Bien que le robot Curiosity soit un excellent instrument d'exploration et d'analyse de la planète rouge, il y a un couac : le robot ne serait pas assez stérile pour analyser l'eau présente sur Mars sous la forme de ruisseaux de saumure, une solution aqueuse saturée en sel qui ne peut se former sans la présence d'eau.

Curiosity a parcouru plus de 225 millions de kilomètres pour arriver sur mars en 2012 après plus de 7 mois de voyage. Pendant son périple, il a été recouvert de poussières et de saletés dont des microbes et n'est donc plus à 100% stérile. Les données qu'il pourrait récolter seraient dès lors faussées.

Cette dernière avancée de la présence d'eau sur Mars a été obtenue grâce aux images fournies par des observations d'une sonde de la Nasa, beaucoup moins médiatisée que le robot Curiosity , le "Mars Reconnaissance Orbiter" qui tourne autour de la planète depuis 2006.

Pourquoi Curiosity n'avait-il donc jamais trouvé le mélange d'eau et de sel, s'interroge RTL.fr ? Tout simplement parce qu'il se trouvait loin des reliefs sur lesquels a été détecté le liquide. "Cette observation n'a été faite que dans des endroits très spécifiques, appelés les Recurring Slope Linae", explique François Forget, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la planète rouge. De plus, le phénomène n'est que ponctuel et apparaît qu'aux moments les plus chauds de l'année.

En effet, ces traces observées pour la première fois il y a environ quatre ans, qui peuvent faire jusqu'à quelques centaines de mètres de long sur cinq mètres de large, apparaissent seulement pendant les saisons moins froides, s'allongent puis disparaissent quand les températures chutent. Elles apparaissent quand le thermomètre est à moins 23 degrés Celsius, une température à laquelle l'eau peut encore être liquide si elle est fortement chargée de ces sels minéraux.

Curiosity 2

Curiosity n'aurait-il dès lors plus d'utilité dans ce contexte ? Le robot a toutefois permis de faire d'autres découvertes liées à la présence d'eau. "Le robot explore les restes d'un lac et se trouve dans une zone qui a été autrefois inondée. Quand il y a des annonces, c'est qu'on a trouvé des restes de torrents ou des dépôts. Ce qui est nouveau avec la Nasa, c'est que maintenant on sait qu'il y a de l'eau qui coule actuellement", détaille François Forget.

La NASA a bien choisi l'option d'un robot terrestre pour approfondir son exploration du sol martien. L'agence a déclaré lors de sa dernière conférence de presse qu'elle pourrait donner cette mission à un autre robot d'exploration - baptisé Curiosity 2 - dont le lancement est prévu pour 2020, une mission estimée à 1,9 milliard de dollars. Autant dire que son lieu d'atterrissage devra être soigneusement choisi. "Les endroits où se trouve l'eau ne sont pas faciles d'accès, il faut souvent remonter des pentes", commente François Forget. Et avec un nouveau Curiosity, le problème de stérilisation devra aussi être contourné. La NASA se retrouve là face à de sacrés dilemmes.

Bien que le robot Curiosity soit un excellent instrument d'exploration et d'analyse de la planète rouge, il y a un couac : le robot ne serait pas assez stérile pour analyser l'eau présente sur Mars sous la forme de ruisseaux de saumure, une solution aqueuse saturée en sel qui ne peut se former sans la présence d'eau.Curiosity a parcouru plus de 225 millions de kilomètres pour arriver sur mars en 2012 après plus de 7 mois de voyage. Pendant son périple, il a été recouvert de poussières et de saletés dont des microbes et n'est donc plus à 100% stérile. Les données qu'il pourrait récolter seraient dès lors faussées. Cette dernière avancée de la présence d'eau sur Mars a été obtenue grâce aux images fournies par des observations d'une sonde de la Nasa, beaucoup moins médiatisée que le robot Curiosity , le "Mars Reconnaissance Orbiter" qui tourne autour de la planète depuis 2006.Pourquoi Curiosity n'avait-il donc jamais trouvé le mélange d'eau et de sel, s'interroge RTL.fr ? Tout simplement parce qu'il se trouvait loin des reliefs sur lesquels a été détecté le liquide. "Cette observation n'a été faite que dans des endroits très spécifiques, appelés les Recurring Slope Linae", explique François Forget, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la planète rouge. De plus, le phénomène n'est que ponctuel et apparaît qu'aux moments les plus chauds de l'année.En effet, ces traces observées pour la première fois il y a environ quatre ans, qui peuvent faire jusqu'à quelques centaines de mètres de long sur cinq mètres de large, apparaissent seulement pendant les saisons moins froides, s'allongent puis disparaissent quand les températures chutent. Elles apparaissent quand le thermomètre est à moins 23 degrés Celsius, une température à laquelle l'eau peut encore être liquide si elle est fortement chargée de ces sels minéraux.Curiosity n'aurait-il dès lors plus d'utilité dans ce contexte ? Le robot a toutefois permis de faire d'autres découvertes liées à la présence d'eau. "Le robot explore les restes d'un lac et se trouve dans une zone qui a été autrefois inondée. Quand il y a des annonces, c'est qu'on a trouvé des restes de torrents ou des dépôts. Ce qui est nouveau avec la Nasa, c'est que maintenant on sait qu'il y a de l'eau qui coule actuellement", détaille François Forget. La NASA a bien choisi l'option d'un robot terrestre pour approfondir son exploration du sol martien. L'agence a déclaré lors de sa dernière conférence de presse qu'elle pourrait donner cette mission à un autre robot d'exploration - baptisé Curiosity 2 - dont le lancement est prévu pour 2020, une mission estimée à 1,9 milliard de dollars. Autant dire que son lieu d'atterrissage devra être soigneusement choisi. "Les endroits où se trouve l'eau ne sont pas faciles d'accès, il faut souvent remonter des pentes", commente François Forget. Et avec un nouveau Curiosity, le problème de stérilisation devra aussi être contourné. La NASA se retrouve là face à de sacrés dilemmes.