L'époque révolue des salles d'attente bondées

En tant que patient, on doit souvent attendre très longtemps dans les hôpitaux ainsi que dans les cabinets des généralistes et des spécialistes. En général, on n'est jamais seul, mais entouré de nombreuses autres personnes toutes proches les unes des autres. Maintenant que les soins non urgents sont également relancés, de nombreux médecins ont dû faire preuve de créativité pour que leurs patients puissent maintenir la distance sociale obligatoire dans leur salle d'attente. Certains l'ont prolongée dans le couloir de manière à ce que les chaises puissent être bien espacées tandis que d'autres font attendre les patients dehors. Les médecins généralistes travaillent maintenant presque exclusivement sur rendez-vous. Comme les cabinets de médecins ne sont pas très grands et que les patients qui se croisent ne peuvent pa...

En tant que patient, on doit souvent attendre très longtemps dans les hôpitaux ainsi que dans les cabinets des généralistes et des spécialistes. En général, on n'est jamais seul, mais entouré de nombreuses autres personnes toutes proches les unes des autres. Maintenant que les soins non urgents sont également relancés, de nombreux médecins ont dû faire preuve de créativité pour que leurs patients puissent maintenir la distance sociale obligatoire dans leur salle d'attente. Certains l'ont prolongée dans le couloir de manière à ce que les chaises puissent être bien espacées tandis que d'autres font attendre les patients dehors. Les médecins généralistes travaillent maintenant presque exclusivement sur rendez-vous. Comme les cabinets de médecins ne sont pas très grands et que les patients qui se croisent ne peuvent pas se tenir à distance les uns des autres, de nombreux médecins sont obligés de passer plus de temps par patient. Cette organisation stricte sera peut-être abandonnée après la crise, mais l'époque des salles d'attente pleines de patients toussant et fébriles est révolue. Pendant des années, les organisations de médecins ont travaillé en vain pour le remboursement des consultations téléphoniques. C'est pourquoi de nombreux médecins ont réduit au minimum les longs appels téléphoniques avec leurs patients. Mais lorsque le coronavirus a frappé, le problème a été réglé en un rien de temps : les médecins reçoivent désormais 20 euros par consultation téléphonique de la part de l'INAMI. Dans de nombreux cas, ce système semble particulièrement bien fonctionner. Non seulement pour les médecins généralistes qui peuvent rapidement évaluer au téléphone si un patient doit venir en consultation ou se rendre directement aux urgences. Mais aussi, pour le suivi de certaines personnes atteintes d'une maladie chronique, comme le diabète ou certaines maladies cardiovasculaires. L'intention est de continuer à utiliser ce système même après la crise.Ces dernières semaines, les médecins généralistes ont prouvé l'importance de leur rôle d'orientation. Non seulement ils ont été responsables du tri des patients qui craignaient d'être infectés par le coronavirus, mais plus que d'habitude, ils sont également entrés en contact avec des personnes (le plus souvent au téléphone) qui, dans des circonstances normales, se seraient rendues directement aux urgences. En Belgique, de nombreux services de soins de santé spécialisés ne nécessitent pas d'être orientés par un médecin généraliste et il est possible de se rendre directement aux urgences d'un hôpital. Le résultat : de nombreuses personnes y affluent même si cela ne le justifie pas. Cependant, depuis le début de la crise sanitaire, la plupart des malades y réfléchissent à deux fois avant de se déplacer. Par peur d'être infecté, mais aussi parce qu'ils ne veulent pas alourdir le fardeau du personnel soignant. Même les patients qui avaient un besoin urgent de soins médicaux se sont abstenus pour cette raison. Le secteur médical espère que les citoyens auront tiré des leçons de la crise dans ce domaine également, et qu'ils consulteront d'abord leur médecin généraliste avant de se rendre chez un spécialiste ou à l'hôpital.De nombreux médecins et infirmières (à domicile) ont également été infectés par le coronavirus. Plus que jamais, les travailleurs de la santé courent un risque considérable de contracter une maladie infectieuse, mais aussi de la transmettre à d'autres patients. C'est pourquoi les équipements de protection médicale, des masques buccaux aux lunettes, gants et tabliers, sont leur nouvelle armure. Dans les mois et peut-être même les années à venir, il semble évident que même les médecins et les infirmières qui ne travaillent pas dans un hôpital continueront à se protéger lorsqu'ils examinent ou soignent des patients. Même une fois que le coronavirus aura été enrayé par un vaccin, les médecins généralistes et les infirmières à domicile ne prendront certainement plus en charge des personnes qui toussent ou éternuent dans leurs vêtements habituels et sans être protégés par un masque buccal.(Trad.: Caroline Lallemand)