Dans un arrêt rendu mercredi, la plus haute juridiction turque a jugé à l'unanimité que l'interdiction du réseau de microblogging constituait une violation du droit constitutionnel à la liberté d'expression et ordonné son déblocage immédiat. Le jugement de la cour, qui s'impose à l'autorité turque des télécommunications (TIB), a été publié jeudi matin au Journal officiel. La TIB a bloqué l'accès au réseau Twitter dans la nuit du 20 au 21 mars, sur instruction du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, décidé à en finir avec la diffusion quotidienne sur internet d'accusations de corruption visant son régime. Un responsable du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir a toutefois laissé entendre que l'injonction ne serait pas immédiatement exécutée. "Le jugement concerne uniquement les trois plaintes individuelles auprès de la Cour constitutionnelle. Nous allons l'évaluer", a déclaré le député AKP Mustafa Sentop sur la chaîne d'information CNN-Türk. L'opposition s'est indignée du retard pris par l'exécution de l'arrêt de la Cour. "Ce jugement doit être appliqué sans délai", a affirmé un député du Parti républicain du peuple (CHP), Sezgin Tanrikulu, en menaçant de saisir la justice. La décision "s'impose à tous, même au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui n'applique pas la loi". Le président des bâtonniers de Turquie, Metin Feyzioglu, a estimé que ce retard constituait "une infraction flagrante à la loi". Malgré les accusations de corruption qui pèsent sur lui, M. Erdogan a largement remporté les élections municipales de dimanche. (Belga)

Dans un arrêt rendu mercredi, la plus haute juridiction turque a jugé à l'unanimité que l'interdiction du réseau de microblogging constituait une violation du droit constitutionnel à la liberté d'expression et ordonné son déblocage immédiat. Le jugement de la cour, qui s'impose à l'autorité turque des télécommunications (TIB), a été publié jeudi matin au Journal officiel. La TIB a bloqué l'accès au réseau Twitter dans la nuit du 20 au 21 mars, sur instruction du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, décidé à en finir avec la diffusion quotidienne sur internet d'accusations de corruption visant son régime. Un responsable du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir a toutefois laissé entendre que l'injonction ne serait pas immédiatement exécutée. "Le jugement concerne uniquement les trois plaintes individuelles auprès de la Cour constitutionnelle. Nous allons l'évaluer", a déclaré le député AKP Mustafa Sentop sur la chaîne d'information CNN-Türk. L'opposition s'est indignée du retard pris par l'exécution de l'arrêt de la Cour. "Ce jugement doit être appliqué sans délai", a affirmé un député du Parti républicain du peuple (CHP), Sezgin Tanrikulu, en menaçant de saisir la justice. La décision "s'impose à tous, même au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui n'applique pas la loi". Le président des bâtonniers de Turquie, Metin Feyzioglu, a estimé que ce retard constituait "une infraction flagrante à la loi". Malgré les accusations de corruption qui pèsent sur lui, M. Erdogan a largement remporté les élections municipales de dimanche. (Belga)