A la tête du Laboratoire de physique de l'information quantique se trouve le Dr Gordey Lesovik. Il affirme que l'équipe a "artificiellement créé un état qui se meut dans le sens contraire de la flèche du temps thermodynamique.". Ils seraient donc parvenus, en le décrivant très sommairement, à inverser le sens du temps.

Grâce à cette étude sans précédent, nos connaissances sur les règles de fonctionnement de l'univers pourraient se voir bouleversées. En effet, elle semble contredire les lois fondamentales de la physique. Cette découverte représente une percée majeure dans la compréhension des ordinateurs quantiques. En combinant électrons et univers quantique, les scientifiques ont réussi à remonter le temps. Ils comparent cette expérience avec un billard dont les balles dispersées reviendraient à leur place. Ils pensent que la technique se peaufinera et deviendra plus fiable et précise à l'avenir.

Paru dans la revue Scientific Reports, ce modèle de "machine à remonter le temps" fonctionne sur le principe de "qubits. Les qubits représentent la plus petite unité de stockage d'information en informatique quantique. Ils pourraient être comparés au bit. Comme eux, ils se traduisent par les unités "0" et "1" ou par une superposition des deux états.

Au cours de l'expérience, les scientifiques ont lancé un "programme d'évolution" qui a déréglé l'ordre traditionnel entre les zéros et les uns. Ils se sont dispersés à la manière de boules de billard en début de partie. Mais les scientifiques ont ensuite assisté à un évènement auquel ils ne s'attendaient pas : un autre programme a modifié l'état de l'ordinateur quantique de sorte que la situation s'est inversée dans la machine, et est passée de chaos à ordre.

La plupart des lois physiques fonctionnent dans les deux sens, c'est-à-dire dans le futur et dans le passé. Seule la deuxième loi de thermodynamique ne se produit que dans un seul sens : le principe de l'entropie ou le passage de l'ordre au désordre.

Pour reprendre l'exemple des boules de billard, cela reviendrait à imaginer qu'une personne serait capable de donner un coup à ce point calculé que les boules finiraient par se remettre à leur place originelle.

Les scientifiques se sont rendu compte qu'en travaillant sur deux qubits ils parvenaient à un taux de succès de 85%. Lorsqu'ils utilisaient trois qubits, ce taux de réussite dégringolait à 50%. Selon les scientifiques, le taux d'erreur devrait se réduire à mesure que les appareils deviennent plus sophistiqués. Ils sont persuadés que leur expérience pourrait être bénéfique pour le développement de nouveaux ordinateurs quantiques.

Pour le Dr Lesovik l'amélioration de leur algorithme pourrait servir de programmes de test pour les ordinateurs quantiques et pourrait éliminer tous les bruits informatiques et erreurs.

Thomas Bagnoli