L’autonomie est désormais le maître-mot d’Ecolo. Les co-présidents Marie Lecocq et Samuel Cogolati ont placé ce concept au cœur de leur rentrée politique, lors du festival de l’écologie populaire organisé à Massembre (Hastière).
Les Verts veulent sortir la société belge de sa « dépendance toxique » à l’importation d’énergie, qu’elle soit fossile ou nucléaire. Selon eux, les 13 milliards d’euros de subsides aux combustibles fossiles devraient être réorientés vers les renouvelables, le transport public, ou encore le soutien à l’efficacité énergétique. Ils dénoncent notamment le ralentissement du déploiement de l’éolien en mer du Nord et la réduction des primes à l’énergie en Wallonie.
Des attaques contre les gouvernements
Les co-présidents n’ont pas ménagé leurs critiques à l’égard des gouvernements formés après 2024. Samuel Cogolati a fustigé des dirigeants « hors sol, en pause climatique et en marche arrière sur l’humanisme« . Le ministre fédéral de l’Emploi et de l’Économie, David Clarinval (MR), qualifié de climato-sceptique, a été particulièrement visé. « L’Europe a brûlé cet été et lui demande une pause écologique. En tout cas, nous n’appuierons jamais sur pause quand il s’agit de défendre le vivant et nos enfants », a martelé Cogolati.
La guerre à Gaza s’invite dans la rentrée politique
Le contexte international a également pesé sur cette rentrée. Le gouvernement flamand devait reprendre ses discussions dimanche, et le fédéral suivra lundi pour définir une position belge avant l’Assemblée générale de l’ONU.
Marie Lecocq a ainsi dénoncé le « génocide » en cours à Gaza : « L’horreur est telle qu’aujourd’hui, compter les morts devient un acte de résistance. Et pendant ce temps, le gouvernement fédéral nous livre un énième kern dont il ne sortira rien. Ce silence, c’est une honte nationale », a-t-elle déclaré.