Cette proposition vise à harmoniser les pratiques en matière de limitation des temps de vol dans l'Union européenne. "Mais dans les faits, ce ne sera pas le cas, puisque chaque compagnie aérienne aura l'occasion de négocier ses propres normes", souligne Didier Moraine, spécialiste du dossier pour la BeCA. Les nouvelles normes prévoient "dans la dernière version que nous avons pu consulter en mai ou juin", précise la BeCA, des temps de vol autorisés de quatorze heures maximum. "Cela ne tient cependant pas compte des éventuels retards ou problèmes, ni du temps de réserve, huit heures qui ne sont même pas comptabilisées", constate Alain Vanalderweireldt, président de la BeCA. Un pilote ou un membre du personnel de cabine pourrait donc être amené à travailler 22 heures d'affilée, ou plus en cas de retard. En approuvant cette proposition, le parlement européen se déferait également d'une partie de ses prérogatives au profit de l'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA), estiment les pilotes belges. C'est l'EASA qui déterminerait en effet les "certifications specifications" applicables aux différentes compagnies aériennes. "On fait exactement l'inverse de ce qu'ont fait les Etats-Unis, pourtant connus pour leur ultra-libéralisme, depuis l'accident de Buffalo en 2009", s'indignent les pilotes. "Eux ont adopté des mesures plus strictes." (Belga)

Cette proposition vise à harmoniser les pratiques en matière de limitation des temps de vol dans l'Union européenne. "Mais dans les faits, ce ne sera pas le cas, puisque chaque compagnie aérienne aura l'occasion de négocier ses propres normes", souligne Didier Moraine, spécialiste du dossier pour la BeCA. Les nouvelles normes prévoient "dans la dernière version que nous avons pu consulter en mai ou juin", précise la BeCA, des temps de vol autorisés de quatorze heures maximum. "Cela ne tient cependant pas compte des éventuels retards ou problèmes, ni du temps de réserve, huit heures qui ne sont même pas comptabilisées", constate Alain Vanalderweireldt, président de la BeCA. Un pilote ou un membre du personnel de cabine pourrait donc être amené à travailler 22 heures d'affilée, ou plus en cas de retard. En approuvant cette proposition, le parlement européen se déferait également d'une partie de ses prérogatives au profit de l'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA), estiment les pilotes belges. C'est l'EASA qui déterminerait en effet les "certifications specifications" applicables aux différentes compagnies aériennes. "On fait exactement l'inverse de ce qu'ont fait les Etats-Unis, pourtant connus pour leur ultra-libéralisme, depuis l'accident de Buffalo en 2009", s'indignent les pilotes. "Eux ont adopté des mesures plus strictes." (Belga)