En 1916, le zoologiste britannique Reginald Innes Pocock classait déjà les félins "non ronronnant" (panthérinés) et les "ronronnant" (félins) dans deux catégories. Justement, ce "ron-ron" caractéristique des félidés serait issu de la vibration du ligament de l'os hyoïde, qui relie la clavicule de l'animal à sa gorge. La production d'un tel son mobilise l'ensemble de l'appareil vocal des chats et aurait avant tout une fonction de communication.

En effet, dès leur naissance, les chatons ronronnent pour communiquer avec leur mère, puis dans les rapports sociaux avec les autres chats et avec l'Homme. Il servirait aussi de drapeau blanc : le chat ronronne lorsqu'il veut se montrer pacifique.

Mais si le ronronnement est associé à des situations agréables, il peut aussi être entendu lors de moments douloureux ou stressants pour l'animal. Le fait de ronronner stimulerait les corpuscules de Pacini, à la surface de la peau des chats, ce qui permettrait d'enclencher la production d'endorphines qui apaiseraient le chat et lui permettrait d'évacuer une douleur ou de récupérer d'une maladie.

Le ronronnement serait excellent pour la santé du chat : la fréquence de 26 Hertz utilisée par le chat permettrait de stimuler la régénération des tissus.

Mais si le ronronnement est nécessaire à l'animal, il peut aussi faire beaucoup de bien à son entourage, car les félins détiendraient un rôle de puissant antistress, on parle de zoothérapie.

Des "bars à chats" ouvrent un peu partout à travers le monde., istock
Des "bars à chats" ouvrent un peu partout à travers le monde. © istock

Plusieurs associations proposent d'ailleurs aux personnes âgées en maison de repos d'entrer en contact avec des chats à travers diverses activités. En Belgique, un premier "bar à chat" a d'ailleurs ouvert depuis quelques mois. Il s'agit d'un concept tout droit venu du Japon : les clients peuvent siroter un thé ou un café tout en jouant ou caressant des chats.

L.V.

En 1916, le zoologiste britannique Reginald Innes Pocock classait déjà les félins "non ronronnant" (panthérinés) et les "ronronnant" (félins) dans deux catégories. Justement, ce "ron-ron" caractéristique des félidés serait issu de la vibration du ligament de l'os hyoïde, qui relie la clavicule de l'animal à sa gorge. La production d'un tel son mobilise l'ensemble de l'appareil vocal des chats et aurait avant tout une fonction de communication. En effet, dès leur naissance, les chatons ronronnent pour communiquer avec leur mère, puis dans les rapports sociaux avec les autres chats et avec l'Homme. Il servirait aussi de drapeau blanc : le chat ronronne lorsqu'il veut se montrer pacifique. Mais si le ronronnement est associé à des situations agréables, il peut aussi être entendu lors de moments douloureux ou stressants pour l'animal. Le fait de ronronner stimulerait les corpuscules de Pacini, à la surface de la peau des chats, ce qui permettrait d'enclencher la production d'endorphines qui apaiseraient le chat et lui permettrait d'évacuer une douleur ou de récupérer d'une maladie. Le ronronnement serait excellent pour la santé du chat : la fréquence de 26 Hertz utilisée par le chat permettrait de stimuler la régénération des tissus. Mais si le ronronnement est nécessaire à l'animal, il peut aussi faire beaucoup de bien à son entourage, car les félins détiendraient un rôle de puissant antistress, on parle de zoothérapie. Plusieurs associations proposent d'ailleurs aux personnes âgées en maison de repos d'entrer en contact avec des chats à travers diverses activités. En Belgique, un premier "bar à chat" a d'ailleurs ouvert depuis quelques mois. Il s'agit d'un concept tout droit venu du Japon : les clients peuvent siroter un thé ou un café tout en jouant ou caressant des chats. L.V.