"Notre objectif n'est nullement de nous réorienter dans le médical. Nous ne mélangeons pas l'argent et cette initiative que nous offrons à la collectivité", a ajouté M. Lepot qui a décidé il y a 15 jours de "challenger" ses équipes afin de venir en aide à l'hôpital liégeois qui craignait de se retrouver, à terme, à court de cette pièce importante pour tout respirateur.

Cette réalisation, mixant apport industriel et impression 3D, a nécessité l'intervention de différents services de Safran Aero boosters. Entre 30 et 50 personnes, rémunérées par leur employeur pour réaliser cette tâche, ont été mises à contribution afin de trouver les matières premières, penser la pièce ou la dupliquer.

Bien que spécialisées dans la réalisation de pièces complexes pour l'aéronautique, les équipes ont également été confrontées, dans le cadre de la réalisation de ce débitmètre, à des contraintes techniques les obligeant à recalibrer la pièce afin qu'elle envoie des signaux électriques similaires à ceux de la pièce d'origine.

null, Belga
null © Belga

Un test réalisé au MontLegia a d'ailleurs permis de valider le prototype. Une vingtaine de pièces sont d'ailleurs déjà en possession de l'hôpital liégeois. "Ce débitmètre est indispensable au bon fonctionnement du respirateur. Il est essentiel, pour sauver des vies, de disposer de pièces de rechange au cas où surviendrait une pénurie et nous les utiliserons si nous venons à manquer du matériel habituel respectant les normes d'agrément des dispositifs médicaux", explique le service communication du Groupe Santé CHC.

Safran Aero Boosters, qui travaille sur la reproduction d'autres pièces, est désormais capable de produire une centaine de pièces par semaine pour le Groupe Santé CHC, la pièce étant calculée pour un type précis de respirateur. "Nous pourrions livrer d'autres hôpitaux qui disposent des mêmes respirateurs ou adapter la pièce si d'autres demandes nous parvenaient", explique le CEO. "C'est un bel exercice et cela a insufflé beaucoup de motivation au sein d'équipes en stand-by. Cela montre aussi que nous sommes capables de réagir vite et bien alors que, dans l'aéronautique, notre travail consiste à prendre le temps afin de bien concevoir des pièces", souligne M. Lepot.

Cette initiative fait partie d'une série d'efforts fournis par l'entreprise dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Du personnel a été mis à disposition dans les hôpitaux pour les inventaires. Si Safran Aero Boosters a, comme beaucoup d'entreprises belges, cédé ses stocks de matériels aux maisons de repos et hôpitaux, elle a aussi réussi, grâce à des partenaires américains et chinois, à acheminer du matériel difficilement disponible.

L'entreprise, touchée début 2020 par la suspension de la production par Boeing de son appareil 737 Max pour lequel Safran Aero Bossters participe à la réalisation d'une partie du moteur, attend désormais le feu vert de ses donneurs d'ordre, Boeing et Airbus, afin de relancer pleinement l'activité actuellement soumise partiellement au chômage technique depuis le 23 mars dernier.

Cette initiative a nécessité un budget de quelques centaines de milliers d'euros à charge de l'entreprise.

"Notre objectif n'est nullement de nous réorienter dans le médical. Nous ne mélangeons pas l'argent et cette initiative que nous offrons à la collectivité", a ajouté M. Lepot qui a décidé il y a 15 jours de "challenger" ses équipes afin de venir en aide à l'hôpital liégeois qui craignait de se retrouver, à terme, à court de cette pièce importante pour tout respirateur. Cette réalisation, mixant apport industriel et impression 3D, a nécessité l'intervention de différents services de Safran Aero boosters. Entre 30 et 50 personnes, rémunérées par leur employeur pour réaliser cette tâche, ont été mises à contribution afin de trouver les matières premières, penser la pièce ou la dupliquer. Bien que spécialisées dans la réalisation de pièces complexes pour l'aéronautique, les équipes ont également été confrontées, dans le cadre de la réalisation de ce débitmètre, à des contraintes techniques les obligeant à recalibrer la pièce afin qu'elle envoie des signaux électriques similaires à ceux de la pièce d'origine. Un test réalisé au MontLegia a d'ailleurs permis de valider le prototype. Une vingtaine de pièces sont d'ailleurs déjà en possession de l'hôpital liégeois. "Ce débitmètre est indispensable au bon fonctionnement du respirateur. Il est essentiel, pour sauver des vies, de disposer de pièces de rechange au cas où surviendrait une pénurie et nous les utiliserons si nous venons à manquer du matériel habituel respectant les normes d'agrément des dispositifs médicaux", explique le service communication du Groupe Santé CHC. Safran Aero Boosters, qui travaille sur la reproduction d'autres pièces, est désormais capable de produire une centaine de pièces par semaine pour le Groupe Santé CHC, la pièce étant calculée pour un type précis de respirateur. "Nous pourrions livrer d'autres hôpitaux qui disposent des mêmes respirateurs ou adapter la pièce si d'autres demandes nous parvenaient", explique le CEO. "C'est un bel exercice et cela a insufflé beaucoup de motivation au sein d'équipes en stand-by. Cela montre aussi que nous sommes capables de réagir vite et bien alors que, dans l'aéronautique, notre travail consiste à prendre le temps afin de bien concevoir des pièces", souligne M. Lepot. Cette initiative fait partie d'une série d'efforts fournis par l'entreprise dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Du personnel a été mis à disposition dans les hôpitaux pour les inventaires. Si Safran Aero Boosters a, comme beaucoup d'entreprises belges, cédé ses stocks de matériels aux maisons de repos et hôpitaux, elle a aussi réussi, grâce à des partenaires américains et chinois, à acheminer du matériel difficilement disponible. L'entreprise, touchée début 2020 par la suspension de la production par Boeing de son appareil 737 Max pour lequel Safran Aero Bossters participe à la réalisation d'une partie du moteur, attend désormais le feu vert de ses donneurs d'ordre, Boeing et Airbus, afin de relancer pleinement l'activité actuellement soumise partiellement au chômage technique depuis le 23 mars dernier. Cette initiative a nécessité un budget de quelques centaines de milliers d'euros à charge de l'entreprise.