Ecolo a nommé Sarah Schlitz, Zakia Khattabi, Saskia Bricmont, Bénédicte Linard, Stéphane Hazée à sa tête jusqu’à des élections internes prévues au début du printemps.
Le Conseil de fédération d’Ecolo, en crise depuis la démission de ses présidents Marie Lecocq et Samuel Cogolati cette semaine, s’est clôturé dans la nuit de vendredi à samedi, vers minuit. «Dans l’attente de l’élection de la nouvelle co-présidence, le Conseil de fédération a établi une organisation intermédiaire permettant d’assurer la continuité politique et opérationnelle du parti», ont communiqué les verts peu après la fin du conseil.
Sarah Schlitz, Zakia Khattabi, Saskia Bricmont, Bénédicte Linard, Stéphane Hazée prennent ainsi la tête du parti jusqu’au printemps sous l’étiquette «d’équipe de transition». L’élection aura lieu entre la fin février et la mi-mars. Les candidatures s’ouvriront ce dimanche, certains noms circulent déjà en interne.
Les co-présidents Samuel Cogolati et Marie Lecocq ont présenté vendredi leur démission devant le parlement interne du pari. Quelque 145 personnes étaient présentes pour les écouter et décider de la suite des événements.
Après la débâcle du 9 juin 2024, la campagne interne qui avait mené à l’élection du duo sortant avait duré à peine un mois -la proximité du scrutin communal d’octobre avait imposé de resserrer les délais. Ecolo a décidé cette fois-ci de se donner du temps.
«Il y a une volonté de tirer les enseignements de ce qui s’est passé et laisser du temps pour une maturation des projets politiques qui seront présentés aux membres. On ne choisit pas seulement des personnes, on choisit aussi un cap et des priorités politiques», a fait remarquer Stéphane Hazée.
Les chefs de files aux différents niveaux de pouvoir animeront le parti pendant ces trois mois. «Cette équipe est composée des différents chefs de file qui sont présents à chacun des échelons du combat contre les gouvernements actuels qui cassent la société, mènent une politique anti-écologique et anti-sociale», a souligné le chef de groupe wallon.
«C’est ce qui nous a paru le plus logique en termes d’équipe», a assuré Bénédicte Linard. «Aucun de nous ne se considère comme un président mais comme faisant partie d’une équipe.»
A entendre les commentaires, la réunion s’est déroulée de manière sereine après une semaine qui a commencé sous le signe de vives tensions entre Samuel Cogolati et Marie Lecocq. «Cela s’est passé sereinement, on a été au fond des choses. Tout le monde souhaitait arriver à quelque chose de concret. Certes, on perd une co-présidence mais à tous les niveaux de pouvoir le parti continue à fonctionner», a encore dit Bénédicte Linard.
La formule d’une co-présidence a été remise en cause ces derniers jours. Un travail est en cours sur les statuts mais la formule d’un duo composé d’un homme et d’une femme, et d’un.e Wallon.ne et d’un.e Bruxellois.e est maintenue pour l’élection qui vient.
Avec Belga