À en croire les chiffres du journal De Morgen, il y aurait en ce moment environ 627.000 cobayes en Belgique. Outre les rats, les souris et les cochons d'Inde, les laboratoires utilisent des oiseaux, des poissons, des singes, des chiens, des chats, etc. pour leurs expériences scientifiques .

L'abolition d'expériences animales serait une mauvaise nouvelle pour les universités et les instituts de recherche en Europe. Les scientifiques concernés seraient en effet obligés de déménager vers d'autres continents où les réglementations sont moins sévères. En outre, les sociétés pharmaceutiques seraient également touchées vu qu'elles ne pourraient presque plus développer de nouveaux médicaments.

Interrogée par De Morgen, la toxicologue Vera Rogiers (VUB) étudie des méthodes alternatives afin d'épargner un maximum les animaux utilisés dans les laboratoires. Selon elle, les expériences animales restent pourtant indispensables. "En cas d'interdiction des expériences animales, les produits développés en Asie et aux États-Unis ne pourraient plus être vendus en Europe, ce qui favoriserait l'apparition d'un gigantesque marché noir sur internet. Il n'y aurait plus d'innovation médicale en Europe et les patients devraient acheter des médicaments illégaux en ligne".

Selon Vera Rogiers et le gynécologue Thomas D'Hooghe (KU Leuven/Yale), la tragédie du thalidomide, mieux connu sous le nom de Softenon en 1957, aurait pu être évitée si on avait davantage testé ce produit sur des animaux. Entre 1957 et 1961, ce médicament a provoqué de graves malformations parmi les enfants dont la mère avait pris le produit pendant sa grossesse.

Des morts ou des patients mutilés

"On ne peut garantir la sécurité de la médication sans expériences animales. Si on passe directement de l'éprouvette à l'humain, il y aura des morts ou des patients mutilés". Aujourd'hui, la Commission européenne n'a donc pas vraiment le choix et doit poursuivre les expériences animales.

Pourtant, comme le souligne De Morgen, le manque d'alternatives ne signifie pas qu'on ne peut réduire le nombre d'animaux dans les laboratoires. Johan De Tavernier, expert en éthique à la KuLeuven, estime que les politiques européens doivent tenter de limiter les expériences animales. "Aujourd'hui, il est très probable que les mêmes expériences ont lieu à Louvain, à Utrecht ou Paris, et qu'on utilise les mêmes animaux sans que les académiciens soient au courant. L'Union européenne pourrait financer ces recherches à condition d'une collaboration internationale entre les scientifiques de différentes universités. Il y aurait toujours des cobayes, mais nettement moins".

À en croire les chiffres du journal De Morgen, il y aurait en ce moment environ 627.000 cobayes en Belgique. Outre les rats, les souris et les cochons d'Inde, les laboratoires utilisent des oiseaux, des poissons, des singes, des chiens, des chats, etc. pour leurs expériences scientifiques .L'abolition d'expériences animales serait une mauvaise nouvelle pour les universités et les instituts de recherche en Europe. Les scientifiques concernés seraient en effet obligés de déménager vers d'autres continents où les réglementations sont moins sévères. En outre, les sociétés pharmaceutiques seraient également touchées vu qu'elles ne pourraient presque plus développer de nouveaux médicaments. Interrogée par De Morgen, la toxicologue Vera Rogiers (VUB) étudie des méthodes alternatives afin d'épargner un maximum les animaux utilisés dans les laboratoires. Selon elle, les expériences animales restent pourtant indispensables. "En cas d'interdiction des expériences animales, les produits développés en Asie et aux États-Unis ne pourraient plus être vendus en Europe, ce qui favoriserait l'apparition d'un gigantesque marché noir sur internet. Il n'y aurait plus d'innovation médicale en Europe et les patients devraient acheter des médicaments illégaux en ligne". Selon Vera Rogiers et le gynécologue Thomas D'Hooghe (KU Leuven/Yale), la tragédie du thalidomide, mieux connu sous le nom de Softenon en 1957, aurait pu être évitée si on avait davantage testé ce produit sur des animaux. Entre 1957 et 1961, ce médicament a provoqué de graves malformations parmi les enfants dont la mère avait pris le produit pendant sa grossesse.Des morts ou des patients mutilés "On ne peut garantir la sécurité de la médication sans expériences animales. Si on passe directement de l'éprouvette à l'humain, il y aura des morts ou des patients mutilés". Aujourd'hui, la Commission européenne n'a donc pas vraiment le choix et doit poursuivre les expériences animales. Pourtant, comme le souligne De Morgen, le manque d'alternatives ne signifie pas qu'on ne peut réduire le nombre d'animaux dans les laboratoires. Johan De Tavernier, expert en éthique à la KuLeuven, estime que les politiques européens doivent tenter de limiter les expériences animales. "Aujourd'hui, il est très probable que les mêmes expériences ont lieu à Louvain, à Utrecht ou Paris, et qu'on utilise les mêmes animaux sans que les académiciens soient au courant. L'Union européenne pourrait financer ces recherches à condition d'une collaboration internationale entre les scientifiques de différentes universités. Il y aurait toujours des cobayes, mais nettement moins".