparatchik pur jus, qui n'a jamais travaillé à son compte ni dans le secteur marchand, sait où aller : loin. Tous ses actes s'inscrivent dans cette approche. D'aucuns le prévoient vice-Premier ministre fédéral, d'autres jurent que le poste de ministre-président wallon lui était acquis - ce qu'il dément - si le MR avait été de l'équipage en 2014 ; d'autres encore rappellent que son nom a été évoqué pour la présidence des bleus. "Il n'est pas près d'arrêter de nous surprendre", assure son ami et nouveau ministre fédéral MR de la Mobilité François Bellot. "Il faut éviter d'être l'otage de sa propre vie, commente l'intéressé. J'ai une part d'ambition mais ce n'est pas ma priorité. Etre au service me suffit."

" Il est terriblement ambitieux, depuis le début", réplique un libéral. Son cabinet compte une cellule de politique générale, ce qui veut dire qu'il suit, en plus de ses matières, celles des autres. "Son ambition est parfois trop forte, esquisse François Bellot. On peut se demander s'il ne veut pas être calife à la place du calife." On peut. Chef de groupe MR au parlement wallon depuis 2009, il aboutit au fédéral presque par défaut. Mais ni à l'Energie, ni à la Mobilité. "Il est malin, souligne un parlementaire libéral : il s'est glissé dans les pantoufles de Sabine Laruelle, qui avait déjà fait beaucoup." N'empêche. En quelques mois, les dossiers n'ont plus de secrets pour lui. Et il s'attelle illico au néerlandais. "Il ne laisse rien au hasard, atteste Gilles Mouyard, député wallon MR. Tout est contrôlé, préparé méticuleusement. Président provincial, il savait ce qui se passait dans les 38 sections locales."

Dans le parcours de l'homme de Sinsin, le hasard n'occupe guère de place. Il est élevé dans un milieu rural modeste, exigeant et catholique, avec son jeune frère, Charly. " Ses origines ont façonné ses convictions, au burin", expose un élu CDH. Ses parents exploitent une petite ferme à titre d'activité complémentaire. Les deux fils y mettent souvent la main à la pâte. Adolescent, l'été, Willy travaille comme ouvrier forestier. Il lit beaucoup. C'est un bon vivant, que la guindaille n'effraie pas. "Il lui est arrivé d'avoir du mal à se lever le matin", sourit son frère. Le papa est ouvrier forestier au service du député libéral et bourgmestre de Scy, le comte Charles Cornet d'Elzius. Il l'aide lors des campagnes électorales. Ses fistons l'accompagnent. Ainsi attrape-t-on, pour une vie, le virus de la politique.

La volonté d'être parfait

Bon élève, Willy Borsus enchaîne avec un graduat en sciences juridiques et une formation complémentaire en droit social européen. Comme Louis Michel, il n'est pas universitaire. "Il fait tout pour montrer qu'il aurait pu l'être", glisse son ami Hervé Jamar. "C'est pour ça qu'il utilise le subjonctif imparfait", raille une libérale. Il a cette soif inextinguible d'être reconnu. De prouver qu'à force de travail, on obtient des résultats. "Nous, les ruraux, avons un complexe d'infériorité par rapport aux citadins, embraie le député MR David Clarinval. On travaille plus parce qu'on a la volonté d'être parfaits. Les ruraux ont aussi une vision moins idéologique et plus pragmatique des choses."

Pragmatique, Borsus l'est. Plutôt que de reprendre la ferme familiale, il opte pour la politique. Soutenu par le comte, dont il a toujours la photo dans son bureau, il entame son parcours par la présidence du cercle namurois des étudiants libéraux et les Jeunes réformateurs libéraux. Il gagne ses galons mètre carré par mètre carré : à Somme-Leuze, conseiller communal dès 1988 puis bourgmestre à partir de 1994 ; la même année, conseiller provincial à Namur, puis président. Il était partout dans l'arrondissement de Dinant-Philippeville ? Il est partout, dorénavant, dans le Luxembourg, qu'il a entrepris de conquérir aux dernières élections. Aux soupers boudins, qu'il collectionne, il connaît tout le monde. Sa mémoire lui permet d'apostropher chacun par son prénom, en demandant des nouvelles des absents. "Etonnant d'être à ce niveau de pouvoir et de rester à ce point en contact avec les gens", indique la députée MR Anne Barzin. D'autres sont moins enthousiastes, pointant son habitude "détestable" d'assister à tous les enterrements. "C'est un homme politique déguisé en homme non politique, résume un bourgmestre libéral. C'est ce qui fait son succès."

Tribun-tueur

En 1999, Willy Borsus lorgne un poste dans un cabinet. "J'en ai parlé à Michel Foret, alors au gouvernement wallon, qui l'a engagé", se souvient l'ancien ministre Jean-Marie Severin. Là, il bosse. Ça tombe bien : Borsus est de ceux qui voudraient ne devoir dormir que deux heures par nuit. En 2001, il devient secrétaire de cabinet. En 2004, il siège au parlement wallon. Il s'y fait remarquer, avec des interventions précises et étayées. "Quand il y avait une faille dans un de mes dossiers, je le voyais débouler et je savais que ça allait être ma fête ", admet un ex-ministre socialiste. Il peut monter à la tribune avec des notes tenant sur un quart de feuille mais parler trente minutes de façon analytique et argumentée. Il lui arrive de tant enrober qu'on s'y perd. "Parfois, tout le monde est content après un discours de Willy mais personne ne sait ce qu'il a raconté", rigole un ami. C'est qu'il manie aussi le langage et l'humour pour endormir ses interlocuteurs. " C'est un des derniers vestiges d'un style vieille France et ampoulé, relève un député Ecolo. Noyer le poisson est un de ses sports favoris." On l'appelait donc le "Florentin" au parlement wallon.

