Travailleurs soins violence
© Getty Images

90% des travailleurs des soins victimes de violence: certains envisagent de changer de travail

Neuf travailleurs du secteur des soins sur dix ont déclaré avoir été victimes de violences verbales, physiques et/ou de menaces au cours de l’année écoulée. Entraînant stress, troubles du sommeil, insatisfaction, et pour certains, une volonté de changer de travail.

Près de 90% des membres du personnel d’un service de secours ou d’un établissement ont déclaré avoir été victimes de violence au cours de l’année écoulée, selon une étude de l’institut Vias publiée jeudi. Les trois quarts rapportent avoir été insultés, tandis qu’un sur deux a subi une agression physique.

L’enquête, dans laquelle 1.711 personnes issues de tout le pays ont été interrogées, se concentre sur trois types de violences: violences verbales, violences physiques et menaces.

Pour la première catégorie, 15% des répondants indiquent être victimes d’insultes chaque semaine. Les trois quarts en ont fait l’expérience au moins une fois au cours des 12 derniers mois. D’autres formes de violences verbales telles que les cris ou les provocations sont également vécues par les travailleurs des soins.

Plus graves encore, les violences physiques sur les personnes et sur leur matériel ont concerné près de la moitié des sondés (47%) pendant l’année. Il s’agit de dégradations d’objets, de poussades, d’empoignades, de coups, de crachats. Un répondant sur sept rapporte être victime de coups de pieds et d’empoignades chaque mois.

Quant aux menaces, près de deux tiers (61%) des membres du personnel disent en avoir été l’objet pendant l’année. Pour 22%, ce sont même des proches qui étaient visés.

Parmi les conséquences de ces violences, les travailleurs déclarent ressentir du stress (68% des sondés), des troubles du sommeil (51%) et une baisse de satisfaction au travail (51%). Un tiers d’entre eux (36%) envisagent même de changer de travail.

Expertise Partenaire