L'hôpital à domicile

Pour faire à des hôpitaux toujours de plus en plus bondés, Philips souhaite notamment favoriser le maintien à domicile des malades chronique, dont le nombre ne cesse de croître. Au moyen de "consultations digitales" à distance, ceux-ci n'auraient plus à se déplacer constamment pour effectuer leurs tests. "La connectivité est un élément clé" pour Philips : le patient utilisera chez lui le matériel d'analyse fourni et transmettra régulièrement ses informations au médecin. En cas d'anomalie détectée, il sera pris en charge. Seul problème : sera-t-il capable de prendre lui-même (et correctement) ses mesures ? Une formation préalable devrait l'y aider.

Les patients devront notamment prendre eux-mêmes leur tension., Getty Images/iStockphoto
Les patients devront notamment prendre eux-mêmes leur tension. © Getty Images/iStockphoto

Double numérique

Les informations du patient se verront analysées par une intelligence artificielle qui créera son "digital twin", ou double numérique. L'hologramme ainsi créé établira le meilleur pronostic possible pour traiter sa maladie. Il lui présentera un choix de thérapies possibles et adaptées à son profil, le mettant au centre du processus de traitement. Cette collecte massive de données médicales anonymisées pourrait servir la recherche, et prévenir de potentiels problèmes pour d'autres patients.

Le but du "digital twin" est aussi de réduire le recours à certains actes jugés trop invasifs dans le corps. Il permet de tester virtuellement toutes les interventions et leur impact sur le corps avant la véritable opération. Par exemple, dans le cas du cancer de la prostate, le médecin doit effectuer une biopsie, un prélèvement à l'aiguille d'un échantillon de l'organe particulièrement invasif. Le "digital twin" modélise l'intervention, les risques encourus et les meilleures options.

Le docteur et le patient verront un hologramme détaillé de la situation., Getty Images/iStockphoto
Le docteur et le patient verront un hologramme détaillé de la situation. © Getty Images/iStockphoto

La réalité virtuelle en pratique

Néanmoins, ces produits ne sont pas près de sortir sur le marché. Philips pense que leur finalisation mettra encore une trentaine d'années au vu du manque de fiabilité scientifique des appareils connectés actuels, censés recueillir les données. Les montres connectées, par exemple, n'ont pour l'instant pas la sensibilité requise pour transmettre des informations ultra précises.

Philips s'est tout de même préparé au futur médical. L'entreprise a par exemple investi dans la réalité virtuelle à des fins pédagogiques. Ainsi, dans leur département de recherche de développement d'Eindhoven, il est possible de manipuler l'une de leurs dernières innovations : le Philips Azurion, un appareil d'imagerie ultra mobile. La réalité virtuelle pourrait permettre aux étudiants chirurgiens de se familiariser avec les outils et de se préparer à toutes les situations possibles. Elle aurait aussi la vocation d'aider les patients à s'accoutumer aux scans et leur apprendre à ne pas bouger pendant la radiographie. Alors, êtes-vous prêts pour la médecine du futur ?

Philips/BM Photography
© Philips/BM Photography
L'hôpital à domicilePour faire à des hôpitaux toujours de plus en plus bondés, Philips souhaite notamment favoriser le maintien à domicile des malades chronique, dont le nombre ne cesse de croître. Au moyen de "consultations digitales" à distance, ceux-ci n'auraient plus à se déplacer constamment pour effectuer leurs tests. "La connectivité est un élément clé" pour Philips : le patient utilisera chez lui le matériel d'analyse fourni et transmettra régulièrement ses informations au médecin. En cas d'anomalie détectée, il sera pris en charge. Seul problème : sera-t-il capable de prendre lui-même (et correctement) ses mesures ? Une formation préalable devrait l'y aider.Double numériqueLes informations du patient se verront analysées par une intelligence artificielle qui créera son "digital twin", ou double numérique. L'hologramme ainsi créé établira le meilleur pronostic possible pour traiter sa maladie. Il lui présentera un choix de thérapies possibles et adaptées à son profil, le mettant au centre du processus de traitement. Cette collecte massive de données médicales anonymisées pourrait servir la recherche, et prévenir de potentiels problèmes pour d'autres patients.Le but du "digital twin" est aussi de réduire le recours à certains actes jugés trop invasifs dans le corps. Il permet de tester virtuellement toutes les interventions et leur impact sur le corps avant la véritable opération. Par exemple, dans le cas du cancer de la prostate, le médecin doit effectuer une biopsie, un prélèvement à l'aiguille d'un échantillon de l'organe particulièrement invasif. Le "digital twin" modélise l'intervention, les risques encourus et les meilleures options.La réalité virtuelle en pratiqueNéanmoins, ces produits ne sont pas près de sortir sur le marché. Philips pense que leur finalisation mettra encore une trentaine d'années au vu du manque de fiabilité scientifique des appareils connectés actuels, censés recueillir les données. Les montres connectées, par exemple, n'ont pour l'instant pas la sensibilité requise pour transmettre des informations ultra précises.Philips s'est tout de même préparé au futur médical. L'entreprise a par exemple investi dans la réalité virtuelle à des fins pédagogiques. Ainsi, dans leur département de recherche de développement d'Eindhoven, il est possible de manipuler l'une de leurs dernières innovations : le Philips Azurion, un appareil d'imagerie ultra mobile. La réalité virtuelle pourrait permettre aux étudiants chirurgiens de se familiariser avec les outils et de se préparer à toutes les situations possibles. Elle aurait aussi la vocation d'aider les patients à s'accoutumer aux scans et leur apprendre à ne pas bouger pendant la radiographie. Alors, êtes-vous prêts pour la médecine du futur ?