Chaleureux et convivial, il n'en a pas moins été sans pitié avec les maillons les plus faibles du gouvernement wallon. Mais s'il est pris en défaut, sa bonhommie s'éteint aussitôt. Perdre le contrôle l'insupporte. Prudent, méfiant, il avance en solo, peu prompt à partager les dossiers. "C'est très dur d'exister avec lui. Au parlement, il gardait toujours la crème des interventions pour lui", épingle un collègue. Proche de tout le monde mais seul contre tous, correct mais exigeant avec ses collaborateurs, ce tenant du libéralisme social est parfois classé par ses pairs parmi les opportunistes. "Il est dans une démarche assez politicienne, analyse Philippe Henry, ancien ministre wallon Ecolo. Il intervenait sur les sujets en fonction de ce qui servait son groupe et son image." D'où ses colères au parlement wallon, surjouées.

" C'est le roi des faux-culs, sympa et agréable", martèle un chef de file CDH. Les socialistes, qu'il a évincés à la dernière minute du pouvoir provincial namurois, en gardent un goût amer. "Il réclame une attention de chaque instant, confirme un député wallon. Je ne lui ferais pas confiance." "Quand on négocie avec lui, embraie un libéral, on débat des prix. Et il ne lâche rien. Il n'est loyal que quand et si ça le sert." Bref, résume un autre MR, c'est "Machiavel déguisé en sainte Marie". Qui laisse des cadavres sur son passage. "Jamais, réplique Willy Borsus. J'ai pris mon espace sans bousculer quiconque." Au sein du parti pourtant, plusieurs assènent qu'il est prêt à tout. "S'il vous a dans le nez, même si vous étiez proche de lui, il sort son flingue", témoigne une de ses victimes. Les uns disent que sa parole est sacrée, les autres évoquent "des couteaux plantés dans le dos". Certains affirment qu'il est pour beaucoup dans le départ de la vie politique de Sabine Laruelle. Il jure que non.

Est-ce avec ces lunettes-là qu'il faut relire l'épisode qui opposa, fin des années 2000, reyndersiens et micheliens ? Didier Reynders est président du MR et ministre des Finances. Son cumul fait se déchirer les libéraux. Borsus monte au front du côté des Michel. "Il savait qu'il n'arriverait à rien avec Didier, à qui il reprochait le côté poisson froid, éloigné de la population et friand de phrases assassines, raconte un député du parti. Il a soutenu Charles pour s'élever." "Willy a été le plus dur, souligne un autre. C'est là qu'il a montré son visage de Machiavel." Ses amis rétorquent qu'il ne pouvait pas savoir quel clan l'emporterait.

Charles Michel lui est en tout cas redevable. Et Willy Borsus joue un rôle clé au sein du gouvernement, même s'il s'en défend. "Sa réputation est surfaite, balance un ténor du CDH. Il a été propulsé par reconnaissance." Lui n'en a cure. Il avance, zigzaguant entre l'attention sincère, le calcul et le cynisme. Quand Richard Fournaux, bourgmestre MR de Dinant, était en difficulté, il l'a soutenu. "Il m'a adressé une carte de voeux personnalisée, confie Jean-Charles Luperto, ex-président PS du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans les circonstances que je traverse, ça m'a touché."

Ses quelques minutes de temps libre ? La famille. Les emplettes, le samedi, dans les grandes surfaces de Marche-en-Famenne, où il va s'installer. Et la dégustation de tartes et chocolats, arrosés de bon vin. Mais avec modération : Willy Borsus ne perd jamais le contrôle.

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlWilly Borsus
Hippodrome de Boitsfort : dernier galop avant le grand virage
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04802472016-03-19 15:17:172016-03-19 15:20:32Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Hippodrome de Boitsfort : dernier galop avant le grand virage

Le projet de réhabilitation de l'hippodrome de Watermael-Boitsfort en parc de loisirs inquiète les communes concernées, riverains et défenseurs de l'environnement. La Région bruxelloise se félicite de la renaissance du site. Mais les conditions d'octroi des permis d'environnement et d'urbanisme vont être âprement discutées.

yesOlivia Lepropre2016-03-19 15:27:00http://www.levif.be/actualite/belgique/hippodrome-de-boitsfort-dernier-galop-avant-le-grand-virage/article-normal-480247.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/hippodrome-de-boitsfort-dernier-galop-avant-le-grand-virage/article-normal-480247.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Hippodrome de Boitsfort : dernier galop avant le grand virage

Sur l'arbre, scié, un papier agrafé : malade, il a dû être abattu sur l'avis d'experts, peut-on y lire en substance. Les rapports qui en attestent sont consultables au secrétariat. Tous les troncs qui gisent sur les pourtours de l'anneau de l'ancien hippodrome de Watermael-Boitsfort portent le même avis. Le nouveau gestionnaire des lieux, VO Group, est actif dans la communication et sait y faire. Mais faut-il qu'il se sente sous la pression des riverains, de certains élus locaux et des défenseurs de l'environnement pour agir de la sorte ! C'est que, entre ces différents acteurs, les administrations régionales bruxelloises impliquées et Droh!me Invest, la filiale de VO Group chargée de la gestion du site, la tension est palpable. La procédure d'obtention des permis d'environnement et d'urbanisme va s'ouvrir ces jours-ci et chacun est aux aguets : en fonction des modifications éventuelles que ce long parcours d'enquête imposera, le projet fera, ou non, le bonheur des uns et des autres.

