En 2012, Douglas Russell, un scientifique du Musée d'Histoire Naturelle de Londres a exhumé un article sur les habitudes sexuelles des manchots d'Adélie avec une mention pour le moins intrigante sur le document "pas pour publication". On comprend mieux pourquoi après avoir découvert ce qu'il contenait.

Il relate les observations d'un certain expéditeur, George Murray Levick, qui s'est aventuré au pôle Sud entre 1910 et 1913, au cours de l'expédition Terra Nova. Il y a observé à l'époque le Pygoscelis adeliae. Lors de ces observations, les habitudes sexuelles du manchot d'Adélie auraient à ce point choqué le naturaliste que celles-ci resteront secrètes pendant près d'un siècle.

Il est vrai qu'elles ont de quoi surprendre. Surnommés par le scientifique les "coqs loubards", les manchots auraient des habitudes sexuelles pour le moins étranges, voire déviantes. Pourtant aussi bizarres qu'elles puissent paraître, elles seraient normales d'un point de vue biologique.

Kidnapping, prostitution et infidélité

Une autre espèce de manchot observée, le manchot Empereur, a lui aussi des habitudes pour le moins particulières. Ainsi, les femelles, quand elles perdent leurs petits ont la coutume d'en "adopter" un autre dont personne ne s'occupe. Par adopter, on devrait plutôt dire "kidnapper" car les choses peuvent devenir violentes quand une autre femelle ne veut pas laisser partir sa progéniture et des bagarres sanglantes peuvent éclater. De tels kidnappings peuvent durer de quelques minutes à plusieurs jours. La plupart du temps, le bébé manchot se retrouve abandonné et meurt de froid. Les scientifiques peinent cependant à expliquer ce genre de comportements violents.

Durant l'hiver, les femelles partent en mer laissant leur partenaire seul. Ces relations longue distance causent aussi quelques problèmes et amènent 81% des manchots à choisir chaque saison un autre partenaire. L'infidélité est également habituelle chez cette espèce. Presque un tiers des femelles manchots de la race Humboldt trompent ainsi leur partenaire.

Les manchots d'Adélie sont aussi poussés à "se prostituer": les femelles séduisent les mâles en échange de pierres, objets rares dans leur environnement. Certaines malicieuses leur font même miroiter l'acte sexuel avant de s'enfuir avec l'objet convoité. Les manchots de chaque sexe ne se privent pas non plus de voler des pierres dans le nid de leurs rivaux. Alors, toujours aussi mignon le petit animal à poil?

En 2012, Douglas Russell, un scientifique du Musée d'Histoire Naturelle de Londres a exhumé un article sur les habitudes sexuelles des manchots d'Adélie avec une mention pour le moins intrigante sur le document "pas pour publication". On comprend mieux pourquoi après avoir découvert ce qu'il contenait. Il relate les observations d'un certain expéditeur, George Murray Levick, qui s'est aventuré au pôle Sud entre 1910 et 1913, au cours de l'expédition Terra Nova. Il y a observé à l'époque le Pygoscelis adeliae. Lors de ces observations, les habitudes sexuelles du manchot d'Adélie auraient à ce point choqué le naturaliste que celles-ci resteront secrètes pendant près d'un siècle. Il est vrai qu'elles ont de quoi surprendre. Surnommés par le scientifique les "coqs loubards", les manchots auraient des habitudes sexuelles pour le moins étranges, voire déviantes. Pourtant aussi bizarres qu'elles puissent paraître, elles seraient normales d'un point de vue biologique. Une autre espèce de manchot observée, le manchot Empereur, a lui aussi des habitudes pour le moins particulières. Ainsi, les femelles, quand elles perdent leurs petits ont la coutume d'en "adopter" un autre dont personne ne s'occupe. Par adopter, on devrait plutôt dire "kidnapper" car les choses peuvent devenir violentes quand une autre femelle ne veut pas laisser partir sa progéniture et des bagarres sanglantes peuvent éclater. De tels kidnappings peuvent durer de quelques minutes à plusieurs jours. La plupart du temps, le bébé manchot se retrouve abandonné et meurt de froid. Les scientifiques peinent cependant à expliquer ce genre de comportements violents. Durant l'hiver, les femelles partent en mer laissant leur partenaire seul. Ces relations longue distance causent aussi quelques problèmes et amènent 81% des manchots à choisir chaque saison un autre partenaire. L'infidélité est également habituelle chez cette espèce. Presque un tiers des femelles manchots de la race Humboldt trompent ainsi leur partenaire.Les manchots d'Adélie sont aussi poussés à "se prostituer": les femelles séduisent les mâles en échange de pierres, objets rares dans leur environnement. Certaines malicieuses leur font même miroiter l'acte sexuel avant de s'enfuir avec l'objet convoité. Les manchots de chaque sexe ne se privent pas non plus de voler des pierres dans le nid de leurs rivaux. Alors, toujours aussi mignon le petit animal à poil?