Les vacances qui débutent sont une aubaine : la crise du coronavirus, et le stress du confinement ont laissé des traces. Fatigue, coup de mou, motivation à la baisse, manque de vie sociale... l'été tombe à pic pour prendre le temps de faire le vide, se ressourcer et recharger les batteries physiquement, mais aussi psychologiquement.
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Les vacances qui débutent sont une aubaine : la crise du coronavirus, et le stress du confinement ont laissé des traces. Fatigue, coup de mou, motivation à la baisse, manque de vie sociale... l'été tombe à pic pour prendre le temps de faire le vide, se ressourcer et recharger les batteries physiquement, mais aussi psychologiquement. Pourtant, le coronavirus a également chamboulé les projets des Belges. Changement de destination, diminution du budget, gestes barrières à respecter... l'été 2020 sera particulier. Mais pour les psychologues, il est impératif de rechercher le "sentiment d'être en vacances" malgré tout, et d'arriver à se déconnecter au maximum même si les circonstances sont moins favorables que prévu. "Les personnes vulnérables ont souffert de la période corona. Mais la majorité des Belges ne sont pas dans ce groupe et peuvent tirer profit de cet épisode comme une leçon. C'est prouvé psychologiquement que des moments d'adversité sont souvent des moments pour se recentrer, réorienter ses buts... ce qui peut être extrêmement bénéfique. On arrive mieux à retirer l'essentiel dans ce genre de situation", nous explique Olivier Luminet, professeur en psychologie de la santé à l'UCLouvain et membre du groupe d'experts "Psychologie et Corona". Ce groupe d'experts a été mis sur pied car les questions psychologiques avaient été peu mises en évidence pendant la période de confinement. C'est un groupe mixte de réflexion et de recherche, composé de chercheurs et de praticiens, qui a des contacts réguliers avec le GEES. Quels types de vacances seraient indiquées pour donner un coup de pouce au niveau de la santé mentale ? Pour savoir ce qui vous correspond, il faut vous poser deux questions principales : quelles sont les activités qui me font du bien et me redonnent de l'énergie (promenade seul ou en famille, passer du temps entre amis, jardiner, être au contact de la nature, découvrir de nouvelles choses...), et quel est l'objectif principal de mes vacances (détente, aventure, relations sociales, découvertes, introspection...) ? Le groupe d'experts "Psychologie et Corona" propose une série de recommandations, appuyées par la rechercher, pour profiter de "vacances corona" qui font du bien, en Belgique ou à l'étranger. Le mot d'ordre : vivre de nouvelles expériences, et souvent à moindre coût. "Toutes les activités ne renforcent pas la santé mentale de la même manière. De même, toutes les valeurs ne semblent pas favoriser notre croissance personnelle avec la même amplitude", indiquent-ils.Ces recommandations peuvent paraitre simple, mais sont efficaces, science à l'appui. Il suffit donc de faire moins, mais mieux ? "C'est une bonne synthèse. On a parfois tendance, dans notre mode de fonctionnement habituel, à mettre de côté des choses simples, mais qui apportent beaucoup. C'est prouvé psychologiquement que des activités très simples ont un effet majeur sur l'état de bien-être. Il ne faut pas croire que les contraintes vont nous rendre moins heureux, car il y a moyen de faire les choses mieux et se sentir tout aussi bien", nous explique Olivier Luminet. Il ne faut pas suivre toutes ces recommandations faire pour se sentir heureux et bien dans sa peau. Ce sont surtout des pistes. "Chez la plupart des gens, la nouveauté induit le bien-être. Ça permet de sortir de la monotonie de ces dernières semaines. Mais pour ceux qui sont attachés à leur routine, il ne faut pas s'obliger."Comment faire pour que ce sentiment de bien-être perdure après l'été ? "Il y a des bénéfices de différents ordres aux vacances. Sur la santé mentale et physique bien sûr, mais surtout sur l'aspect mémoriel. Le retour aux souvenirs perdure dans le temps : prendre cette pause permet d'y repenser tout au long de l'année, avec un effet positif. On a besoin de souvenirs positifs, récents, pour nous aider à affronter l'hiver", indique encore Olivier Luminet.