Le site de l'ancien hippodrome de Watermael-Boitsfort, paradoxalement situé pour l'essentiel sur le territoire de la commune d'Uccle, est pourtant taillé pour le bonheur : ce parc de 32 hectares, qui débouche sur la forêt de Soignes, a fait les beaux jours des Bruxellois depuis 1880. Longtemps, des chevaux s'y sont élancés, sous les yeux ravis ou éplorés de parieurs et de promeneurs. Les hennissements mêlés aux cris de la foule ne sont plus que des souvenirs. Désormais, c'est le claquement des balles que des golfeurs frappent sans relâche, au centre de la piste, qui assure l'animation sonore du lieu.

Le temps a passé, sans pitié pour un site laissé en jachère depuis les années 1970. L'hippodrome, qui aurait dû tomber dans l'escarcelle de la Région de Bruxelles dès 1989, n'y est arrivé qu'en 2002, à l'issue d'années de procédures judiciaires et administratives. Dans l'intervalle, les bâtiments, classés, avaient été tagués et squattés. Estimant qu'il n'était pas dans son rôle d'assurer l'organisation, l'animation et l'entretien d'un parc de loisirs un tant soit peu ambitieux, le gouvernement bruxellois a entrepris de trouver un gestionnaire pour les lieux. Formellement, le site appartient à la Région, qui l'a cédé par bail emphytéotique à la SAF (Société d'acquisition foncière), entre-temps rebaptisée SAU (Société d'aménagement urbain). C'est la SAF qui a organisé l'appel d'offres. "On est vite arrivé à la conclusion qu'il fallait travailler avec un seul opérateur privé, explique Gilles Delforge, directeur de la SAU, pour garder une cohérence au projet global."

Après l'échec d'un appel d'offres, en 2006, un autre, européen, est lancé en 2012. Vingt promoteurs demandent des informations, 13 visitent le parc et 7 se déclarent candidats. Trois sont retenus. La société VO Group, spécialisée dans l'organisation d'événements, remporte le marché, pour une durée de quinze ans. Conformément aux exigences du cahier des charges, Droh!me Invest établit un projet en cinq volets : sports, nature, éducation, détente et culture. Pour ce faire, elle investira au total 7 millions d'euros. Cinq investisseurs privés injecteront 600 000 euros.

La Région de Bruxelles-Capitale, elle, prend en charge, à hauteur de 7 millions d'euros, la rénovation à l'identique des grande et petite tribunes, ainsi que de la tour du pesage. Droh!me Invest a par ailleurs obtenu une aide supplémentaire de 4,2 millions dans le cadre des fonds européens Feder. "Le plan financier tenait la route sans cette aide, précise Gilles Delforge. Mais il permettra d'améliorer le projet." Droh!me Invest devra prouver qu'elle ne réalise pas de bénéfices supplémentaires du fait de ce subside, sans quoi elle sera tenue de le rembourser puisqu'il serait alors assimilé à une aide d'Etat.

Droh!me Invest versera une redevance à la SAU, de l'ordre de 7 000 euros par mois à partir de la 6e année d'exploitation. Montant qui pourrait être revu à la hausse en fonction des bénéfices avant impôts enregistrés. La somme peut paraître dérisoire pour un tel espace, aux portes de Bruxelles. La Région argue que son objectif n'était pas d'engranger un maximum d'argent mais de restaurer le site. L'un des candidats avait même remis une offre financière sensiblement plus élevée. "On demande un investissement très lourd à un partenaire privé qui prend un risque et doit le rentabiliser en quinze ans. Nous n'avons pas bradé le site, assène Gilles Delforge. Si nous avions demandé plus, vu nos autres exigences, personne n'aurait remis offre." La hauteur de la redevance ne constituait d'ailleurs que l'un des critères pris en compte pour l'attribution du marché. "Nous prenons de sacrés risques, estime Donatienne Wahl, coordinatrice du projet et, par ailleurs, ancienne cheffe de cabinet de la ministre bruxelloise Ecolo Evelyne Huytebroeck. Nous espérons atteindre rapidement la rentabilité, mais ce n'est pas sûr."

Au terme de cette période de quinze ans, la Région prolongera ou non la concession. Si tel n'est pas le cas, le gestionnaire suivant devra prendre en charge les investissements non amortis, soit, à la grosse louche, 1,5 million d'euros.

124 événements par an

Concrètement, le parc devrait abriter, d'ici à 2018, une Maison de la forêt, un belvédère des cimes, un parcours accro-branches, un espace multisports (patinoire synthétique de 150 m2, mur d'escalade, terrains de sports de ballon, mini-golf, parcours vélo...), une vaste plaine de jeux, partiellement financée par le cabinet Fremault, et le parcours de golf à 9 trous qui existe déjà. "Tout est prévu pour que ce ne soit pas un parc d'attractions", signale Gilles Delforge. Le parc comportera des lieux de restauration où seront localisés une partie des 30 à 50 emplois annoncés.

