S'il fait à peine un degré au-dessous de zéro, mais que vous avez l'impression qu'il fait -12, c'est que vous êtes victime de ce qu'on appelle la température ressentie. Soit de la sensation que l'on a de la température et non de celle qui s'affiche sur les thermomètres.
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S'il fait à peine un degré au-dessous de zéro, mais que vous avez l'impression qu'il fait -12, c'est que vous êtes victime de ce qu'on appelle la température ressentie. Soit de la sensation que l'on a de la température et non de celle qui s'affiche sur les thermomètres. "Quand il n'y a pas de vent, le corps réchauffe une pellicule d'air autour de lui, cela lui permet de l'isoler un peu du froid. Mais le vent balaye cette pellicule et touche directement la peau. Il n'y a plus d'interfaces avec l'extérieur" explique Olivier Proust, prévisionniste à Météo-France dans l'Express. Celui-ci va donc rendre des températures déjà glaciales encore plus mordantes, voire dangereuses pour l'être humain. En effet, selon Olivier Proust "les risques de gelure sont moins importants s'il fait -20 °C et qu'il n'y a pas de vent que quand il fait -10°C, mais qu'il y en a". Lorsqu'on a froid, l'un des premiers réflexes est donc de se mettre à l'abri du vent ou de porter des vêtements coupe-vent. Les premiers à calculer la température ressentie étaient les Canadiens et les Américains. Cette méthode a été mise au point en 1939 pour l'expédition de Paul Siple et Charles Passel en Antarctique avant d'être théorisée scientifiquement à partir de 2001. Ces calculs ne prennent par contre pas en compte la différence de "ressenti du froid" entre les gens, car celui-ci dépend de leur condition physique ou encore de leur façon de s'habiller. Le journal Le Mondea réalisé un intéressant calculateur/convertisseur de températures ressenties. Vous le retrouverez en cliquant ici. À noter que, lorsqu'il fait très chaud, cette température ressentie peut aussi être plus élevée. Mais cette fois-ci la "coupable" sera l'humidité qui joue aussi un rôle d'interface entre l'air et le corps.