L'incident s'est déroulé entre le quartier de Bab Tabbaneh, majoritairement sunnite et favorable à la rébellion syrienne, et celui de Jabal Mohsen, majoritairement alaouite comme le clan Assad au pouvoir à Damas. Le responsable médical a précisé que la mère de la victime était alaouite, son père sunnite, et qu'ils vivaient dans le quartier alaouite. La tension était perceptible dans de nombreuses zones de Tripoli, théâtre d'incidents récurrents ces derniers mois entre les deux communautés profondément divisées par le conflit en Syrie voisine, a constaté un correspondant de l'AFP. Des convois d'hommes armés circulaient dans la ville, ouvrant le feu sans distinction. Les troupes libanaises se sont déployées autour de la maison du Premier ministre libanais Najib Mikati à Tripoli, apparemment dans le but d'empêcher une éventuelle attaque, après une importante mobilisation à Beyrouth pour réclamer sa démission. Un député d'opposition, Mouïn Merhabi, a planté deux tentes devant cette bâtisse, avec le soutien de dizaines de partisans, lançant ainsi un mouvement de protestation qui doit, selon lui, durer jusqu'à la démission de M. Mikati. Les obsèques dimanche à Beyrouth d'un chef de la Sécurité libanaise, bête noire de Damas, tué dans un attentat vendredi, ont tourné en une manifestation violente contre M. Mikati accusé par ses opposants de couvrir ce "crime", la police tirant en l'air et usant de gaz lacrymogènes. (CLA)

L'incident s'est déroulé entre le quartier de Bab Tabbaneh, majoritairement sunnite et favorable à la rébellion syrienne, et celui de Jabal Mohsen, majoritairement alaouite comme le clan Assad au pouvoir à Damas. Le responsable médical a précisé que la mère de la victime était alaouite, son père sunnite, et qu'ils vivaient dans le quartier alaouite. La tension était perceptible dans de nombreuses zones de Tripoli, théâtre d'incidents récurrents ces derniers mois entre les deux communautés profondément divisées par le conflit en Syrie voisine, a constaté un correspondant de l'AFP. Des convois d'hommes armés circulaient dans la ville, ouvrant le feu sans distinction. Les troupes libanaises se sont déployées autour de la maison du Premier ministre libanais Najib Mikati à Tripoli, apparemment dans le but d'empêcher une éventuelle attaque, après une importante mobilisation à Beyrouth pour réclamer sa démission. Un député d'opposition, Mouïn Merhabi, a planté deux tentes devant cette bâtisse, avec le soutien de dizaines de partisans, lançant ainsi un mouvement de protestation qui doit, selon lui, durer jusqu'à la démission de M. Mikati. Les obsèques dimanche à Beyrouth d'un chef de la Sécurité libanaise, bête noire de Damas, tué dans un attentat vendredi, ont tourné en une manifestation violente contre M. Mikati accusé par ses opposants de couvrir ce "crime", la police tirant en l'air et usant de gaz lacrymogènes. (CLA)