Depuis sa première mouture, le projet, baptisé Melting Park, a déjà sensiblement évolué. "Il est pas mal rentré dans les rangs", glisse l'un des experts qui l'a suivi. La plaine de jeux, de petite taille à l'origine, a pris de l'ampleur à la demande du cabinet Fremault. La Maison de la forêt a changé de localisation. D'autres idées ont été abandonnées. Mais pas assez, semble-t-il, pour apaiser ceux qui voient dans ce projet un véritable "Disneyland". "On ne peut pas reprocher à VO Group de s'être porté candidat. Mais il y a une distorsion entre le fantasme de la Région et ce projet-ci, axé sur l'événementiel de masse", lâche Yvan Hubert, au nom des riverains de Watermael-Boitsfort.

Le plan d'affaires de Droh!me Invest prévoit, de fait, de louer une partie du site pour y organiser, par an, 72 événements à l'intérieur et 52 événements à l'extérieur. Soit une moyenne d'un tous les trois jours. Droh!me Invest assure que les spectacles donnés au pied de la grande tribune de 700 places, uniquement à la belle saison, ne généreront pas de nuisances sonores. "Il s'agira de pièces de théâtre, de projections de films ou de spectacles équestres, pas de concerts hard rock ! affirme Michel Culot, le patron de l'entreprise. En outre, les nouvelles technologies permettent aujourd'hui de contenir les sons et lumières au maximum, afin de ne gêner ni les voisins ni la faune."

Le cahier des charges est très clair : "Des activités entraînant des nuisances (sonores, visuelles, olfactives, etc.) incompatibles avec la philosophie des objectifs régionaux de destination des lieux et de ses abords ne seront pas admises sur le site." Les groupes de riverains et les associations environnementales ne sont pas rassurés pour autant : ils redoutent le bruit et les vibrations. D'autant que le site est classé en zone Natura 2000, un label de zone naturelle protégée. "Nous tenons beaucoup à conserver le caractère écologique du lieu, insiste Armand De Decker, bourgmestre MR de Uccle. Nous sommes assez méfiants sur d'autres dimensions que pourrait prendre le projet. J'ai peur du calcul de rentabilité du gestionnaire, qui intègre des activités de natures multiples."

Les citoyens opposés au projet exigent des horaires d'exploitation précis et réduits, ainsi que l'interdiction du son amplifié sur le site en extérieur. "Ces événements seront de petite taille et compatibles avec le classement du site, les contraintes de Natura 2000 et la tranquillité des riverains", martèle Gilles Delporte. Le cabinet Fremault confirme qu'aucune exception ne sera tolérée sur les règles en vigueur, comme sur le bruit. Mais les opposants craignent aussi que l'opération ne masque une manoeuvre de "privatisation" d'une entrée de la forêt de Soignes. Même si l'accès au site et une partie des activités proposées (espace vélo, terrains multisports, mur d'escalade, plaine de jeux, accès à la maison de la forêt) seront gratuits pour les promeneurs. D'autres seront payantes mais à faible coût. "Des activités à 1 ou 2 euros répondraient à l'esprit du cahier des charges", souligne Tom Sanders, en charge de l'aménagement du territoire au cabinet du ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS). Celui-ci indique que "les activités commerciales du concessionnaire devront être de taille faible et constituer le complément usuel et l'accessoire du projet". Le concessionnaire est aussi tenu d'organiser "un large éventail d'activités librement ou quasi librement accessibles au plus large public possible".

Les communes en front commun

La mobilité est le point qui focalise le plus les craintes. Droh!me Invest table sur 200 000 à 300 000 visiteurs par an (pour 60 000 aujourd'hui), variablement répartis selon les saisons et les événements. La course des 10 km d'Uccle, organisée sur le site, draine 5 000 personnes. "La chaussée de La Hulpe est déjà embouteillée tous les week-ends, gronde Alain Courtois, échevin MR à Bruxelles. Avec 200 000 visiteurs, qu'est-ce que ça va être ! Or c'est Bruxelles-Ville qui va subir ces désagréments en termes de mobilité. Le lieu est paisible. Cela n'a pas de sens d'y attirer plus de monde." Même inquiétude chez les autorités communales de Uccle et de Watermael-Boitsfort. "J'ai l'impression que ce projet est un peu trop ambitieux", résume Tristan Roberti, échevin à Watermael-Boitsfort.

Tenu de résoudre cette équation s'il veut attirer des visiteurs, le nouveau concessionnaire a commencé à négocier avec la Stib pour voir si des aménagements sont possibles. Droh!me Invest a aussi conclu des accords avec des sociétés environnantes, à maximum dix minutes à pied du site, et prêtes à partager leurs parkings vides le week-end ou en soirée la semaine ; 2 000 places supplémentaires seraient ainsi disponibles. Autres pistes examinées : le renforcement de l'offre Villo, des espaces pour voitures électriques, la vente de billets réduits aux visiteurs optant pour une formule train/vélo et la mise en place de chemins pédestres au départ des gares de Groenendaal et de Watermael-Boitsfort. Le site héberge déjà un parking (payant) de 208 places, que Droh!me Invest souhaite porter à 400 places, toujours payantes. "Sans ça, l'activité sera mise en péril sur le site", estime Michel Culot. Les riverains demandent au contraire sa suppression pure et simple, estimant qu'il faut encourager la mobilité douce.

