Les protestations contre la République islamique prennent de l’ampleur en Iran, malgré la forte répression du régime autoritaire.
De nouveaux rassemblements se sont tenus à Téhéran tandis que des violences ont été rapportées dans des régions de l’ouest de l’Iran, a indiqué une agence de presse au huitième jour de contestation.
Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre dans la capitale iranienne et s’est depuis étendu au reste du pays avec des revendications politiques.
La contestation touche ou a touché, à des degrés divers, une quarantaine de villes, essentiellement petites et moyennes et principalement situées dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.
Au moins douze personnes ont été tuées depuis le 30 décembre lors d’affrontements localisés, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan basé sur des annonces officielles.
Des rassemblements à Téhéran ont été qualifiés de «limités» par l’agence de presse Fars et décrits comme étant «généralement composés de groupes de 50 à 200 jeunes».
Dans ce contexte, les autorités ont également restreint le trafic Internet ces derniers jours, signale l’entreprise technologique Cloudflare. Le volume des connexions aurait chuté d’environ un tiers samedi et restait encore inférieur d’environ 15% à la normale dimanche matin. De nombreux Iraniens ont signalé d’importantes perturbations sur les réseaux sociaux.
Le régime islamiste recourt fréquemment à ce type de mesures lors de mouvements de protestation, afin de compliquer l’organisation des rassemblements et de freiner la diffusion d’informations, d’images et de vidéos sur les violences.
Israël est «solidaire du combat du peuple iranien, de ses aspirations à la liberté […] et à la justice» a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahou, en conseil des ministres.
«Il est tout à fait possible que nous nous trouvions à un moment où le peuple iranien prend son destin en main», a-t-il ajouté, dans son premier commentaire public depuis le début du mouvement de protestation en Iran, le 28 décembre.