Faux départ

Sanofi a subi un contretemps de plusieurs mois dès le début du développement du vaccin en décembre 2020. Les résultats préliminaires de ces essais cliniques de phases 1 et 2, lancés en septembre, n'avaient alors pas démontré de réponse immunitaire satisfaisante chez les personnes âgées, les populations les plus à risque face au coronavirus. "Les résultats de l'étude ne sont pas à la hauteur de nos espérances", s'expliquait alors Roger Connor, président de GSK Vaccines, en décembre 2020. Les résultats antérieurs étaient encourageant, surtout chez les jeunes adultes, mais il y avait une réponse immunitaire insuffisante concernant les personnes plus âgées", explique la porte-parole de Sanofi Belgique.

Quelques mois plus tard, en mai 2020, le laboratoire Sanofi avait créé une vive polémique lorsque son directeur général, Paul Hudson, avait envisagé de favoriser les États-Unis pour la distribution de leur futur vaccin, après un financement de Washington.

Nouvelle entrée dans la course au vaccin

Ce jeudi, Sanofi annonce le début des essais à grande échelle, et confirme que le vaccin pourrait être disponible d'ici la fin de l'année 2021."Sanofi et GSK débutent une étude internationale de phase 3 pour évaluer l'efficacité de leur candidat-vaccin contre le Covid-19", a déclaré dans un communiqué le groupe français, dix jours après l'annonce de résultats encourageants à l'issue de premiers essais.

Ces essais doivent donner un aperçu réel de l'efficacité du vaccin français contre le Covid-19, ils seront effectués sur près de 35.000 personnes. Selon la porte-parole de Sanofi Belgique "les essais commenceront aux Etats-Unis, et s'effectueront sur une douzaine de pays au total".

Si les résultats sont positifs, le laboratoire français compte sur l'approbation des autorités sanitaires au quatrième trismestre. Sanofi est d'ailleurs d'ores et déjà en train de préparer la production du vaccin. "Nous avançons avec les réultats, maintenant nous attendons ceux des prochaines phases", explique la porte-parole de Sanofi Belgium.

Le vaccin Sanofi va aussi devoir être évalué quant à son efficacité contre le variant sud-africain. Selon la porte-parole de Sanofi Belgium, "le variant sud-africain, B1351, est le premier variant qui est apparu comme significativement divergeant. Il alors été prédit qu'il serait moins neutralisé par les vaccins qui existent aujourd'hui. Il y a de plus en plus de preuves qui montrent que les anticorps générés par une infection au variant sud-africain, un des variants les plus transmissibles, protègent également des autres variants."

Chez Sanofi, il s'agit d'un vaccin à protéine recombinante, une technologie différente des vaccins déjà approuvés. Sanofi développe par ailleurs un autre vaccin, à ARN messager comme ceux de Pfizer et Moderna, mais n'en est encore qu'à un stade peu avancé.

Le vaccin de Sanofi sera lancé près d'un an après les premiers vaccins distribués dans le monde occidental contre le coronavirus, ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Faux départSanofi a subi un contretemps de plusieurs mois dès le début du développement du vaccin en décembre 2020. Les résultats préliminaires de ces essais cliniques de phases 1 et 2, lancés en septembre, n'avaient alors pas démontré de réponse immunitaire satisfaisante chez les personnes âgées, les populations les plus à risque face au coronavirus. "Les résultats de l'étude ne sont pas à la hauteur de nos espérances", s'expliquait alors Roger Connor, président de GSK Vaccines, en décembre 2020. Les résultats antérieurs étaient encourageant, surtout chez les jeunes adultes, mais il y avait une réponse immunitaire insuffisante concernant les personnes plus âgées", explique la porte-parole de Sanofi Belgique.Quelques mois plus tard, en mai 2020, le laboratoire Sanofi avait créé une vive polémique lorsque son directeur général, Paul Hudson, avait envisagé de favoriser les États-Unis pour la distribution de leur futur vaccin, après un financement de Washington.Nouvelle entrée dans la course au vaccin Ce jeudi, Sanofi annonce le début des essais à grande échelle, et confirme que le vaccin pourrait être disponible d'ici la fin de l'année 2021."Sanofi et GSK débutent une étude internationale de phase 3 pour évaluer l'efficacité de leur candidat-vaccin contre le Covid-19", a déclaré dans un communiqué le groupe français, dix jours après l'annonce de résultats encourageants à l'issue de premiers essais.Ces essais doivent donner un aperçu réel de l'efficacité du vaccin français contre le Covid-19, ils seront effectués sur près de 35.000 personnes. Selon la porte-parole de Sanofi Belgique "les essais commenceront aux Etats-Unis, et s'effectueront sur une douzaine de pays au total".Si les résultats sont positifs, le laboratoire français compte sur l'approbation des autorités sanitaires au quatrième trismestre. Sanofi est d'ailleurs d'ores et déjà en train de préparer la production du vaccin. "Nous avançons avec les réultats, maintenant nous attendons ceux des prochaines phases", explique la porte-parole de Sanofi Belgium. Le vaccin Sanofi va aussi devoir être évalué quant à son efficacité contre le variant sud-africain. Selon la porte-parole de Sanofi Belgium, "le variant sud-africain, B1351, est le premier variant qui est apparu comme significativement divergeant. Il alors été prédit qu'il serait moins neutralisé par les vaccins qui existent aujourd'hui. Il y a de plus en plus de preuves qui montrent que les anticorps générés par une infection au variant sud-africain, un des variants les plus transmissibles, protègent également des autres variants." Chez Sanofi, il s'agit d'un vaccin à protéine recombinante, une technologie différente des vaccins déjà approuvés. Sanofi développe par ailleurs un autre vaccin, à ARN messager comme ceux de Pfizer et Moderna, mais n'en est encore qu'à un stade peu avancé.Le vaccin de Sanofi sera lancé près d'un an après les premiers vaccins distribués dans le monde occidental contre le coronavirus, ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.