C'est sur ces points que devront porter le permis d'environnement et le permis d'urbanisme. Une fois ces dossiers considérés complets par les administrations concernées, une instruction de 450 jours sera menée. Un comité d'accompagnement sera créé, composé de représentants de Bruxelles-Environnement, Bruxelles Urbanisme, Bruxelles Mobilité, de la Commission des Monuments et Sites... "Après cinq à six mois d'études sur les impacts du projet, en termes environnemental et urbain, une recommandation sera émise, ou un refus ou un accord partiel, détaille Philippe Bolland, de Bruxelles-Environnement." L'enquête publique permettra à chacun de s'exprimer.

Le permis d'environnement pourrait ainsi définir, par exemple, les heures d'ouverture des activités du site selon les périodes de l'année. De la même manière, en matière de mobilité, il faudra que le projet ne provoque pas de troubles majeurs ni réguliers, dit-on chez Bruxelles-Environnement. Autrement dit, il est fort probable que les permis accordés génèrent encore des changements. "Nous sommes confrontés à de multiples contraintes, mais c'est la loi, commente Michel Culot, qui multiplie les réunions avec les communes et acteurs locaux concernées. On n'imaginait pas, au départ, à quel point il serait nécessaire de dialoguer : nous sommes partis la fleur au fusil."

Certains fourbissent leurs armes, envisageant au besoin de déposer un recours au Conseil d'Etat. Une poignée de riverains a d'ores et déjà attaqué le permis provisoire de trois mois accordé par le Collège d'Environnement pour le parking et le vaste chapiteau installé sur le site. Une plate-forme citoyenne d'opposition au projet, baptisée Les amis de l'Hippodrome, s'est déjà constituée. "On a toutes les raisons de ne pas être naïfs", commente Yvan Hubert, au nom des riverains. Les communes concernées, elles, pourraient rapidement arriver à une position commune sur la question de la mobilité. "Elles mettront leur veto dans le cadre de l'étude d'incidences", annonce déjà Alain Courtois. Ambiance.

Par Laurence van Ruymbeke

Une réunion publique d'information aura lieu sur le site, ce 21 mars à 18h30, dans le Droh!me Pop Up Village (entrée via le grand parking, 51, Chaussée de la Hulpe, à 1180 Bruxelles).

