Toujours plus haut

La hausse des prix se confirme dans le Brabant wallon. Plus de 10 %

de progression en moyenne et un pouvoir d’attraction qui ne se dément pas.

Ceux qui pensaient que les prix de l’immobilier commençaient à se tasser en Brabant wallon en sont pour leurs frais. Notaire à Ittre et porte- parole de la Chambre des notaires brabançonne, Jean-Paul Mignon avoue même s’être  » planté  » en prédisant pour 2007 une décrue progressive.  » Il n’y a pas de tassement. Le pouvoir attractif du Brabant wallon continue à s’exercer inexorablement sur les acheteurs bruxellois. « 

Selon les chiffres présentés par le notaire, le tarif des maisons d’habitation progresse de 10 %, celui des terrains de 11,2 % et celui des villas de… 16 % ! Alors que la hausse dans ce dernier créneau plafonnait à 10 % en 2006. Seuls les appartements semblent relativement épargnés par cette poussée de fièvre qui se confirme chaque année. Les chiffres mentionnent à peine 6 % de hausse sur ce segment.

Explication ? Les appartements  » d’occasion « , moins chers, s’échangent plus fréquemment que les appartements neufs, qui tirent les prix vers le haut, mais qui constituent une denrée rare dans la province. Pourtant, la demande existe, comme le souligne Aurore Goffaux, directrice de l’agence Century 21, à Wavre.  » La population vieillissante souhaite quitter les maisons et villas pour occuper un appartement, plus adapté. Mais l’offre ne suit pas.  » Si cette pression se confirme sur les appartements, leurs prix pourraient poursuivre leur progression.

Grand écart et nouveaux pôles attractifs

Difficile cependant d’établir des constats globaux dans une province plus protéiforme qu’elle n’en a la réputation. Entre Rebecq et Lasne, le Brabant wallon continue de faire le grand écart. Il faut compter 174 000 euros pour une maison d’habitation dans la première. Et multiplier par 2,5 pour en acquérir une dans la seconde ! L’immobilier lasnois, l’un des plus chers de Belgique, est certes un micromarché réservé aux plus nantis. Et pas forcément représentatif de l’ensemble de la province, qui affiche un prix moyen de 255 000 euros pour une maison d’habitation. Soit un cran en dessous des tarifs pratiqués en région bruxelloise.

 » Les prix les plus élevés de la province se concentrent dans le nord, à proximité de Bruxelles, détaille Jean-Paul Mignon. Les prix les plus bas se trouvent à l’ouest et à l’est, plus loin de la capitale. Au centre, un pôle attractif est véritablement en train d’exploser : la zone s’étendant de Louvain-la-Neuve à Wavre. C’est un nouvel axe économique, qui entraîne dans son sillage des communes comme Walhain ou Perwez. « 

La vivacité du marché immobilier n’est cependant pas une tendance de fond. Rien qu’en 2007, le nombre d’actes notariés a diminué de 4 %.  » Globalement, la demande se contracte. En toute logique, les prix devraient donc cesser d’augmenter. En 2008, la hausse pourrait être moins forte qu’en 2007.  » Pour vérifier ces nouvelles prévisions, rendez-vous… début 2009.

G. Q.

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