"Nous sommes maintenant un parc à thème, le premier parc à thème spatial du monde, à ma connaissance", lance le directeur de l'Euro Space Center Jean-Marcel Thomas. Une expérience interactive, telle est le maître-mot. "Les visiteurs vont passer des tests cognitifs et physiques, créés par les agences spatiales, et des simulations de tests que les astronautes doivent passer lors de leur entraînement. Ils vont préparer leur valise pour décoller pour Mars en choisissant le nécessaire."

Le hall d'entrée est plongé dans une lumière bleue, comme on imagine le tunnel pour accéder au cockpit d'un vaisseau spatial. Puis on arrive dans la grande salle d'entraînement, qui abrite le tout nouveau village de Mars, et le toboggan de chute libre. Entre autres joyeusetés, le visiteur peut aussi essayer la marche sur la lune : suspendu à un bras mécanique à ressorts, avec un casque de réalité virtuelle, il peut sautiller comme Neil Armstrong qui descendait de sa navette.

"Le village de Mars est en phase avec l'actualité", explique le porte-parole Yvan Fonteyne, en faisant référence aux quelques expériences vers Mars de ces derniers temps. Le village ressemble à une station spatiale, et informe sur la préparation d'un tel voyage, ainsi que sur la planète même. Les visiteurs peuvent également conduire un rover à travers un parcours ressemblant à la surface de la planète rouge, avec des codes-barres à scanner pour compléter des missions.

A l'aide d'un joystick, les visiteurs peuvent guider un petit rover sur un bout de paysage de la planète Mars., Stagiaire Le Vif
A l'aide d'un joystick, les visiteurs peuvent guider un petit rover sur un bout de paysage de la planète Mars. © Stagiaire Le Vif

"De la Terre à Mars, un signal prend 20 minutes", explique Pierre-Emmanuel Paulis, auteur de nombreux ouvrages sur l'espace, et guide pour l'Euro Space Center. "Donc 40 minutes pour avoir le retour. S'il y a un problème, pour une expédition avec des êtres humains par exemple, cela pourrait vite devenir compliqué." Ou une fausse manipulation du rover devient vite chronophage.

En chute libre perpétuelle

L'on est accroché à huit mètres de hauteur, par la force de ses bras. Le toboggan de chute libre est impressionnant. On lâche la barre et tombe dans le vide, avant de glisser sur le toboggan. Ce court instant de chute libre montre la sensation qu'ont les astronautes qui "flottent" dans la station spatiale en orbite. "Les astronautes sont en chute libre perpétuelle, c'est comme s'ils étaient continuellement à 28.000 km/h", analyse Pierre-Emmanuel Paulis, qui a fait l'expérience de vols à zéro gravité, qui peuvent donner cette sensation pendant 22 secondes.

En cas de trois bonnes réponses, la fusée s'envolera à travers le ciel de l'écran tactile., Stagiaire Le Vif
En cas de trois bonnes réponses, la fusée s'envolera à travers le ciel de l'écran tactile. © Stagiaire Le Vif

Une autre pièce accueille "le plus grand tableau interactif de Belgique", selon Yvan Fonteyne. Un tableau tactile avec des quizz à résoudre. Ensuite le voyageur arrive dans la salle du space rotor. Comme une essoreuse à salade, cette attraction fonctionne selon la force centrifuge : elle tourne, et on est plaqué contre les parois. La force maximale est de 3G, ce qui correspond à trois fois le poids de notre corps ; une sensation étrange, mais supportable. A vitesse moindre, les visiteurs peuvent faire des exercices, comme faire des passes avec un ballon, ou marcher en contresens de la rotation en regardant un point fixe.

"Une fusée met huit minutes pour arriver en orbite", explique Pierre-Emmanuel Paulis. "Pendant ce temps, les astronautes subissent constamment 3G, 3G et demi. A l'époque, ils subissaient 9G, donc une force de neuf fois le poids de leur corps, pendant 10 minutes." Une force comparable au décollage d'un avion de chasse, où il faut beaucoup d'entraînement pour ne pas s'évanouir.