MEDIUMPZ93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhippodrome de Boitsfort
Jacqueline Galant sur le point de valider une nouvelle trajectoire aérienne au-dessus de Bruxelles
Jacqueline Galant sur le point de valider une nouvelle trajectoire aérienne au-dessus de Bruxelles
Jacqueline Galant sur le point de valider une nouvelle trajectoire aérienne au-dessus de Bruxelles
Jacqueline Galant sur le point de valider une nouvelle trajectoire aérienne au-dessus de Bruxelles
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Jacqueline Galant sur le point de valider une nouvelle trajectoire aérienne au-dessus de Bruxelles
Jacqueline Galant sur le point de valider une nouvelle trajectoire aérienne au-dessus de Bruxelles
39328271Willy Surmont-Van Steen Hélas, non ! Même si la Belgique se sépare, les avions passeront. Pour l'Europe qui prendra le relai à la mi-juin de cette année il n'y a pas de frontière. Les routes resteront ce qu'elles sont et tant pis pour Bruxelles, pour les communes à facilités et pour le Brabant wallon. La Flandre aura tout gagné.2016-04-16 21:02:03Marie-Claire Bero307271La pauvrequi que ce soit et peu importe ce qui sera proposé , elle ou il sera flingué !2016-03-21 15:49:51Jean-Marie SCHINCKUS307269La pauvrequi que ce soit et peu importe ce qui sera proposé , elle ou il sera flingué !2016-03-21 15:47:36Jean-Marie SCHINCKUS306477On est tous d'accord, supprimer l'aéroport de Bruxelles pour emmerder d'autres. Une histoire sans fin.2016-03-20 09:37:23Joséphine Pécoraro305971Claudine SOHIER Les catastrophes n'arrivent pas en Belgique, sauf quand elles arrivent. Vous voyez ce que je veux dire ?2016-03-19 12:51:05Jacques Duvivier305923Je suis très surprise que les seuls griefs émis ne concernent que le bruit émis par les avions. Evidemment, le bruit est un enfer pour ceux qui le vivent tous les jours et une partie de leurs nuits. Mais qu'en serait-il en cas d'accident, de chute d'avion sur les zones survolées ? Ainsi, pour ces raisons, l'espace aérien au dessus de la ville de Paris est interdit aux avions. La vie des Parisiens vaudrait-elle plus que celle des Bruxellois ?2016-03-19 12:07:34Claudine SOHIER305889michel.graff@yahoou.com vous dit : Madame Laurence Van Ruymbeke, vous savez très bien qu'un avion doit toujours décoller vent debout. Zaventem est nord-est de bruxelles, et le vent dominant est du sud-ouest. Il n'y aura jamais de solution, sauf déménagement........!!!!!!!2016-03-19 11:45:42michel graff305859Jef Dubois,vous oubliez qu'un avion qui décolle est déjà après 200m à la même altitude qu'un avion qui atterrit et qui est encore à 5 km de la piste. In fine, les nuisances subies par les riverains survolés par les atterrissages sont nettement plus importantes que celles subies par les décollages, et ce même si le bruit occasionné par un décollage est plus important (5db de différence)2016-03-19 11:23:05Philippe Scauflaire305853Toujours les mêmes qui cherchent n'importe quoi pour dresser les Belges fr contre les Belges nl. Quand la météo est mauvaise au dessus de Bruxelles c'est aussi la faute des Flamands? Des enfantillages ridicules pour vieillards désoeuvrés. Toute la population dans un rayon de 10 à 20 km autour de l'aéroport soufre des avions, indépendamment de la langue qu'ils parlent.2016-03-19 11:21:00Jef Dubois305843Je ne comprend pas tout ce ramdam. Actuellement, cette route d'atterrissage passe tout juste au-dessus de ma maison (Neder-Over-Heembeek, l'altitude des avions en approche est de moins de 200m) et ça n'a JAMAIS dérangé personne!2016-03-19 11:13:17Jean-Pol Danguy305793Repub Laique Quand les flamands vous font chier, c'est seulement interpellant. Interpellant en effet.2016-03-19 10:07:11Jacques Duvivier305775à noter que le virage pris systématiquement au dessus du centre de Waterloo puis l'alignement sur le R0 ces la piste 1 est non seulement nuisible pas TRES facilement évitable.... il est possible de virer au dessus du champ de bataille (Lion de Waterloo, quasi aucune population), puis en suivant un axe parallèle au R0, décalé de 200 à 300 mètres au-dessus du bois (Forêt de Soignes, quais aucune population), donc cela n'imputerait même pas 5.000 personnes. Mais voilà... A noter que TRES curieusement, les 3 axes de vol, dans le mauvais sens du vent (tous les 3) permettent d'éviter TOUT survol des zones peuplées de flamands... Interpellant?2016-03-19 09:29:14Repub Laique305769le survol de Molenbeek, Anderlecht, Forest, Saint Gilles est absolument exclu, cela passerait pour le de l'islamophobe, de la stigmatisation, du racisme... alors que passer au dessus de Waterloo, Wezembeek, Woluwe, c'est "punir" les vilains belges islamophobe, stigmatisants, racistes... donc c'est bien...2016-03-19 09:22:48Repub Laique305723Bero, voilà au moins une idée censée. Ce sera la renaissance de Charleroi.2016-03-19 01:27:31Jef Dubois305689À lire les commentaires on peut affirmer que la seule solution pour mettre tout le monde d'accord, c'est de fermer cet aéroport qui nuit à tout le monde ! il y a suffisamment d'aéroports en Belgique si petit pays. Pour la Flandre il y a ceux d'Ostende et d'Anvers et pour la Wallonie Charleroi et Liège. Tout bouge, rien n'est statique. Cet aéroport a fait son temps, les riverains sont devenus très nombreux puisque la démographie est ce qu'elle est. Les entreprises surtout celles comme cet aéroport qui est une entreprise privée, doivent s'adapter ! Ce ne sont pas aux riverains de s'adapter. Beaucoup pensent déjà à créer une association qui réunirait flamands, bruxellois et wallons sous les nuisances aériennes de Zaventem pour le faire fermer une fois pour toutes.2016-03-19 00:03:18Marie-Claire Bero305681Probablement que madame la ministre aura reçu comme les autres francophones de ce gouvernement de la vaseline pour que tout glisse bien surtout dans la gueule du sud du pays pour ne pas trop déranger la périphérie flamande avec le bruit des avions du grand aéroport de Zaventem 100% Flamand2016-03-18 22:44:22rénald lanoy305625Van Houcke, quelqu'un qui a deja mis les pieds dans un avion est au courant que le bruit à l'atterrissage est nettement moins fort qu'au décollage.2016-03-18 20:50:09Jef Dubois305623Si le vent dominant vient de l'ouest et que l'on atterrit face au vent,les avions doivent en principe venir de l'Est (région flamande).Cherchez l'erreur........2016-03-18 