L’Afghan qui a tiré cette semaine sur deux gardes nationaux américains à Washington pourrait s’être « radicalisé » aux Etats-Unis, a assuré dimanche la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, sans fournir d’éléments substantiels sur ses motivations.
« Nous pensons qu’il s’est radicalisé depuis qu’il est ici dans ce pays« , a expliqué Mme Noem sur la chaîne NBC. Agé de 29 ans, Rahmanullah Lakanwal a choqué les Etats-Unis mercredi en tirant sur deux membres de la Garde nationale dans la capitale américaine, après avoir traversé tout le pays depuis l’Etat de Washington, sur la côte ouest, où il résidait.
L’attaque a coûté la vie à une militaire, décédée jeudi de ses blessures, et grièvement blessé un autre soldat.
M. Lakanwal est entré aux Etats-Unis en septembre 2021, moins d’un mois après le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan sous la présidence du démocrate Joe Biden, dans le cadre d’une vaste opération d’évacuation des Afghans ayant collaboré avec les Américains contre les talibans. Sa demande d’asile, déposée sous l’ère Biden, a été approuvée en avril 2025 sous Donald Trump.
Interrogée pour savoir si l’administration Trump a raté des signaux indiquant une radicalisation de cet immigré lors de l’approbation de sa demande d’asile, Mme Noem a entièrement rejeté la faute sur l’administration Biden.
Depuis l’attaque, le président Donald Trump a ordonné à son administration de geler toute décision sur l’octroi de l’asile aux Etats-Unis, et de réexaminer les « cartes vertes » – accordant le titre de résident permanent dans le pays – délivrées aux ressortissants de 19 pays, dont l’Afghanistan, l’Iran, Haïti et le Venezuela.
Selon plusieurs médias américains, M. Lakanwal avait fait partie des « unités zéro » des services afghans, en charge de missions commandos contre les Talibans, Al-Qaïda ou le groupe Etat islamique (EI).