Après une rénovation complète, à hauteur de 13 millions d'euros, d'un an, l'Euro Space Center peut rouvrir ses portes. Les classes et les groupes ont déjà accès. Mais les dernières finitions restent à faire. "La dernière semaine de travaux est vraiment la plus intense. Tout doit être prêt", note Yvan Fonteyne. L'ouverture pour le grand public aura lieu le 3 octobre.

"Nous sommes maintenant un parc à thème, le premier parc à thème spatial du monde, à ma connaissance", lance le directeur de l'Euro Space Center Jean-Marcel Thomas. Une expérience interactive, telle est le maître-mot. "Les visiteurs vont passer des tests cognitifs et physiques, créés par les agences spatiales, et des simulations de tests que les astronautes doivent passer lors de leur entraînement. Ils vont préparer leur valise pour décoller pour Mars en choisissant le nécessaire."Le hall d'entrée est plongé dans une lumière bleue, comme on imagine le tunnel pour accéder au cockpit d'un vaisseau spatial. Puis on arrive dans la grande salle d'entraînement, qui abrite le tout nouveau village de Mars, et le toboggan de chute libre. Entre autres joyeusetés, le visiteur peut aussi essayer la marche sur la lune : suspendu à un bras mécanique à ressorts, avec un casque de réalité virtuelle, il peut sautiller comme Neil Armstrong qui descendait de sa navette."Le village de Mars est en phase avec l'actualité", explique le porte-parole Yvan Fonteyne, en faisant référence aux quelques expériences vers Mars de ces derniers temps. Le village ressemble à une station spatiale, et informe sur la préparation d'un tel voyage, ainsi que sur la planète même. Les visiteurs peuvent également conduire un rover à travers un parcours ressemblant à la surface de la planète rouge, avec des codes-barres à scanner pour compléter des missions."De la Terre à Mars, un signal prend 20 minutes", explique Pierre-Emmanuel Paulis, auteur de nombreux ouvrages sur l'espace, et guide pour l'Euro Space Center. "Donc 40 minutes pour avoir le retour. S'il y a un problème, pour une expédition avec des êtres humains par exemple, cela pourrait vite devenir compliqué." Ou une fausse manipulation du rover devient vite chronophage.L'on est accroché à huit mètres de hauteur, par la force de ses bras. Le toboggan de chute libre est impressionnant. On lâche la barre et tombe dans le vide, avant de glisser sur le toboggan. Ce court instant de chute libre montre la sensation qu'ont les astronautes qui "flottent" dans la station spatiale en orbite. "Les astronautes sont en chute libre perpétuelle, c'est comme s'ils étaient continuellement à 28.000 km/h", analyse Pierre-Emmanuel Paulis, qui a fait l'expérience de vols à zéro gravité, qui peuvent donner cette sensation pendant 22 secondes.Une autre pièce accueille "le plus grand tableau interactif de Belgique", selon Yvan Fonteyne. Un tableau tactile avec des quizz à résoudre. Ensuite le voyageur arrive dans la salle du space rotor. Comme une essoreuse à salade, cette attraction fonctionne selon la force centrifuge : elle tourne, et on est plaqué contre les parois. La force maximale est de 3G, ce qui correspond à trois fois le poids de notre corps ; une sensation étrange, mais supportable. A vitesse moindre, les visiteurs peuvent faire des exercices, comme faire des passes avec un ballon, ou marcher en contresens de la rotation en regardant un point fixe."Une fusée met huit minutes pour arriver en orbite", explique Pierre-Emmanuel Paulis. "Pendant ce temps, les astronautes subissent constamment 3G, 3G et demi. A l'époque, ils subissaient 9G, donc une force de neuf fois le poids de leur corps, pendant 10 minutes." Une force comparable au décollage d'un avion de chasse, où il faut beaucoup d'entraînement pour ne pas s'évanouir.Après une rénovation complète, à hauteur de 13 millions d'euros, d'un an, l'Euro Space Center peut rouvrir ses portes. Les classes et les groupes ont déjà accès. Mais les dernières finitions restent à faire. "La dernière semaine de travaux est vraiment la plus intense. Tout doit être prêt", note Yvan Fonteyne. L'ouverture pour le grand public aura lieu le 3 octobre.