20:17:09CLAUDE VAN HOUCKE305593L'aéroport se trouve a l'Est de Bruxelles et comme le vent dominant vient de l'Ouest .....2016-03-18 19:10:09Jef Dubois305591@Soline Phebus : excellente idée!2016-03-18 19:09:21Jean NOEL305589Gallant, tenez compte de tous ces chômeurs de certains quartiers Bruxellois le long du canal, qui dorment encore tard le matin, font leur sieste a midi et la prière le soir.2016-03-18 19:06:29Jef Dubois305587Catastrophe !2016-03-18 19:06:22Jean NOEL305555120.000 personnes survolées en plus que par Ganshoren et Jette? On exagère pas un peu ou bien c'est le fait que les fidèles des mosquées de Molenbeek seront gênés lors des prières qui dérange le bon peuple? Très surfait comme différence entre les deux routes. Enfumage anti-Galant.2016-03-18 18:03:48Jean Jacques Baut305551Encore une route originale. Flute ! Qu'on arrête ce cirque qui ridiculise tout le monde. Si Zaventem est flamand, que les flamands gèrent ce bordel et donc que les avions passent sur le territoire flamand. Si ce n'est pas possible, fermer l'aéroport et qu'on y cultive des "Witloof".2016-03-18 17:59:53Soline Phebus305527Je ne souhaite absolument pas le confédéralisme pur et dur, mais si on ne ferme pas Zaventem, ce sera la seule possibilité de supprimer le survol de notre capitale. En effet, Bruxelles sera dans ces conditions souveraine de son espace aérien et pourra dès lors l'interdire à tout trafic "étranger"!2016-03-18 17:36:08Willy Surmont-Van Steen305521Il est vrai, fryns, que vos amis socialos peuvent tout se permettre sans craindre la Justice. Mathot fils en est la preuve vivante. Pays de cons. Electeurs stupides.2016-03-18 17:34:25Claire Bihain305515"s'apprête à"""Du journalisme de bas étage, créér des réactions avent de savoir de quoi il s'agit et sans connaître les arguments pour ou contre. Un chiffon. "ne fait pas l'unanimité. ""Il n'y aura jamais ni unanimité ni accord, Des personnes adultes, sachant lire et comprnedreun texte technique doivent se mettre autour d'une table et décider de la moins mauvaise solution.2016-03-18 17:25:24Walter Huybrecht305507La seule solution pour que tout le monde soit d'accord pour ne plus avoir les graves nuisances aériennes, c'est de fermer cet aéroport ! Des aéroports bien plus importants l'ont fait comme en Allemagne et à Hong Kong où pourtant les gens survolés n'étaient pas plus nombreux que chez nous. Il faut dire que justement ici les gens survolés sont plus nombreux à cause des plans de dispersion décidés par le gouvernement pour en libérer la Flandre. Ce qui est d'ailleurs tout à fait contraire aux règles de l'aviation.2016-03-18 17:13:29Marie-Claire Bero305503La seule solution pour que tout le monde soit d'accord pour ne plus avoir les graves nuisances aériennes, c'est de fermer cet aéroport ! Des aéroports bien plus importants l'ont fait comme en Allemagne et à Hong Kong où pourtant les gens survolés n'étaient pas plus nombreux que chez nous. Il faut dire que justement ici les gens survolés sont plus nombreux à cause des plans de dispersion décidés par le gouvernement pour en libérer la Flandre. Ce qui est d'ailleurs tout à fait contraire aux règles de l'aviation.2016-03-18 17:11:29Marie-Claire Bero305495M. Philippe Maesfranckx... J'espère surtout qu'elle aura demandé à un autre de manipuler la calculette! :-)2016-03-18 17:07:01Christophe Falisse305491Pendant que les Bruxellois subissent toujours plus de nuisances, les emplois et les taxes vont aux flamands, qui continuent à accorder des permis de bâtir en bordure de piste. Cherchez l'erreur!!! A quand une gestion saine: les routes empruntées doivent IMPERATIVEMENT être les plus sûres et créer le moins de nuisances possibles, c-à-d survoler les zones les moins peuplées (quelle que soit le région survolée),le tout en appliquant les techniques les plus avancées en matière de réduction du bruit. A Paris, aucun avion n'est autorisé à survoler le coeur de la capitale, qu'il décolle de Roissy, du Bourget ou d'Orly. C'est juste du bon sens! Ensuite, une partie des bénéfices engendrés doivent être utilisés massivement pour aider les gens importunés soit en isolation phonique, soit en leur rachetant à bon prix leurs maisons.2016-03-18 17:06:00Christophe Falisse305489Quand va-t-on supprimer purement et simplement cet aéroport dérangeant pour tout le monde ... ??????????????2016-03-18 17:05:32DIEGO MARTINEZ305483Fausse information à propos de de 68 mille personnes survolées par les avions vers la piste de secours 01 ! Une fois de plus on oublie le Brabant wallon survolé à basse altitude où viennent tourner les avions pour se mettre en file vers cette maudite piste qui est la moins sécurisée de l'aéroport. Ce genre de manoeuvre fait énormément de bruit. Du bruit très spécifique, stressant. Les atterrissages vers la piste 01 font plus de 200 mille personnes survolées abusivement et illégalement. Marre de faire croire que les brabançons wallons n'existent pas ! C'est scandaleux !2016-03-18 17:01:16Marie-Claire Bero305467Pourquoi survoler Bruxelles ? Les bovins, ovins, caprins, équins, suidés, anatidés, gallinacés... et agriculteurs du nord du pays seraient moins dérangés car moins nombreux !2016-03-18 16:38:22Leslie Broughton305437GEORGES KREUTZ Vous qui adorez supprimer beaucoup de choses, syndicats, gauche, immigrés vous pourriez militer pour la suppression de l'aéroport ...2016-03-18 15:46:55Jacques Duvivier305399Il y aura forcément toujours des bruxellois survolésdonc quelle que soit la solution, il y aura toujours des mécontents ! Sauf si on supprime l'aéroport !2016-03-18 14:45:51GEORGES KREUTZ305385J'espère qu'elle aura lu le dossier cette fois-)2016-03-18 14:29:00Philippe Maesfranckx305383330.000 personnes survolées au lieu de 200.000, elle déraille, c'est sûr. J'espère pour elle (et pour les maisons survolées) qu'il n'y aura pas d'accident, sinon, je la plains.2016-03-18 14:28:16Christine Ergo305381Si c'est elle qui doit prendre ce genre de decision ... Brrr on est pas sauvé ?! J'avais Presque oublié que recoupement, remise en place et arrangements la démocratie representative dans laquelle nous vivons avait pu la catapulter "Ministre" ... Ouah! Ah! Ah!2016-03-18 14:28:15Philippe Maesfranckx4799012016-03-18 14:18:012016-03-18 14:18:02Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticleLaurence Van RuymbekePar Laurence Van RuymbekeBelgiqueLeVif

