Que nous le voulions ou non, nous sommes influencés par ce que nous voyons sur les réseaux sociaux. Et cela se répercute souvent sur notre comportement. Qui n'a jamais testé un nouveau restaurant parce qu'une connaissance avait posté des photos et des commentaires positifs sur Instagram ? Ou n'a jamais eu une envie soudaine de partir en vacances à un endroit précis suite à un album partagé par un ami Facebook ? Des images qui donnent envie d'imiter, mais font souvent oublier que ces moments de plaisir ont un coû...

Que nous le voulions ou non, nous sommes influencés par ce que nous voyons sur les réseaux sociaux. Et cela se répercute souvent sur notre comportement. Qui n'a jamais testé un nouveau restaurant parce qu'une connaissance avait posté des photos et des commentaires positifs sur Instagram ? Ou n'a jamais eu une envie soudaine de partir en vacances à un endroit précis suite à un album partagé par un ami Facebook ? Des images qui donnent envie d'imiter, mais font souvent oublier que ces moments de plaisir ont un coût... qui lui n'apparait pas toujours. Selon une étude des universités de Californie et de Toronto, relayée par la BBC, les gens ont tendance à dépenser plus ou à épargner moins, car ils ne perçoivent que ce que leurs connaissances dépensent et non ce qu'ils épargnent. Un phénomène qui n'est pas nouveau, mais qui est aujourd'hui exacerbé par les réseaux sociaux dû à sa visibilité et son instantanéité. Cela crée une perception tronquée, appelée "biais de visibilité", qui modifie nos habitudes de consommation. Ce biais cognitif vient de la manière dont nous interagissons dans les contextes sociaux. Nos connaissances parlent de ce qu'ils font, et cela nous pousse à mettre davantage l'accent sur la consommation que sur la non-consommation. Tout type de communication qui n'est pas directe crée un biais de perception plus important, explique David Hirshleifer (UC Irvine), un des auteurs de l'étude. Ce phénomène influence davantage les tendances d'achat depuis que les moyens de communication sont devenus moins chers et plus variés, via Internet notamment. On est de plus en plus confrontés à la consommation des autres, et cela nous pousse à dépenser davantage et nous incite à voir notre situation financière de manière erronée. Bing Han, un autre auteur de l'étude, affirme qu'on a tendance à s'inspirer des membres de sa communauté et de ses réseaux sociaux en matière d'épargne, car on perçoit leur situation socio-économique comme semblable. Chaque publication a le potentiel d'influencer ceux qui vous suivent. Pour les auteurs de l'étude, cela peut expliquer pourquoi les taux d'épargne personnels ont diminué ces dernières années dans de nombreux pays. Les auteurs espèrent que leur étude pourra rendre les gens plus conscients de leurs dépenses. Les psychologues ont déjà constaté que si l'on prend conscience d'un parti pris psychologique, cela peut le réduire", confirme Hirshleifer. De manière générale, il faut faire attention de ne pas se laisser entrainer dans la "bulle", souvent déconnectée de la réalité, que représentent les réseaux sociaux.