Cet anticorps neutralisant contre le coronavirus responsable du Covid et aussi contre celui responsable du Sras de 2003, pourrait constituer une piste pour la "prévention et le traitement" de ces maladies, selon l'article des chercheurs publié lundi par la revue scientifique Nature.

L'équipe associée à l'Université d'Utrecht et au Centre médical Erasmus de Rotterdam sous la direction de Berend-Jan Bosch et de Frank Grosveld, a créé 51 lignées cellulaires produisant des anticorps visant une protéine remarquable à la surface des deux coronavirus.

Cette même protéine est impliquée dans l'arrimage du virus SARS-CoV-2 au récepteur ACE2 à la surface des cellules humaines et joue un rôle clé dans le processus infectieux du Covid-19.

Un test a ensuite été mis au point pour déterminer si les anticorps étaient capables de neutraliser les deux coronavirus. Un de ces anticorps a montré une "activité neutralisante" tant sur le virus du Covid-19 que sur celui du Sras.

Les scientifiques ont déterminé que cet anticorps "ciblait" la zone d'attache des virus aux récepteurs ACE2 mais sans interférer strictement avec le mécanisme de couplage des virus à ACE2, ce qui indique un autre mécanisme d'action qui reste à déterminer.

L'équipe néerlandaise estime toutefois que cet anticorps seul ou associé à d'autres anticorps neutralisants "pourrait potentiellement aider au développement de stratégies thérapeutiques dans le futur", selon Nature. "Il y a encore beaucoup de chemin avant de savoir si cet anticorps peut être intéressant à des fins thérapeutiques, mais c'est un pas en avant important" a estimé un expert indépendant de l'Université du Sussex, en Angleterre, Pr Tony Carr.

"Une observation intéressante est que cet anticorps n'interfère pas directement avec l'arrimage du virus au récepteur ACE2, ce qui ouvre la possibilité d'une utilisation avec d'autres anticorps", a ajouté ce spécialiste de génétique moléculaire dans des déclarations au Science Media Centre.

Les anticorps monoclonaux sont des copies créées en laboratoire d'un certain type d'anticorps. Ils représentent une forme d'immunothérapie. En ciblant un même "épitope" (molécule remarquable) comme une protéine à la surface d'un virus, ces substances peuvent neutraliser la capacité du virus à infecter les cellules humaines.

Cet anticorps neutralisant contre le coronavirus responsable du Covid et aussi contre celui responsable du Sras de 2003, pourrait constituer une piste pour la "prévention et le traitement" de ces maladies, selon l'article des chercheurs publié lundi par la revue scientifique Nature.L'équipe associée à l'Université d'Utrecht et au Centre médical Erasmus de Rotterdam sous la direction de Berend-Jan Bosch et de Frank Grosveld, a créé 51 lignées cellulaires produisant des anticorps visant une protéine remarquable à la surface des deux coronavirus.Cette même protéine est impliquée dans l'arrimage du virus SARS-CoV-2 au récepteur ACE2 à la surface des cellules humaines et joue un rôle clé dans le processus infectieux du Covid-19.Un test a ensuite été mis au point pour déterminer si les anticorps étaient capables de neutraliser les deux coronavirus. Un de ces anticorps a montré une "activité neutralisante" tant sur le virus du Covid-19 que sur celui du Sras.Les scientifiques ont déterminé que cet anticorps "ciblait" la zone d'attache des virus aux récepteurs ACE2 mais sans interférer strictement avec le mécanisme de couplage des virus à ACE2, ce qui indique un autre mécanisme d'action qui reste à déterminer.L'équipe néerlandaise estime toutefois que cet anticorps seul ou associé à d'autres anticorps neutralisants "pourrait potentiellement aider au développement de stratégies thérapeutiques dans le futur", selon Nature. "Il y a encore beaucoup de chemin avant de savoir si cet anticorps peut être intéressant à des fins thérapeutiques, mais c'est un pas en avant important" a estimé un expert indépendant de l'Université du Sussex, en Angleterre, Pr Tony Carr."Une observation intéressante est que cet anticorps n'interfère pas directement avec l'arrimage du virus au récepteur ACE2, ce qui ouvre la possibilité d'une utilisation avec d'autres anticorps", a ajouté ce spécialiste de génétique moléculaire dans des déclarations au Science Media Centre.Les anticorps monoclonaux sont des copies créées en laboratoire d'un certain type d'anticorps. Ils représentent une forme d'immunothérapie. En ciblant un même "épitope" (molécule remarquable) comme une protéine à la surface d'un virus, ces substances peuvent neutraliser la capacité du virus à infecter les cellules humaines.