Jacqueline Galant sur le point de valider une nouvelle trajectoire aérienne au-dessus de Bruxelles

La ministre de la Mobilité, la libérale Jacqueline Galant, s'apprête à donner son feu vert à une nouvelle procédure d'approche de la piste 07 L, à l'aéroport de Bruxelles-National, ouvrant en quelque sorte une nouvelle route aérienne au-dessus de Bruxelles. Dans la foulée, quelque 330 000 Bruxellois, au lieu de 200 000 actuellement, seraient survolés (voir carte ci-dessous). Le cabinet Galant argue qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle route mais cette analyse ne fait pas l'unanimité.

yesMuriel Lefevre2016-03-18 14:18:08http://www.levif.be/actualite/belgique/jacqueline-galant-sur-le-point-de-valider-une-nouvelle-trajectoire-aerienne-au-dessus-de-bruxelles/article-normal-479901.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/jacqueline-galant-sur-le-point-de-valider-une-nouvelle-trajectoire-aerienne-au-dessus-de-bruxelles/article-normal-479901.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Jacqueline Galant sur le point de valider une nouvelle trajectoire aérienne au-dessus de Bruxelles

Les experts de la DGTA (Direction générale du transport aérien) ont mis en garde le cabinet Galant, le prévenant de nombreux recours en justice qui pourraient être introduits dès l'entrée en vigueur de cette nouvelle trajectoire puisque celle-ci devrait, selon plusieurs juristes, tomber sous le coup de la loi de 2006 qui prévoit enquête publique et étude d'incidences dans un tel cas de figure. D'autres rappellent au contraire que cette "instruction ministérielle" existe depuis plus de dix ans, même si elle n'a jamais été mise en application, et n'est donc pas concernée par la loi de 2006.

Cette modification de route fait suite à la mise en place d'une nouvelle procédure d'approche des avions qui atterrissent en 07 L, dite RNP (Required Navigation Performance - par GPS), suivant l'axe de la piste. Jusqu'ici, cette piste ne dispose que d'une procédure d'approche par balises, (appelée VOR), contrairement aux pistes 25L , 25R, 01 et 19 qui sont équipées, elles, d'un ILS (Instrument Landing System), qui recourt à des systèmes de guidage au sol plus performants. Or l'approche VOR, officiellement validée pour la piste 07L, n'est pas dans l'axe de la piste mais dessine une forme légèrement oblique qui fait passer les avions au-dessus du territoire situé au nord-ouest de Bruxelles. Actuellement, cette piste n'est utilisée que rarement pour les atterrissages, les pistes 25 et 19 servant prioritairement : en 2014, 1380 avions seulement y ont atterri, soit 1 à 2 % des atterrissages enregistrés annuellement à Bruxelles National.

Or cet été, des travaux auront lieu du 26 juillet au 25 septembre sur la piste 19/01, qui coupe les pistes 07 et 25. En cas de vent du nord-est trop important, la piste 07 L sera dès lors utilisée comme piste de remplacement. "On n'y aura recours que dans des cas exceptionnels, précise Belgocontrol dans un communiqué diffusé ce 17 mars. (...) Cela permettra de limiter les restrictions de capacité, sans modifier les corridors de vol actuels."

Tel n'est en tous cas pas l'avis de la DGTA, ni celui des associations de riverains, pour qui le recours à la 07L avec la procédure d'approche RNP implique de facto l'utilisation d'un nouveau corridor aérien puisqu'il impose une approche dans l'axe de la piste et non pas en suivant la trajectoire plus haute qui est officiellement validée. Une autre approche, appelée SAR et officiellement publiée, s'aligne elle aussi sur l'axe de la piste, comme la RNP. Mais il s'agit bien d'une procédure de secours, et non d'une route aérienne, publiée avec cartes à l'appui. On imagine bien que les éventuels combats juridiques à venir porteront sur ces différentes appellations et sur les nuances et contraintes qu'elles imposent.

La DGTA a demandé à la ministre Galant que son autorisation pour l'utilisation de la piste 07 L avec procédure d'approche RNP soit soumise à de strictes conditions : qu'elle soit absolument limitée à la durée des travaux; que Belgocontrol justifie les raisons de sécurité invoquées ; et que la DGTA puisse disposer, en direct, des données de Belgocontrol pour pouvoir contrôler l'utilisation de cette piste.

Dans sa version actuelle, le texte de l'instruction précise uniquement que cette procédure RNP sur la 07 L ne sera utilisée que de nuit, par mauvaise visibilité ou en cas d'indisponibilité d'équipements, sans autre indication. L'instruction prévoit aussi une évaluation de cette procédure à l'issue des travaux. Demande est faite à Belgocontrol de transmettre à la DGTA les informations relatives aux vols qui en auront bénéficié pendant cette période de deux mois.

Cette proposition de nouvelle route tombe à quelques mois du 13 juin, lorsqu'entrera en vigueur une directive européenne qui rendra particulièrement difficile tout changement de route aérienne.

Les associations de riverains craignent dès lors que l'utilisation de la 07 L et de son approche dans l'axe de la piste ne soient de facto bétonnées. A terme, considère-t-on chez Pas Question, "on pourrait ainsi supprimer la procédure VOR à l'horizon 2020, après avoir créé en douce une nouvelle route aérienne, tout en augmentant considérablement la capacité de l'aéroport."

De son côté, le cabinet de Céline Frémault, ministre bruxelloise de l'Environnement, a écrit il y a quelques jours à la direction de l'aéroport de Bruxelles National pour lui demander des précisions sur l'utilisation prévue de la piste 07L. Aucune réponse ne lui est encore parvenue. Un sonomètre a par ailleurs été commandé par le cabinet et sera installé dans les prochaines semaines à Jette.

93van-ruymbeke-laurenceVan RuymbekeLaurencereporter/assets/159/avatar_81613.jpgJournaliste au Vif/L'Expresshttp://www.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/laurence-van-ruymbeke-93.html