Le port du masque à l'extérieur vit-il ces derniers moments ? Le ministre de la Santé français, Olivier Véran, s'est exprimé mardi sur Europe 1, espérant que la fin du port du masque en France soit "pour cet été". En Angleterre, malgré les critiques des syndicats, le port du masque au lycée à été supprimé. Et l'Espagne pense à abandonner son utilisation cet été, pour favoriser le tourisme. Quant aux États-Unis, les personnes vaccinées n'ont désormais plus l'obligation de porter le masque : le président américain Joe Biden s'en est d'ailleurs félicité lors d'une conférence de presse... sans masque.

N'est-ce pas aller trop vite en besogne ? Ne fait-on pas courir un risque de reprise de l'épidémie ? L'Institut Pasteur, comme d'autres autorités scientifiques, rappelle une donnée essentielle, qui invite à respecter les gestes barrières et à porter le masque : "Il est avant tout important de rappelerque le Covid-19 se transmet "essentiellement par voie aérienne (gouttelettes de postillons émises au cours des efforts de toux mais aussi lorsde la parole) et passe par un contact rapproché (moins d'un mètre) et durable (au moins 15 minutes) avec un sujet contagieux".

Concernant le risque de transmission, nombreux spécialistes s'accordent à dire qu'il est nettement moins important à l'extérieur. Fin novembre 2020, une étude publiée dans la revue The Journal of Infectious Disease,soutenait que moins de 10% descontaminations du coronavirus survenaient en extérieur. Toutefois, les scientifiques notent "une grande hétérogénéité dans la qualité des études et les définitions individuelles de ce qu'est un environnement extérieur, ce qui limite notre capacité à tirer des conclusions sur les risques de transmission à l'extérieur".

Malgré l'incertitude, certains virologues commencent pourtant à prôner l'abandon du masque dans la rue, mais soulignent cependant qu'il y a trois conditions impératives à respecter : la distanciation sociale, la durée d'exposition à une personne non masquée et l'intensité de cette exposition. Autrement dit, si vous êtes seul dans la rue, porter le masque n'a pas beaucoup de sens. En revanche, dans des attroupements de population dans des espaces restreints, le masque reste impératif. Il y a donc, tout de même, un risque important lors des rassemblements de personnes non maquées en terrasse, par exemple.

Pour limiter les risques, il est donc important des continuer à respecter, même en extérieur, des gestes barrières comme la distanciation sociale et restreindre le nombre de personnes dans les regroupements. La suppression de l'obligation de porter le masque est prématurée, si elle ne se fait pas dans des conditions où ces règles sont contrôlées. Au moment où certains espoirs du retour à la normale se profile en Europe, l'OMS rappellait, le 14 mai dernier, que la pandémie est en passe de faire plus de morts cette année qu'en 2020. Pour les différents gouvernements européens, cette prochaine étape va surtout dépendre de l'avancée de la vaccination, l'épidémie n'étant pas encore maîtrisée. En Belgique, la question de la fin du port du masque en extérieur n'est pas encore d'actualité.

Le port du masque à l'extérieur vit-il ces derniers moments ? Le ministre de la Santé français, Olivier Véran, s'est exprimé mardi sur Europe 1, espérant que la fin du port du masque en France soit "pour cet été". En Angleterre, malgré les critiques des syndicats, le port du masque au lycée à été supprimé. Et l'Espagne pense à abandonner son utilisation cet été, pour favoriser le tourisme. Quant aux États-Unis, les personnes vaccinées n'ont désormais plus l'obligation de porter le masque : le président américain Joe Biden s'en est d'ailleurs félicité lors d'une conférence de presse... sans masque.N'est-ce pas aller trop vite en besogne ? Ne fait-on pas courir un risque de reprise de l'épidémie ? L'Institut Pasteur, comme d'autres autorités scientifiques, rappelle une donnée essentielle, qui invite à respecter les gestes barrières et à porter le masque : "Il est avant tout important de rappelerque le Covid-19 se transmet "essentiellement par voie aérienne (gouttelettes de postillons émises au cours des efforts de toux mais aussi lorsde la parole) et passe par un contact rapproché (moins d'un mètre) et durable (au moins 15 minutes) avec un sujet contagieux".Concernant le risque de transmission, nombreux spécialistes s'accordent à dire qu'il est nettement moins important à l'extérieur. Fin novembre 2020, une étude publiée dans la revue The Journal of Infectious Disease,soutenait que moins de 10% descontaminations du coronavirus survenaient en extérieur. Toutefois, les scientifiques notent "une grande hétérogénéité dans la qualité des études et les définitions individuelles de ce qu'est un environnement extérieur, ce qui limite notre capacité à tirer des conclusions sur les risques de transmission à l'extérieur".Malgré l'incertitude, certains virologues commencent pourtant à prôner l'abandon du masque dans la rue, mais soulignent cependant qu'il y a trois conditions impératives à respecter : la distanciation sociale, la durée d'exposition à une personne non masquée et l'intensité de cette exposition. Autrement dit, si vous êtes seul dans la rue, porter le masque n'a pas beaucoup de sens. En revanche, dans des attroupements de population dans des espaces restreints, le masque reste impératif. Il y a donc, tout de même, un risque important lors des rassemblements de personnes non maquées en terrasse, par exemple.Pour limiter les risques, il est donc important des continuer à respecter, même en extérieur, des gestes barrières comme la distanciation sociale et restreindre le nombre de personnes dans les regroupements. La suppression de l'obligation de porter le masque est prématurée, si elle ne se fait pas dans des conditions où ces règles sont contrôlées. Au moment où certains espoirs du retour à la normale se profile en Europe, l'OMS rappellait, le 14 mai dernier, que la pandémie est en passe de faire plus de morts cette année qu'en 2020. Pour les différents gouvernements européens, cette prochaine étape va surtout dépendre de l'avancée de la vaccination, l'épidémie n'étant pas encore maîtrisée. En Belgique, la question de la fin du port du masque en extérieur n'est pas encore d'actualité.