Un travailleur belge sur quatre a du mal à faire face au stress

Près d’un travailleur belge sur quatre (24%) indique être parfois, ou jamais, en mesure de gérer de façon saine le stress lié au travail, relève une enquête du service externe de prévention et de protection au travail Mensura publiée mardi.

Sur une période de près de trois ans, Mensura a mené cette enquête en ligne auprès de plus de 28.000 travailleurs. Vingt-trois pour cent des personnes interrogées occupaient des postes de direction au moment de l’enquête.

Selon celle-ci, le stress lié au travail est plus important chez les cadres. Environ 60% d’entre eux se disent modérément à très stressés. Pour les non-cadres, ce chiffre est légèrement inférieur à 50%. La moyenne globale s’élève à 55% de travailleurs qui subissent un stress important.

Cependant, lorsqu’il s’agit de gérer le stress lié au travail, une tendance contraire semble se produire, affirme Mensura. « Même si les cadres éprouvent plus de stress, ils semblent être en meilleure mesure d’y faire face. Environ quatre dirigeants sur cinq (81%) affirment être habituellement en mesure de gérer leur stress de façon saine, contre seulement 24% des non-cadres. »

Cela « est principalement dû au contrôle dont ils disposent ». « Les cadres ont plus de cartes en main pour faire face au stress, comme l’autonomie par exemple. Le fait d’avoir son mot à dire sur qui fait quoi, quand et de quelle manière est une barrière importante contre le stress », selon Alexandra Bouisseau, experte en stress chez Mensura, citée dans un communiqué. La charge mentale due à la nature du travail (comme le besoin de concentration par exemple) est le principal facteur de stress.

L’un des points importants pour réduire le stress est la clarté des accords conclus entre employeurs et employés. « En ces temps de changements rapides, de descriptions de travail qui s’estompent et de travail de plus en plus axé sur les projets, il est important de bien délimiter les rôles et les responsabilités. De cette manière, chacun sait ce que l’on attend de lui ou d’elle. Cela permet d’éviter bien des soucis, désagréments ou conflits », estime Mensura.

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